Avis de recherche pour le sculpteur colombien Marco Tobon Mejia
En novembre, mois où les cimetières se colorent de superbes couleurs de fleurs d’automne, au fil des allées du cimetière, on relève le nom de grands…

À côté des célèbres peintres du néo impressionnisme Théo Van Rysselbergh et du pointillisme Henri Edmond Cross se trouve la sépulture de Marco Tobon Mejia, avec pour seul ornement la sculpture d'une tête de christ portant sa signature. VIE PARISIENNE Une découverte pour laquelle Raphaël Dupouy, attaché culturel de la ville, s'interroge : « On sait peu de choses sur cet artiste Colombien, sinon qu'il a vécu à Paris, où il noua des relations avec plusieurs artistes de premier plan comme les sculpteurs Auguste Rodin, Aristide Maillol, le peintre Jean-Paul Laurens dont il fut l'élève. Mais pourquoi est-il inhumé au Lavandou et quel lien entretenait-il avec le village ?

Une découverte pour laquelle Raphaël Dupouy, attaché culturel de la ville, s’interroge : « On sait peu de choses sur cet artiste Colombien, sinon qu’il a vécu à Paris, où il noua des relations avec plusieurs artistes de premier plan comme les sculpteurs Auguste Rodin, Aristide Maillol, le peintre Jean-Paul Laurens dont il fut l’élève. Mais pourquoi est-il inhumé au Lavandou et quel lien entretenait-il avec le village » ?
» Dans sa quête de savoir, l'attaché culturel lance un appel, un véritable avis de recherche pour lever le voile sur ce mystère qui, pourrait s'inscrire dans la richesse du patrimoine historique de la commune. Y aurait-il un descendant, possédant des témoignages sur Marco Tobon Mejia, qui pourrait apporter des indices permettant de répondre à cette interrogation ?
Né à Santa Rosa de Osos, ce sculpteur a vécu en France entre 1909 et 1933. Il étudia quelques années à la Grande Chaumière à Paris.
Tout le travail de Marco Tobon Mejia est principalement lié à l'esthétique du XIXème siècle avec, toutefois, quelques influences de l'art fin de siècle. Il obtint la légion d'honneur en 1928 et participa au Salon de la Société des Artistes Français en 1930. Dans des styles néo-classique et art nouveau, il est reconnu pour ses sculptures de bronze, en galvanoplastie (plaquage en électrolyse) et en étain.
Plusieurs de ses œuvres se trouvent au Musée National de Colombie à Bogota. De nombreux monuments de son pays porte également sa signature.
INHUMÉ AUPRÈS DE SA FEMME ET DE SA FILLE Lorsque Marco Tobon Mejia résidait à Paris, il partageait un atelier 117, rue Notre-Dame des Champs. Il est mort à Paris le 15 février 1933 à l'âge de 56 ans et fut enterré au cimetière de Thiais (Val de Marne) avec un acte de concession temporaire. Sa femme Francine Olivero acheta alors une concession perpétuelle au cimetière du Lavandou où sa dépouille fut transférée quelques semaines plus tard.
Même un peu effacés par le temps, on peut lire trois noms sur la tombe familiale : celui du sculpteur, celui de sa fille Rosa Maria (décédée en 1945) et celui de sa femme (inhumée en 1960).
Mais pourquoi au Lavandou ? Tout témoignages, bribes de souvenirs sont les bienvenus pour tenter d'expliquer le lien de l'artiste avec la commune.
À NOTER... Raphaël Dupouy : service. culturel@le-lavandou. fr.
peu de choses sur cet artiste Colombien, sinon qu’il a vécu à Paris, où il noua des relations avec plusieurs artistes de premier plan comme les sculpteurs Auguste Rodin, Aristide Maillol, le peintre Jean-Paul Laurens dont il fut l’élève. Mais pourquoi est-il inhumé au Lavandou et quel lien entretenait-il avec le village » ? Francine MARIE