26/07/2026

Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !

Avec l’inauguration du cinéma « Le Grand Bleu », la ville dispose d’un très bel espace culturel ! Mais, il a fallu une décennie avant que ce rêve d’un cinéma…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 16 juin 2021 Lecture : 4 min
Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !
Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !© La Gazette du Var
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C’ est donc symboliquement le 19 mai, jour où le Gouvernement clarifiait la réouverture des salles obscures, que « Le Grand Bleu » ouvrait ses portes, au rondpoint Baou, avenue Lou Mistraou. Le scénario d’un renouveau et d’une belle aventure est lancé !

TROIS SALLES

Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !

Gil Bernardi, le maire, a remis les clés à Richard Patry, PDG de la société Noé Cinéma, exploitant d’une centaine de salles en France, pour une délégation de service public de 10 ans. En présence d’élus et de représentants des institutions ayant participé à cette réalisation (Etat, Centre National du Cinéma, Région, Département, Ville), le cortège est parti à la découverte des lieux, trois salles dont deux de 98 et 104 sièges et une de 220 sièges, équipée du son ATMOS. À proximité, le parking gratuit compte un espace réservé pour trois « food-trucks », pour des pauses gourmandes bienvenues. La première semaine de son ouverture, avec 7 films à l’affiche, le cinéma a enregistré près de 1 300 visiteurs et vendu 130 cartes d’abonnements, représentant 1 200 places. Et, les enfants des écoles et du centre de loisirs ont bénéficié de séances de cinéma adaptées à leur âge et à leur programme scolaire.

UNE SAGA DIGNE D’UN SUSPENS

Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !

Avec son humour coutumier, le maire du Lavandou a resitué l’histoire de cette réalisation tant attendue par la population : « Un film - bis - une saga de 10 ans - au moins - qui ressemblait à un long métrage du genre suspense, avec ses rebondissements, ses espoirs, ses moments de découragement et d’ardeur... ses castings revisités, ses lieux de repérage et de tournage changeants, ses clairs-obscurs... jusqu’à ce rebondissement final où l’équipe municipale décidait de porter le projet et d’en assumer le casting (...) ». Avec sa verve habituelle, Gil Bernardi ajoutait : « Tout d’un coup oubliées les « Sueurs froides » et « Le Rideau déchiré », avant d’être patiemment retissé. Le cinéma du Lavandou ouvre ses portes, en même temps que la vie « d’avant » reprend, presque normalement, dans la salle obscure, où flotte la magie toujours intacte, allumée il y a un siècle par la famille Carmagnolle et le Lavand’Or ! Synchro, cet instant » !

AUTOFINANCEMENT À 50%

Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !

« Ce moment est tout simplement l’expression de la gratitude que Charlotte Bouvard - inspiratrice tenace du projet de cinéma - l’équipe Regain et moi-même, tenons à témoigner à tous ceux qui ont contribué à cette réalisation majeure. Des remerciements et rien d’autre. De notre petite commune pour du grand Art, celui des Rêves d’Or », complétait Gil Bernardi. Puis, le premier magistrat avait une pensée pour les Lavandouraines et Lavandourains qui ont contribué à financer leur cinéma, à hauteur de moins de 50% du coût des travaux, sans emprunt, et en autofinancement pur : « La condition sine qua non que nous avons fixée et tenue, suivie de l’objectif initial. Ce cinéma est communal, et son exploitation par un groupe privé rapporte un loyer à notre Ville, en parallèle du cinéma de plein-air qui permet de démultiplier l’offre culturelle ».

AIDE PRECIEUSE DE LA REGION

Venez-vous faire une toile au « Grand Bleu » !

Enfin, le maire a remercié tous ceux qui ont contribué à cette réalisation, notamment la Région Sud : « Merci à Serge Jacob, Secrétaire général de la préfecture, qui nous a accompagnés devant la CDAC et a su plaider notre cause pour obtenir les aides de l’Etat. Ah ce grand oral, un grand moment d’Art et d’Essai ! Merci au président du Conseil départemental, qui s’est attaché à abonder notre financement du quart du coût total du cinéma. Merci au Conseil Régional et à François de Canson, dont l’aide précieuse a complété le dispositif financier. Je n’oublierai pas que l’acquisition de ce terrain, jadis occupé par EDF a été financée à 50% par la Région. Et merci, au Centre National du Cinéma venu compléter le tout d’un centre cinématographique et culturel qui va satisfaire toutes les attentes, non seulement au travers de la diffusion des plus grandes productions mais aussi retransmettre les spectacles du Bolchoï ou de l’Opéra de Paris ». « Aujourd’hui, le baiser de Jean Seberg, tourné au Lavandou, vous est dédié. Tout comme le sourire espiègle de Olivia de Havilland descendant les marches de l’hôtel des Roches sous son grand chapeau de star. Aujourd’hui, Le Lavandou peut faire son cinéma », a conclu Gil Bernardi, avec un vrai lyrisme !

Francine MARIE (texte et photos)