26/07/2026

Semer rime aussi avec cité !

Les 10 et 11 octobre, l’agriculture urbaine varoise a investi le pavé métropolitain.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 25 novembre 2020 Lecture : 3 min
Semer rime aussi avec cité !
Semer rime aussi avec cité !© La Gazette du Var
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Le 27 août, un collectif associatif varois voyait le jour pour révéler le potentiel de l'agriculture urbaine. PROMOUVOIR L'AGRICULTURE URBAINE Avec ce premier projet du Collectif, présidé par Isabelle Canal, Toulon a rejoint une quinzaine de villes telles que Paris, Nantes, Lyon, etc. L'association regroupe des fermes pédagogiques, jardins partagés, entreprises de l'agriculture urbaine, paysagistes, associations et producteurs péri-urbains et souhaite promouvoir l'agriculture urbaine et soutenir les projets qui émergent sur le territoire.

Semer rime aussi avec cité !

Et début octobre, le premier festival des 48h de l'agriculture urbaine toulonnais a semé des graines dans la terre et dans le cœur des citadins de Toulon et de la Métropole. « Il s'agissait de reconnecter la ville avec la nature, en sachant qu'on peut jardiner sur un balcon et contribuer au fleurissement de la ville sur de petits espaces, des cours d'immeuble ou les places de nos quartiers », expliquait Carine Chevrier, membre du Collectif varois pour l'agriculture urbaine. Cet événement a permis de découvrir la richesse de l'agriculture locale et a rassemblé les acteurs concernés par le développement de l'agriculture urbaine.

Semer rime aussi avec cité !

Cet événement a permis de découvrir la richesse de l’agriculture locale et a rassemblé les acteurs concernés par le développement de l’agriculture urbaine. Pendant tout le week-end, le festival a proposé des balades, des ateliers et des découvertes à Toulon et dans les alentours. Un moment magique pour apprendre à semer les légumes d’automne, créer son mini-potager, apprendre à composter, découvrir le monde des abeilles et beaucoup encore. Des fermes et des jardins potagers ont ouvert leurs portes. Visites de jardins partagés, chantiers participatifs et animations ont contribué à la découverte de la biodiversité et des semences et plantations en ville. À Toulon, rue Paul Lendrin, Florence et Aurélie ont guidé les enfants dans la fabrication d’un mandala géant, constitué de fleurs et de plantes. L’apprentissage a consisté à sentir, toucher et nommer les végétaux avant de les placer dans l’œuvre d’art collective. « Ce n’est pas parce qu’on est en ville qu’on n’a pas le droit d’avoir accès à la nature. C’est d’ailleurs une envie grandissante chez les citadins selon un sondage concluant au manque d’espaces verts en ville. Grâce à cet atelier et à d’autres stands et propositions, enfants et adultes peuvent mettre la main dans la terre et contribuer à la végétalisation de la ville », expliquait Aurélie du quartier : « Nous les encourageons à développer un intérêt pour la nature. Ainsi, nous leur montrons que le comestible peut être joli en les aidant à cultiver des légumes en ville. Ensuite, peut-être s’intéresseront-ils davantage à la saisonnalité et à l’alimentation de proximité » !

Pendant tout le week-end, le festival a proposé des balades, des ateliers et des découvertes à Toulon et dans les alentours. Un moment magique pour apprendre à semer les légumes d'automne, créer son mini-potager, apprendre à composter, découvrir le monde des abeilles et encore. Des fermes et des jardins potagers ont ouvert leurs portes.

Visites de jardins partagés, chantiers participatifs et animations ont contribué à la découverte de la biodiversité et des semences et plantations en ville.

VÉGÉTALISATION DE LA VILLE À Toulon, rue Paul Lendrin, Florence et Aurélie ont guidé les enfants dans la fabrication d'un mandala géant, constitué de fleurs et de plantes. L'apprentissage a consisté à sentir, toucher et nommer les végétaux avant de les placer dans l'œuvre d'art collective. « Ce n'est pas parce qu'on est en ville qu'on n'a pas le droit d'avoir accès à la nature.

