26/07/2026

François de Canson : « Célébrer la Libération, c’est célébrer la liberté retrouvée et la liberté à…

Il y a 76 ans, avec l’aide des forces alliées, la France brisait enfin les chaînes dans lesquelles l’armée d’Hitler l’avait enchaînée durant quatre longues…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 2 septembre 2020 Lecture : 4 min
François de Canson : « Célébrer la Libération, c’est célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver » !
François de Canson : « Célébrer la Libération, c’est célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver » !© La Gazette du Var
Partager
François de Canson : « Célébrer la Libération, c’est célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver » !
Logo du Centre national de la recherche scientifique

Il y a 76 ans, La Londe était libérée du joug de l’occupant nazi. Et, l’avant-garde de la 3ème Division d’Infanterie US entrait en contact avec quelques résistants londais. Au matin du 18 août, alors que les unités allemandes étaient repliées sur les blockhaus de Mauvanne, le passage des éléments de reconnaissance du premier bataillon des Fusillés Marins et des Commandos d’Afrique, emmenés par le capitaine Ducournau, marque la Libération définitive de La Londe et sonne la fin de l’occupation allemande.

marche », a lancé François de Canson (...).

ABNEGATION, BRAVOURE ET PANACHE

François de Canson : « Célébrer la Libération, c’est célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver » !

Le lendemain, l’armée B, bientôt rebaptisée Première Armée Française, entrait en scène. Des milliers d’hommes aux parcours si divers et aux destinées si différentes, dans la guerre comme dans la vie, dans une fraternité d’arme et dans une fraternité d’âme, partageaient un même idéal et un même courage : abnégation, bravoure, panache. Cette armée était à l’image de son chef, Jean de Et citant Malraux, le premier magistrat a ajouté : Car, la Libération fut avant tout dans les cœurs un moment d’émotion exacerbée.

PAGE CRUCIALE DE L’HISTOIRE

chargée d’émotion, François de Canson. •

LES PERSONNALITES

Edith AUDIBERT, députée de la 3ème circonscription du Var, Patricia ARNOUD, conseillère départementale, Patrick MARTINELLI, maire de Pierrefeu-du-Var, 1er vice-présidente de MPM, Capitaine de frégate Philippe SAUVAIRE, représentant le commandant de la base aéronavale le capitaine de vaisseau BRIAND, Major RIVAL-MORALES, commandant la brigade de gendarmerie de La Londe-les-Maures, Lieutenant CHERTIER, commandant le centre de secours de La Londe-les-Maures, M. le curé, Prix PIERRAT, maître de cérémonie.

Après la débâcle, l’occupation et la collaboration, après l’humiliation, l’assujettissement et l’infamie, la France retrouvait l’éclat de ses couleurs, celles que de Gaulle porta si haut à Londres, Brazzaville, puis Alger. Le Débarquement du 15 août est le deuxième acte de notre Libération. Après Overlord, ce fut l’opération Dragoon, le Débarquement de Provence mené sur les ordres de l’Amiral américain Hewitt, puis de son compatriote le Général Patch. Il permit d’ouvrir un nouveau front, de déloger les garnisons d’Hitler en les chassant du sud de la France et de ravitailler toutes les troupes alliées. La Libération du sud de la France était en Lattre de Tassigny.
Ce Vendéen, fait de la même trempe que son voisin Clemenceau, était un combattant de Verdun et du Chemin des Dames. En novembre 1942, il avait suivi le seul chemin qui vaille, celui de l’honneur, et gagna Alger pour prendre le commandement de cette Première Armée Française. Parmi les valeureux combattants de sa grande armée, il y avait des Français libres venus de la métropole, dont certains s’étaient déjà couverts de gloire en Tunisie, en Sicile, en Corse, en Italie. Il y avait aussi bon nombre de résistants de la France des outremers, des dissidents des Antilles, des Guyanais, des Réunionnais, des Tahitiens, des Néo-Calédoniens, qui avaient souvent pris tous les risques pour rejoindre l’armée de Jean de Lattre de Tassigny. Mais la très grande majorité des soldats de la plus grande force de l’armée française de la Libération, venait d’Afrique. Français d’Afrique du nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais, mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne. Tous se sont unis contre l’ennemi nazi au service du drapeau et de la liberté. Tous ont fait preuve d’un courage immense et d’une bravoure hors pair. Ils ont payé un lourd tribut à la victoire qu’ils ont largement contribué à forger.

bien ce qu’est la Libération. Notre défi aujourd’hui. Connaître notre liberté et l’entretenir dans le sens du sacrifice et de l’effort de clairvoyance, d’organisation et de courage de nos aïeux combattants. Célébrer la Libération, c’est donc célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver. S’il est une cérémonie qui rassemble et fédère toute la communauté londaise dans un même souvenir, c’est bien celle que nous célébrons aujourd’hui, celle de la Libération de La-Londe -Les-Maures ».

