26/07/2026

Hervé Stassinos : « Le Pradet a vocation à rester un village »

Depuis 2017, Le Pradet est une commune carencée avec 8 % de logements sociaux.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 9 décembre 2020 Lecture : 2 min
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La municipalité paye une pénalité de 320 000 € par an. Puisque la commune est placée en situation de carence, l’attribution des logements revient à la préfecture qui ne place que très peu de Pradétans. Hervé Stassinos et Valérie Rialland, adjointe au maire, s’opposent farouchement à la loi SRU, sous sa forme actuelle. Ils dénoncent les répercussions sur la politique d’urbanisme choisie par la Ville et les œillères des services de l’Etat. différentiation territoriale mais nous n’en avons rien vu. Nous aimerions de la compréhension de la part du Gouvernement, de l’écoute, mais c’est un dialogue de sourds. Il y a un fossé entre une loi érigée sur tableau Excel par un énarque à Paris et la réalité du territoire. Il faudrait écouter les instances locales, mais personne n’a le courage de remettre en cause la loi !

Quelles sont les spécificités du Pradet et les espaces verts et la qualité de ses paysages ?

Le développement touristique est donc une priorité pour notre commune. Pourtant, nous ne pouvons plus construire de résidences touristiques car tout logement collectif doit comprendre au moins 50% de social. Au final, notre PLU (Plan Local d’Urbanisme) est bloqué depuis 2011 !

Comment cela passe-t-il concrètement ?

Depuis que la commune est carencée, les logements sont attribués par la préfecture en prenant très peu en compte les habitants de la commune. L’attribution des logements étant régionalisée, elle n’est pas adaptée à notre ne correspondent pas aux cases ! De plus, les gros volumes, les grands immeubles effraient les gens qui font des recours à chaque nouveau projet de construction. On les comprend : Le Pradet a vocation à rester un village. Nous avons été mandatés pour conserver la qualité de vie pradétane, c’est cette qualité de vie qui est en jeu ici. La loi SRU implique une bétonisation excessive. Nous ne voulons pas bétonner Le Pradet !

Que proposeriez-vous pour amender la loi ?

La loi était là pour faire prendre conscience d’un besoin mais elle a été trop loin.