Jean-Claude Félix, maire : « Aujourd’hui, le maire est un chef d’entreprise »
A Rocbaron, commune de 2 500 hectares, le maire Jean-Claude Félix privilégie, depuis 1995, une nouvelle vision de la politique municipale au travers de…
Jean-Claude FELIX répond aux questions de La Gazette du Var. Quel est votre parcours ? JCF.
Je viens du secteur privé, et lorsque je monte un projet, c'est pour qu'il soit duplicable ! C'est-à-dire, essayer de le réaliser dans les meilleures conditions afin de pouvoir le refaire ailleurs, en gardant le meilleur de ce que j'ai pu faire, mais surtout en comptant sur l'intellect et le savoir-faire des autres afin d'améliorer ce que je fais. y arrivons et je suis fier d'avoir une notation d'excellence par le Trésor Public !
D'où l'existence de partenariats publics-privés nombreux ? JCF. En tant que maire de Rocbaron, j'ai horreur de dépenser l'argent public.
C'est l'une de mes particularités ! Et dans tous les projets sur lesquels je travaille, aussi petits soient-ils, j'essaye toujours d'associer le privé dans le montage et leur réalisation. L'argent public devient rare et les procédures administratives compliquées aussi, il faut donc les utiliser au mieux !
Je préfère garder les fonds publics au bénéfice de l'action sociale plutôt que de financer des infrastructures et des bâtiments. Pour moi, l'intérêt de la commune est de réaliser ses projets avec le moins de dépenses départementales, régionales, de l'État, et de faire en sorte que les projets soient gagnant/gagnant dans le respect des règles d'urbanisme.
Comment vous définissez-vous en tant que maire ? JCF. Aujourd'hui, le maire est un chef d'entreprise, un capitaine d'industrie qui n'a pas le droit de gaspiller l'argent public. C'est pourquoi, je favorise le partenariat. J'ai des personnes compétentes autour de moi. Nous Une bonne utilisation des fonds public par l'économie. Et que d'économies à venir !
Comment se traduit cette volonté politique dans vos projets ? JCF. Par exemple, j'ai noué un partenariat avec le producteur d'énergie solaire 'Soleil du Sud', installé sur notre commune.
J'ai fait appel à cette entreprise pour la gestion des toitures de deux bâtiments communaux, dont un hangar technique de 2 000 mètres carrés. Après des aménagements sur le bâtiment pris en charge par l'entreprise, la société a équipé la toiture en panneaux solaires avec une garantie d'étanchéité de 25 ans et de son entretien. Sur l'ensemble, c'est une économie de 600 000€ sur un bâtiment de 2 millions d'€ !
Le résultat est spectaculaire. 13% de l'éclairage électrique, hors chauffants, consommé par les habitants de Rocbaron est produit en local !
bassin de stockage très important qui peut faire face à toutes les demandes de développement.
Où en est la ville en termes d'équipements ? JCF. Grâce à notre mode de gestion, la commune se porte bien.
Aujourd'hui, nous sommes en capacité d'avoir 10 000 habitants. Nous n'en sommes pas là, mais le résultat est probant. Toutes nos infrastructures sont réalisées, à l'exception du groupe scolaire, pour lequel une réflexion est menée, notamment sur le coût de l'eau et de l'assainissement.
Concernant l'approvisionnement en eau de la commune, nous avons plusieurs forages, tous équipés de matériels neufs et nous avons un pour la ZAC du Fray Redon qui est un succès reconnu avec une centaine de commerces. Ces partenariats nous permettent d'envisager la réalisation de lotissements nouveaux. La commune, par ce principe, est largement bénéficiaire.
Il faut travailler dans la concertation. On ne peut plus travailler seul dans son coin, de façon isolée ! Il faut mettre en commun les moyens dans le respect des règles, notamment la déclaration de projet, en compatibilité avec les documents d'urbanisme.
Vous êtes donc satisfait des partenariats publics-privés ? JCF. Nous devons faire des économies d'échelles, pour mieux investir au bénéfice de nos administrés. Par notre mode de gestion, l'investisseur devient un partenaire de la commune et nous fait faire des économies conséquentes.
C'est ce que j'ai déjà réalisé En termes économiques, comment la ville se positionne ? JCF. Avant, nos administrés allaient travailler et faisaient leurs courses à Toulon.
Aujourd'hui, nous avons inversé la tendance. Avec le développement de l'habitat parcellaire, nous avons rapproché le travail de l'habitat. Les habitants font maintenant leurs dépenses à Rocbaron et restent là.
Cela a créé entre 600 à 800 emplois directs et indirects. C'est du bonheur pour nos familles, sachant qu'un emploi a des répercussions sur trois personnes dans les familles. Cette bonne gestion participe à faire du bonheur dans les foyers.
Un heureux constat.
La croissance constante de la population de jeunes enfants est un signe de bonne santé de la commune. J'en suis heureux !
Comment voyez-vous l'avenir de votre commune ? JCF. Pour l'avenir, en matière éducative, la Ville est bien équipée.
Dans le cadre d'un développement démographique raisonné, imposé par le SCOT de la Provence Verte, il y aura la construction d'un nouveau groupe scolaire. Il sera envisagé, là aussi, à la charge en partie des investisseurs. Je le souhaite et j'y arriverai !