Ce jour de fête de la Libération est un appel à la mémoire de tous ces braves qui se sont levés par devoir et amour de la patrie. Ils étaient des nôtres, de simples citoyens plein d’avenir. L’histoire est venue bouleverser leur vie, changer le cours de leur existence, éprouver leur valeur. Ils ont tout donné, donné le meilleur d’eux- mêmes, donné leur vie pour que la nôtre ait un sens autre que celui imaginé par le IIIe Reich.
En ce jour, nous nous rappelons combien le Débarquement de Provence et l’épopée de nos armées ont été décisifs pour la France et pour l’Europe, pour la place de la France dans le cercle des puissances victorieuses, pour la place de la France dans le monde. C’est une page cruciale de notre histoire, car ce fut plus qu’un sursaut, une résurrection. En 1944 et en 1945, la France redevenait la France. Elle recouvrait sa liberté et sa souveraineté, elle renouait avec ses valeurs. Aux soldats de la Libération, je veux dire, toute notre reconnaissance. Ils ont redonné à notre pays sa liberté et sa dignité. Ils ont redonné ses couleurs à notre drapeau et sa devise à notre peuple.

, a conclu, la voix

« Après la débâcle, l’occupation et la collaboration, après l’humiliation, l’assujettissement et l’infamie, la France retrouvait l’éclat de ses couleurs, celles que de Gaulle porta si haut à Londres, Brazzaville, puis Alger. Le Débarquement du 15 août est le deuxième acte de notre Libération. Après Overlord, ce fut l’opération Dragoon, le Débarquement de Provence mené sur les ordres de l’Amiral américain Hewitt, puis de son compatriote le Général Patch. Il permit d’ouvrir un nouveau front, de déloger les garnisons d’Hitler en les chassant du sud de la France et de ravitailler toutes les troupes alliées. La Libération du sud de la France était en Lattre de Tassigny. « Ce Vendéen, fait de la même trempe que son voisin Clemenceau, était un combattant de Verdun et du Chemin des Dames. En novembre 1942, il avait suivi le seul chemin qui vaille, celui de l’honneur, et gagna Alger pour prendre le commandement de cette Première Armée Française. Parmi les valeureux combattants de sa grande armée, il y avait des Français libres venus de la métropole, dont certains s’étaient déjà couverts de gloire en Tunisie, en Sicile, en Corse, en Italie. Il y avait aussi bon nombre de résistants de la France des outremers, des dissidents des Antilles, des Guyanais, des Réunionnais, des Tahitiens, des Néo-Calédoniens, qui avaient souvent pris tous les risques pour rejoindre l’armée de Jean de Lattre de Tassigny. Mais la très grande majorité des soldats de la plus grande force de l’armée française de la Libération, venait d’Afrique. Français d’Afrique du nord, pieds noirs, tirailleurs algériens, marocains, tunisiens, zouaves, spahis, goumiers, tirailleurs que l’on appelait sénégalais, mais qui venaient en fait de toute l’Afrique subsaharienne. Tous se sont unis contre l’ennemi nazi au service du drapeau et de la liberté. Tous ont fait preuve d’un courage immense et d’une bravoure hors pair. Ils ont payé un lourd tribut à la victoire qu’ils ont largement contribué à forger ». bien ce qu’est la Libération. Notre défi aujourd’hui. Connaître notre liberté et l’entretenir dans le sens du sacrifice et de l’effort de clairvoyance, d’organisation et de courage de nos aïeux combattants. Célébrer la Libération, c’est donc célébrer la liberté retrouvée et la liberté à préserver. S’il est une cérémonie qui rassemble et fédère toute la communauté londaise dans un même souvenir, c’est bien celle que nous célébrons aujourd’hui, celle de la Libération de La-Londe -Les-Maures ». « Ce jour de fête de la Libération est un appel à la mémoire de tous ces braves qui se sont levés par devoir et amour de la patrie. Ils étaient des nôtres, de simples citoyens plein d’avenir. L’histoire est venue bouleverser leur vie, changer le cours de leur existence, éprouver leur valeur. Ils ont tout donné, donné le meilleur d’eux- mêmes, donné leur vie pour que la nôtre ait un sens autre que celui imaginé par le IIIe Reich ». « En ce jour, nous nous rappelons combien le Débarquement de Provence et l’épopée de nos armées ont été décisifs pour la France et pour l’Europe, pour la place de la France dans le cercle des puissances victorieuses, pour la place de la France dans le monde. C’est une page cruciale de notre histoire, car ce fut plus qu’un sursaut, une résurrection. En 1944 et en 1945, la France redevenait la France. Elle recouvrait sa liberté et sa souveraineté, elle renouait avec ses valeurs. Aux soldats de la Libération, je veux dire, toute notre reconnaissance. Ils ont redonné à notre pays sa liberté et sa dignité. Ils ont redonné ses couleurs à notre drapeau et sa devise à notre peuple », a conclu, la voix Photos Alain BLANCHOT