26/07/2026

Jean-Louis Masson : « La police municipale doit évoluer avec la société »

La Ville de La Garde consacre des moyens importants à la sécurité de ses habitants, grâce à un parc de 160 caméras de vidéoprotection.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 4 janvier 2021 Lecture : 2 min
Jean-Louis Masson : « La police municipale doit évoluer avec la société »
Jean-Louis Masson : « La police municipale doit évoluer avec la société »© La Gazette du Var
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S’adonnant à la consommation de produits illicites, la Ville a attribué à sa police municipale de nouvelles directives, sous l’impulsion de Jean-Louis Masson, le maire, et de Alain Fumaz, adjoint délégué à la sécurité. Face au contexte sécuritaire de la France, la police municipale se doit d’évoluer. À La Garde, la police municipale a adopté une stratégie : la police de sécurité du quotidien. Le Conseil municipal du 23 novembre a entériné cette nouvelle mission. Attachée à une lutte contre tous les trafics qui ont des conséquences sanitaires sur les plus jeunes. La police municipale a procédé à l’interpellation de 2 individus détenteurs d’environ 180 g de résine de cannabis conditionnés et prêts à la vente dont une savonnette, une bombe lacrymogène et des billets de banque.

On parle beaucoup des caméras-piétons. Avez-vous équipé vos agents ?

Nous avons doté la police municipale de 4 caméras-piétons, en 2017, une pour chaque binôme de policiers. Lors de la période d’essai, ordonnée par le Gouvernement, le résultat fut qui en informe les personnes filmées. Par la suite, il n’a pas la possibilité d’accéder à ses propres images. Les données sont stockées et ne sont consultables que par un officier de police judiciaire.

Vous avez parlé de la théorie du « carreau cassé ». Dites-nous-en un peu plus...

La théorie du carreau cassé se base sur les statistiques pour établir un lien direct de cause à effet entre le taux de criminalité et le nombre de vitres brisées à la suite d’une seule, que l’on omet de réparer. Selon cette théorie, si une vitre brisée sur un bâtiment n’est pas remplacée, toutes les autres seront brisées peu de temps du mobilier urbain, nous apportons une réponse institutionnelle, simple et rapide, et une sanction, alternative et éducative, qui responsabilise l’auteur d’un acte d’infraction ou d’incivilité, sans mise en œuvre d’une procédure judiciaire. Nous convoquons l’auteur des faits à une rencontre solennelle, où il sera procédé verbalement au rappel des dispositions qui s’imposent aux adultes ou mineurs, en présence des parents concernés pour se conformer à l’ordre et à la tranquillité publics. Et nous lui proposerons un travail d’intérêt général pour la commune et pourquoi pas de procéder aux réparations des dégradations.