26/07/2026

L’ASP, une écoute bienveillante auprès des malades

L’Association pour le Développement des Soins Palliatifs du Var (ASP Var) accompagne les personnes en fin de vie.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 20 janvier 2021 Lecture : 2 min
L’ASP, une écoute bienveillante auprès des malades
L’ASP, une écoute bienveillante auprès des malades© La Gazette du Var
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Créée en 1990 à l’époque du sida, l’ASP Var constate, qu’avec le temps, les soins palliatifs se sont élargis à d’autres pathologies, notamment le cancer. Depuis 30 ans, elle forme des bénévoles à l’écoute pour qu’ils puissent réconforter les malades par leur présence. Présidente de l’ASP Var depuis octobre, le docteur Grimont travaille à l’hôpital San Salvadour auprès de personnes polyhandicapées.

Selon la Charte des soins palliatifs et de l’accompagnement, les soins sont dans une approche globale de la personne, atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. Toujours selon la Charte, « les bénévoles participent à l’accompagnement du malade et sont considérés comme des collaborateurs de l’équipe de soins. Ils veillent à ce que leur action n’interfère, en aucun cas, avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux (...). Les bénévoles sont préparés à cette présence discrète et soutenus psychologiquement tout au long de leur action ».

L’ASP, une écoute bienveillante auprès des malades

Elle témoigne : « J’accompagne des personnes pendant longtemps et jusqu’au bout. J’ai eu besoin de me pencher sur la question de la mort. J’ai constaté qu’on ne voit plus la mort à l’hôpital, on ne fait même plus de veillées. En tant que médecin, je trouve qu’on médicalise trop la fin de vie, qu’on est dans le faire à tout prix et que c’est agressif. Je pense qu’il est essentiel de faire un travail autour de l’angoisse de la mort plutôt que de la nier ». « Communication non verbale, écoute active, dignité et euthanasie, toucher thérapeutique et spiritualité, les thématiques abordées balayent le spectre des ressources bénéfiques face à une telle rencontre. Les émotions face à la mort est un module à part entière. Groupes de travail et supervisions régulières complètent le suivi de l’accompagnant », précise la présidente.

CONFIDENTIALITE

Ainsi le témoignage d’Elizabeth Giraud, infirmière à la retraite et coordinatrice de l’ASP : « On nous faut suivre 9 modules. claque parfois la porte au nez et l’état de certains malades n’est pas toujours facile à voir, mais un patient réticent au départ est souvent ravi d’avoir pu s’exprimer ou simplement discuter. Nous parlons de tout, et parfois en toute légèreté car le malade n’a pas forcément envie d’aborder ce qui l’attend. À l’image de la société, je rencontre tous types de personnes et chaque rencontre est différente ».

PARLER EN TOUTE LEGERETE

Les témoignages de bénévoles en disent plus long que mille mots : « Au fil de mes années de bénévolat, j’ai fait des rencontres fabuleuses », « Je ressens beaucoup de tendresse », « C’est l’humain à la rencontre de l’humain ».

« Nos bénévoles ont en commun le goût de l’humain et le désir d’accompagner. Ce sont souvent des femmes qui ont du temps à offrir, car c’est un engagement de trois à quatre heures par semaine », précise Claudine Fauconnier, vice-présidente de l’association. Pour expliquer son implication, elle ajoute : « J’ai toujours réfléchi sur ce moment de la vie, l’isolement, les conditions et l’importance de l’apaisement. L’hôpital, cela peut être impressionnant pour un malade ».

Association pour le Développement des Soins Palliatifs dans le Var (ASP) : Où joindre l’ASP du Var ? soins-palliatifs-var83.com

Elle témoigne : « J’accompagne des personnes pendant longtemps et jusqu’au bout. J’ai eu besoin de me pencher sur la question de la mort. J’ai constaté qu’on ne voit plus la mort à l’hôpital, on ne fait même plus de veillées. En tant que médecin, je trouve qu’on médicalise trop la fin de vie, qu’on est dans le faire à tout prix et que c’est agressif. Je pense qu’il est essentiel de faire un travail autour de l’angoisse de la mort plutôt que de la nier ». participent à l’accompagnement du malade et sont considérés comme des collaborateurs de l’équipe de soins. Ils veillent à ce que leur action n’interfère, en aucun cas, avec la pratique des soins médicaux et paramédicaux (...). Les bénévoles sont préparés à cette présence discrète et soutenus psychologiquement tout au long de leur action ». « Communication non verbale, écoute active, dignité et euthanasie, toucher thérapeutique et spiritualité, les thématiques abordées balayent le spectre des ressources bénéfiques face à une telle rencontre. Les émotions face à la mort est un module à part entière. Groupes de travail et supervisions régulières complètent le suivi de « Nos bénévoles ont en commun le goût de l’humain et le désir d’accompagner. Ce sont souvent des femmes qui ont du temps à offrir, car c’est un engagement de trois à quatre heures réfléchi sur ce moment de la vie, l’isolement, les conditions et l’importance de l’apaisement. L’hôpital, cela peut être impressionnant pour un malade ». bénévolat, j’ai fait des rencontres fabuleuses », « Je ressens beaucoup de tendresse », « C’est l’humain à la rencontre de l’humain ». claque parfois la porte au nez et l’état de certains malades n’est pas toujours facile à voir, mais un patient réticent au départ est souvent ravi d’avoir pu s’exprimer ou simplement discuter. Nous parlons de tout, et parfois en toute légèreté car le malade n’a pas forcément envie d’aborder ce qui l’attend. À l’image de la société, je rencontre tous types de personnes et chaque rencontre est différente ». • Texte et photo Lætitia CECCALDI