26/07/2026

Une première étape contre le gaspillage alimentaire

Le service Éducation-enfance-jeunesse s’est lancé dans la chasse au gaspillage alimentaire. Un premier constat est posé : 630kg de nourritures jetées. Éloquent.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 20 janvier 2021 Lecture : 2 min
Une première étape contre le gaspillage alimentaire
Une première étape contre le gaspillage alimentaire© La Gazette du Var
Partager

À NOTER... Service Éducation, enfance, jeunesse : Depuis septembre, les 600 demi-pensionnaires des écoles de la ville se plient à un rituel. Après leur repas, chacun est convié à trier les déchets de son plateau.

Un bac pour les restes alimentaires, un autre pour les papiers et un dernier pour les plastiques. Le réflexe n'a pas été simple à acquérir mais il est désormais bien ancré. Les enfants sont volontaires.

Si certains ont trouvé la démarche difficile, tous reconnaissent que c'est bien ! Bien et surtout utile.

Une première étape contre le gaspillage alimentaire

GAIN BUDGETAIRE ET ENVIRONNEMENTAL Car ce n'est que le début de l'opération qui consiste, dans un premier temps, à prendre conscience et mesurer la quantité de déchets produite quotidiennement en dressant un état des lieux. Ainsi pendant quatre semaines, les denrées alimentaires consommables ont-elles été pesées chaque jour. À la fin du mois, l'addition s'est avérée élevée.

En effet, 630 kg de denrées sont partis à la poubelle. Le coût de ce gaspillage est estimé à 1 260 €*. Un salaire parti à la benne !

« C'est l'amorce d'un travail qui va servir à mieux estimer les besoins. La prochaine étape sera d'affiner la pesée en introduisant dans la balance les repas préparés non servis, et qui se retrouvent à la poubelle. Une estimation plus précise peut permettre de faire de vraies économies », explique Marie Féjoz, coordinatrice du projet.

Différentes actions mènent à ces économies. Le diagnostic du gaspillage en salle, comme cela a été fait, et en cuisine, est la première. Une deuxième étape consiste à adapter la quantité servie aux enfants.

En effet, des portions mal adaptées vont générer du gaspillage. Il s'agit de repenser la gestion des commandes et des stocks en adaptant les quantités commandées à celles consommées. C'est donc un vrai enjeu de développement durable qui se joue dans nos cuisines scolaires et qui mobilise tous les acteurs, du personnel aux jeunes consommateurs.

SENSIBILISER ET RESPONSABILISER Dans le cadre de cette opération, le service éducation-enfance-jeunesse veut mettre en place des ateliers sur le temps méridien. « Il s'agit d'expliquer aux enfants le processus de la chaîne alimentaire. C'est une sensibilisation par des mises en situation afin qu'ils se représentent le gaspillage sur le plan économique mais aussi écologique à travers des mots mais aussi et surtout à travers des jeux.

On va chercher à impliquer les enfants dans une campagne d'affiches et à travers des défis », conclut Marie Féjoz qui nourrit l'espoir de voir cette démarche gratifiée d'un label (Écocert en cuisine, Mon restau responsable).

* Estimation réalisée à partir d'un barème de l'ADEME 04 94 31 53 61 - 06 24 74 02 29

« C’est l’amorce d’un travail qui va servir à mieux estimer les besoins. La prochaine étape sera d’affiner la pesée en introduisant dans la balance les repas préparés non servis, et qui se retrouvent à la poubelle. Une estimation plus précise peut permettre de faire de vraies « Réduire le gaspillage alimentaire doit permettre des économies sur l’achat des denrées et sur la gestion des déchets. À terme, l’économie générée peut être réinvestie dans des produits de qualité, en favorisant l’agriculture bio, locale et de saison. C’est la finalité de ce projet éco- « Il s’agit d’expliquer aux enfants le processus de la chaîne alimentaire. C’est une sensibilisation par des mises en situation afin qu’ils se représentent le gaspillage sur le plan économique mais aussi écologique à travers des mots mais aussi et surtout à travers des jeux. On va chercher à impliquer les enfants dans une campagne d’affiches et à travers des défis », Photo DR.