26/07/2026

François Arizzi : « Donnez du sens aux grands principes de la République » !

Emmanuel Macron a commémoré le 17 août le 76ème anniversaire du Débarquement allié en Provence, en présence de François Arizzi, maire de la ville. La…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 2 septembre 2020 Lecture : 5 min
François Arizzi : « Donnez du sens aux grands principes de la République » !
François Arizzi : « Donnez du sens aux grands principes de la République » !© La Gazette du Var
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La commémoration par Emmanuel Macron du 76e anniversaire du Débarquement allié en Provence à Bormes-les-Mimosas, 17 août, rappelle la cérémonie à laquelle le chef de l'État avait participé l'année dernière à Saint-Raphaël. Il avait alors rendu hommage aux combattants africains qui ont débarqué sur les plages provençales le 15 août 1944.

François Arizzi : « Donnez du sens aux grands principes de la République » !

REPUBLIQUE MAGNIFIQUE ET GENEREUSE Fidèle à Bormes-les-Mimosas, Emmanuel Macron a partagé un moment fort, malgré les restrictions sanitaires. Après le discours du premier magistrat marqué par un appel à la solidarité, le président de la République a rappelé cette nécessité d'unité : « Nous vivons dans une République, magnifique [... ] Elle est généreuse, elle est protectrice.

Elle donne beaucoup plus de droits que dans tant d'autres pays et nous l'oublions si souvent. Mais avant les droits, il y a les devoirs ».

De son côté, François Arizzi a eu une pensée pour Charles Lecat, président de l'amicale des Commandos d'Afrique, qui a subi une intervention chirurgicale récemment et à qui il a souhaité un prompt rétablissement et pour Robert Chiazzo qui nous a quittés en janvier 2020, tout comme le maître de cérémonie Yves Thomas, parti le 27 juin. « Monsieur le président de la République, je vous remercie, du grand honneur que vous faites à Bormes-les-Mimosas et à son maire d'être une fois de plus à nos côtés pour commémorer, la Libération de notre commune » (...) Le premier magistrat a ajouté : « Merci de votre implication ainsi que celles de vos proches collaborateurs.

M. le président de la République, je profite de l'occasion qui m'est donnée pour vous souhaiter le meilleur dans cette période inédite pour nous tous, dans cette période où je le dis avec beaucoup de solennité, la solidarité et l'union nationale doivent primer.

Je le dis d'autant plus solennellement que nous commémorons la Libération de notre village le 17 août 1944. Et si notre village, notre pays, ont réussi à se libérer du joug de l'envahisseur, c'est aussi grâce à un esprit de solidarité, d'union, de fraternité qui a animé notre population, notre nation. Cet esprit, au-delà des idées des uns et des autres a pris le pas sur tout le reste.

La politique politicienne, dès la fin du conflit a, malheureusement, eu vite fait de revenir et le Général de Gaulle en a fait les frais dès 1946 en ne recueillant que 3% des voix aux élections législatives. Mais pendant les années de lutte, l'union et l'union seule ont prévalu ».

RETENIR LES LECONS DU PASSE François Arizzi a regretté que beaucoup au cours de cette crise sanitaire, n'aient pas su retenir les leçons du passé : « Il est dommage qu'ils n'aient pas su faire preuve de l'humilité et du recul indispensables face à cette situation totalement inconnue. Rares étaient ceux qui parlaient de la crise sanitaire en Chine en novembre ou décembre dernier, plus rares encore étaient ceux qui prévoyaient l'extension de l'épidémie au monde entier. Pourtant, ce sont des membres de cette immense majorité silencieuse qui ont souhaité donner la leçon à l'ensemble du pays et ont critiqué sans cesse la gestion d'une crise qu'ils n'avaient pourtant pas vu venir.

Je pense que nous devons tous être humbles face à ce moment particulier et dramatique dont nous ne connaissons pas encore toute les conséquences, ni les suites, qu'elles soient sanitaires, économiques, sociales ou sociétales. Devant ce flot d'interrogations, les Français ont surtout besoin de voir une classe politique unie autour de son président, il serait bon que tous s'en souviennent »(...)

« Sachons nous souvenir de ces héros, de ces anonymes qui ont réalisé de si grandes choses. Aujourd'hui, ma génération et les suivantes ont du mal à s'imaginer les affres de la guerre. Peu de personnes se souviennent de cette période de l'occupation : le bruit des bottes sur le pavé, les affiches de propagande apposées sur les murs, les contrôles inopinés, le vacarme des véhicules militaires qui sans cesse allaient et venaient, les ordres dispensés d'une voix gutturale dans une langue étrangère, les tickets de rationnement, la faim qui tenaillait les ventres affamés, les couvre-feux qui cantonnaient chez eux des familles entières pendant des nuits interminables.

Mais aussi, l'étoile jaune plaquée sur le cœur comme un signe d'infamie, la peur chevillée au corps, en permanence, omniprésente, qui prenait aux tripes, plus sûrement encore que la faim ».

NE PAS DEBOULONNER LES STATUES DES GRANDS HOMMES « La plupart d'entre nous n'ont pas connu cette période sombre et j'ai parfois l'impression que nous ne mesurons plus notre chance de ne pas avoir vécu cela. Je voudrais le dire à nos jeunes générations : n'allez pas vous fourvoyer en validant certaines inepties véhiculées sur les réseaux sociaux et notamment ceux qui veulent déboulonner les statues de nos grands Hommes oubliant qu'à chaque époque il y a ses règles et sa réalité. On ne refait pas l'histoire.

