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Marie-Hélène CHARLES, 3ème adjointe déléguée aux solidarités, aux familles, à la santé et au…

LCPar Lætitia CECCALDIJournaliste 3 mars 2021 Lecture : 4 min
Marie-Hélène CHARLES, 3ème adjointe déléguée aux solidarités, aux familles, à la santé et au handicap, répond aux questions de La Gazette du Var avec Xavier MONTOIS, directeur des affaires sociales.
Marie-Hélène CHARLES, 3ème adjointe déléguée aux solidarités, aux familles, à la santé et au handicap, répond aux questions de La Gazette du Var avec Xavier MONTOIS, directeur des affaires sociales.© La Gazette du Var
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Conseillère municipale à l’environnement et aux finances depuis 2014, vous avez désormais la compétence du CCAS ?

Marie-Hélène CHARLES, 3ème adjointe déléguée aux solidarités, aux familles, à la santé et au handicap, répond aux questions de La Gazette du Var avec Xavier MONTOIS, directeur des affaires sociales.

Le maire m’appelle une militante associative en raison de mon engagement sur le terrain. Je suis impliquée dans le tissu associatif. Je suis membre de divers conseils administratifs comme l’UDAF et la CAF. J’ai également créé une association de bénévoles dans la maison de retraite municipale. Et puis, être adjointe, c’est un engagement de terrain. Le fait de bien connaître la population gardéenne me permet de sentir leurs besoins et leurs difficultés. Le CCAS est une délégation vivante et éminemment politique qui a un grand impact sur la vie quotidienne des gardéens. Il porte des enjeux de société majeurs et on y prépare l’avenir, il y a beaucoup à faire.

Comment définissez-vous ce concept ?

La politique m’intéresse beaucoup et m’a toujours intéressé. Elle ne doit pas être déconnectée du terrain. Je la définirais comme une vision, un projet au service d’une population. Selon moi, il y a trois enjeux politiques majeurs : la parentalité, le maintien à domicile des personnes âgées et la cohésion sociale. À cela se rajoute la crise économique et sociale à venir qui sera la conséquence de la crise sanitaire que nous sommes en train de vivre. Nous devrons répondre à cette troisième vague matérielle et psychologique qui se prépare. D’où la création de la Direction des Affaires Sociales.

En quoi consiste la Direction des Affaires Sociales (DAS) ?

La Garde a créé une Direction des Affaires l’acteur de terrain le plus proche des citoyens. Et le mot proximité n’a jamais eu autant de valeur que maintenant. La proximité est un enjeu et les citoyens attendent de nous des actions concrètes.

Au nom de la cohésion, des réunions mensuelles sont organisées afin de rassembler tous les services. Et dans le but d’assurer le lien et la transversalité, ces réunions sont délocalisées. Ainsi, les divers lieux sont visités et connus de tous et chacun peut partager le vécu de son service de façon plus concrète. C’est en travaillant ensemble sommes efficaces. Certains conseillers municipaux nous aident dans nos démarches, tels que la déléguée aux actions sociales et à la parentalité, à la Petite Enfance et la déléguée aux établissements médico-sociaux et au handicap. La parentalité, par exemple, est un sujet de société majeur. Grâce à cette nouvelle Direction, les experts de la Petite Enfance peuvent travailler conjointement avec le CCAS pour apporter un soutien plus réactif aux familles. Ce service unifié qui coordonne les acteurs du social permet d’arrimer le CCAS à la Ville.

Quelles sont les particularités du CCAS ?

L’action emblématique du CCAS de la Garde est sûrement la parentalité avec, notamment, notre maison des familles. Nous organisons des actions fortes et des manifestations. L’année dernière par exemple, nous avons eu la manifestation ‘La Garde aime ses bébés’ pour fêter les nouveaux bébés lors d’un goûter et d’animations avec la médiathèque, des photos, etc. Ainsi qu’un atelier pour discuter des dangers liés à Internet et aux écrans. Une conférence sur la parentalité, soit le lien entre parents et enfants. Un atelier sur les premiers secours pédiatriques, etc. Et nous relions autant que faire se peut que nous le délégué sommes en train de construire une maison de santé.

Ce qui nous démarque peut-être aussi, c’est notre service pré-accueil qui permet un gain de temps et de pertinence considérables. En effet, le pré-accueil oriente les personnes qui se présentent vers le service qui ciblera le mieux leur situation. Et nos agents sont aptes à réagir sur des situations complexes.

Comment avez-vous abordé la crise sanitaire ?

Dans le cadre de la crise sanitaire, on a manqué d’effectifs et fait appel à d’autres agents. Et nous avons dû recruter de nouveaux agents pour assurer l’augmentation de portages de repas à domicile. Mais le premier confinement a aussi mis en lumière une volonté politique : il a fallu se réinventer pour travailler de façon transversale. On s’est mis à travailler en lien Ville- CCAS pour une vision d’ensemble de 0 à 99 ans ! À émergé un système de coopération nouveau en décloisonnant. Pour une action sociale réactive, il faut que tout le monde fonctionne ensemble. C’est donc un fonctionnement nouveau qui s’est mis en place suite à la crise sanitaire. vivrons les personnes âgées de demain ?

Comment définir ces nouveaux besoins ?

Une Analyse des Besoins Sociaux du territoire (ABS) va être effectuée. Le diagnostic sera un outil indispensable pour faire preuve de pertinence dans nos actions. Et ce sera intéressant de voir ce qui ressortira au niveau de la santé. Ce sera notre boussole.

LES CHIFFRES

26 000 habitants,

Budget CCAS : 1,6 million hors structures (l’intégralité est subventionné par la Ville),

Agents CCAS : 20,

EHPAD : Le Mas des Senes (100 lits et 89 employés),

Résidence autonomie : Marie Curie (75 studios et 18 employés),

Télé alarmes : 105 abonnés,

Portage de repas à domicile : 368 (soit 30 % de plus que l’année précédente).

Propos recueillis par Lætitia CECCALDI.