C'est d'ailleurs une envie grandissante chez les citadins selon un sondage concluant au manque d'espaces verts en ville. Grâce à cet atelier et à d'autres stands et propositions, enfants et adultes peuvent mettre la main dans la terre et contribuer à la végétalisation de la ville », expliquait Aurélie du Conseil Citoyen du centre-ville de Toulon, dont le but est de partager les projets citoyens et d'améliorer les espaces verts.

Pendant ce temps, sur la place de la Visitation, Carine Chevrier animait un chantier végétal, en collaboration avec le Centre Social de Toulon-centre, invitant les habitants à végétaliser leur quartier : « Nous les encourageons à développer un intérêt pour la nature. Ainsi, nous leur montrons que le comestible peut être joli en les aidant à cultiver des légumes en ville. Ensuite, peut-être s'intéresseront-ils davantage à la saisonnalité et à l'alimentation de proximité » !

Elle guidait les jeunes du quartier lors de plantation de passiflore, fenouil et verveine sur un lopin qu'ils s'étaient appropriés. Non loin de là, Jules et Jessica tenaient un stand du SITTOMAT, présentant des modèles de composteurs individuels : « Composter les déchets organiques est ce qu'on appelle une revalorisation des déchets », précisait Jules.

Mais jardiner n'est pas seulement écologique, éducatif et productif, c'est également une belle occasion de partages, comme en témoignaient les membres du jardin partagé des Graines d'Or à La Rôde, Michelle, Peggy, Marie-France, Geneviève et d'autres se retrouvent dans une cour d'immeuble pour planter, arroser... et discuter : « C'est l'aspect convivialité que nous venons chercher. On échange, on se détend.

Tout est partagé dans la bonne humeur ! On organise même des ateliers de peinture et des courses avec les escargots recueillis dans les plantes ! Le 31 octobre, nous avons lancé un après-midi spécial Halloween, avec un atelier jardinage pour les enfants ».

Après avoir ensemencé dans de nombreuses villes (Toulon, Le Pradet et Solliès-Toucas au jardin pédagogique de Sollies), le festival des 48h de l'agriculture urbaine a soufflé ses graines jusqu'au Domaine de l'Ermitage à Saint-Mandrier en passant par la ferme des Olivades à Ollioules. Un itinéraire des jardins partagés était aussi proposé à Hyères et à la chèvrerie de Puget-Ville.

« Il s’agissait de reconnecter la ville avec la nature, en sachant qu’on peut jardiner sur un balcon et contribuer au fleurissement de la ville sur de petits espaces, des cours d’immeuble ou les places de nos quartiers », expliquait Carine parce qu’on est en ville qu’on n’a pas le droit d’avoir accès à la nature. C’est d’ailleurs une envie grandissante chez les citadins selon un sondage concluant au manque d’espaces verts en ville. Grâce à cet atelier et à d’autres stands et propositions, enfants et adultes peuvent mettre la main dans la terre et contribuer à la végétalisation de la ville », expliquait Aurélie du quartier : « Nous les encourageons à développer un intérêt pour la nature. Ainsi, nous leur montrons que le comestible peut être joli en les aidant à cultiver des légumes en ville. Ensuite, peut-être s’intéresseront-ils davantage à la saisonnalité et à l’alimentation de proximité » ! déchets organiques est ce qu’on appelle une revalorisation des déchets », précisait Jules. discuter : « C’est l’aspect convivialité que nous venons chercher. On échange, on se détend. Tout est partagé dans la bonne humeur ! On organise même des ateliers de peinture et des courses avec les escargots recueillis dans les plantes ! Le 31 octobre, nous avons lancé un après-midi spécial Halloween, avec un atelier jardinage pour les enfants ». Lætitia CECCALDI (Texte et photos) festival, « l’agriculture urbaine est un atout pour renouer avec une alimentation de proximité, notamment en période de confinement. Ainsi, la crise sanitaire a permis de révéler la fragilité des villes en matière d’approvisionnement alimentaire et l’importance de (re) développer l’agriculture urbaine sous toutes ses formes. Jusqu’au XIXe siècle, les ceintures maraîchères des grandes villes françaises jouaient un rôle crucial dans l’alimentation des villes. De nos jours, les avancées techniques ont permis aux citadins de s’affranchir de cette agriculture de proximité. Une fracture s’est créée entre la ville et le monde paysan ».