Rencontrez nos anciens, venez écouter Pierre Velsch et les survivants de la guerre, puisque vous avez encore la chance de les avoir, parlez avec eux des valeurs de la France, de la République, du partage, de la fraternité. Ecoutez à quel point ils aiment leurs pays, buvez leurs paroles, donnez du sens aux grands principes que l'on tente de vous inculquer, détournez-vous de ceux qui foulent aux pieds les valeurs de notre pays et de la République, sans oublier de profiter de la générosité inégalée prodiguée par notre nation.

Dans cette période délicate, nous devons revenir à l'essentiel, retrouver ce qui fait l'essence même de notre pays, cultiver l'unité et la solidarité. Au-delà du souvenir, c'est la mission de commémorations comme celle de ce jour et, M. le président de la République, votre présence ne fait qu'en renforcer le sens » (...)

LES PERSONNALITES Jean-Luc Videlaine, préfet du Var. Marc-Philippe Daubresse, sénateur du Nord, ancien ministre, Brigitte Daubresse, vice-présidente du Conseil Départemental du Nord, Caroline Houssin-Salvetat, maire d'Avrillé, Christine Amrane, maire de Collobrières, Gil Bernardi, maire du Lavandou, Les représentants des corps constitués, Les représentants du CCFF et de la SNSM, Les anciens combattants, Pierre Velsch, ancien des Commandos d'Afrique et dernier survivant des Commandos ayant libéré Bormes.

République, magnifique [...] Elle est généreuse, elle est protectrice. Elle donne beaucoup plus de droits que dans tant d’autres pays et nous l’oublions si souvent. Mais avant les droits, il y a les devoirs ». « Monsieur le président de la République, je vous remercie, du grand honneur que vous faites à Bormes-les-Mimosas et à son maire d’être une fois de plus à nos côtés pour commémorer, la Libération de notre commune » (...). implication ainsi que celles de vos proches collaborateurs. M. le président de la République, vous souhaiter le meilleur dans cette période inédite pour nous tous, dans cette période où je le dis avec beaucoup de solennité, la solidarité et l’union nationale doivent primer. Je le dis d’autant plus solennellement que nous commémorons la Libération de notre village le 17 août 1944. Et si notre village, notre pays, ont réussi à se libérer du joug de l’envahisseur, c’est aussi grâce à un esprit de solidarité, d’union, de fraternité qui a animé notre population, notre nation. Cet esprit, au-delà des idées des uns et des autres a pris le pas sur tout le reste. La politique politicienne, dès la fin du conflit a, malheureusement, eu vite fait de revenir et le Général de Gaulle en a fait les frais dès 1946 en ne recueillant que 3% des voix aux élections législatives. Mais pendant les années de lutte, l’union et l’union seule ont prévalu ». leçons du passé : « Il est dommage qu’ils n’aient pas su faire preuve de l’humilité et du recul indispensables face à cette situation totalement inconnue. Rares étaient ceux qui parlaient de la crise sanitaire en Chine en novembre ou décembre dernier, plus rares encore étaient ceux qui prévoyaient l’extension de l’épidémie au monde entier. Pourtant, ce sont des membres de cette immense majorité silencieuse qui ont souhaité donner la leçon à l’ensemble du pays crise qu’ils n’avaient pourtant pas vu venir. Je pense que nous devons tous être humbles face à ce moment particulier et dramatique dont nous ne connaissons pas encore toute les conséquences, ni les suites, qu’elles soient sanitaires, économiques, sociales ou sociétales. Devant ce flot d’interrogations, les Français ont surtout besoin de voir une classe politique unie autour de son président, il serait bon que tous s’en souviennent »(...). « Sachons nous souvenir de ces héros, de ces anonymes qui ont réalisé de si grandes choses. Aujourd’hui, ma génération et les suivantes ont du mal à s’imaginer les affres de la guerre. Peu de personnes se souviennent de cette période de l’occupation : le bruit des bottes sur le pavé, les affiches de propagande apposées sur les murs, les contrôles inopinés, le vacarme des véhicules militaires qui sans cesse allaient et venaient, les ordres dispensés d’une voix gutturale dans une langue étrangère, les tickets de rationnement, la faim qui tenaillait les ventres affamés, les couvre- feux qui cantonnaient chez eux des familles entières pendant des nuits interminables. Mais aussi, l ‘étoile jaune plaquée sur le cœur comme un signe d’infamie, la peur chevillée au corps, en permanence, omniprésente, qui prenait aux tripes, plus sûrement encore que la faim ». « La plupart d’entre nous n’ont pas connu cette période sombre et j’ai parfois l’impression que nous ne mesurons plus notre chance de ne pas avoir vécu cela. Je voudrais le dire à nos jeunes générations : n’allez pas vous fourvoyer en validant certaines inepties véhiculées sur les réseaux sociaux et notamment ceux qui veulent déboulonner les statues de nos grands Hommes oubliant qu’à chaque époque il y a ses règles et sa réalité. On ne refait pas l’histoire. Rencontrez nos anciens, venez écouter Pierre Velsch et les survivants de la guerre, puisque vous avez encore la chance de les avoir, parlez avec eux des valeurs de la France, de la République, du partage, de la fraternité. Ecoutez à quel point ils aiment leurs pays, buvez leurs paroles, donnez du sens aux grands principes que l’on tente de vous inculquer, détournez-vous de ceux qui foulent aux pieds les valeurs de notre pays et de la République, sans oublier de profiter de la générosité inégalée prodiguée par notre nation. Dans cette période délicate, nous devons revenir à l’essentiel, retrouver ce qui fait l’essence même de notre pays, cultiver l’unité et la solidarité. Au-delà du souvenir, c’est la mission de commémorations comme celle de ce jour et, M. le président de la République, votre présence ne fait qu’en renforcer le sens » (...). • Photos Morgane AUFFRET