Audrey Rondini-Gilli : « La sécurité est une mission prioritaire »
Proximité et efficacité, la police municipale de Cogolin est au premier plan de la sécurité, renforcée par la création d’une brigade cynophile.

Audrey Rondini-Gilli, adjointe à la sécurité, évoque, pour La Gazette du Var, les missions de cette nouvelle brigade au sein de la police municipale. Vous avez mis en place une brigade cynophile. Est-ce une première pour la Ville ? Audrey RONDINI.

Il s'agit d'une amélioration importante du service de sécurité que nous offrons à nos concitoyens. La mise en place d'une brigade cynophile a demandé beaucoup d'investissement de ma part et de nombreux services municipaux. Aujourd'hui, nous pouvons dire que nous sommes pionniers dans le golfe de Saint-Tropez et d'après les premiers retours des autorités et professionnels de la filière, j'espère que nous servirons d'exemple à d'autres communes.
de véritables athlètes. Ils sont redoutablement efficaces et apportent une plus-value à notre police municipale. Au-delà, ils sont un véritable outil de communication et de proximité.
Nos équipes ont pour consigne de favoriser les patrouilles pédestres, en centre-ville, au plus près de nos commerces et riverains, l'animal ayant toujours pour effet d'attirer la curiosité. Ils sont sociabilisés et entraînés au travail dans des lieux regroupant beaucoup de personnes ou bruyants. Notre second axe de travail est une présence régulière dans des lieux signalés comme squats ou points de délinquance, car nous ne nous résoudrons jamais à ce que le moindre centimètre de notre commune soit considéré comme zone de non droit.
La sécurité est l'une des missions prioritaires de l'élue de terrain que je suis.

Comment a été formée cette brigade ? AR. Nous avons voulu produire un service de qualité et axé sur l'efficacité.
Pour cette raison, nous avons recruté des professionnels aguerris et formés au travail de terrain, en unité cynophile, et disposant de leur propre chien. Le lien et le travail continu entre un maître et son animal, la confiance et la compréhension de celui-ci sont des atouts essentiels. Nos maîtres-chiens disposent d'une solide expérience.
Deux sont d'anciens gendarmes, affectés à une unité canine de la gendarmerie. Au-delà de l'expérience et de la solide formation initiale dont disposent nos agents, nous avons sélectionné un maître-chien formateur. Il dispose d'un parcours exemplaire et a travaillé avec les unités canines de la police et de la gendarmerie.
Il délivre des formations continue hebdomadaires à nos chiens, soit in situ, soit au travers d'une convention que nous avons établi avec Fréjus et qui nous permet de travailler en synergie avec l'unité cynophile de cette commune. Quels sont les missions de la brigade ? AR.
La brigade cynophile a été constituée en réponse aux doléances que nous recevons de la population, et auxquelles nous sommes très sensibles. En ligne de mire, la délinquance de voie publique et le trafic de stupéfiants. Nous entendons apporter une réponse de terrain, un soutien à nos équipes d'intervention et un accroissement de la collaboration avec les unités de la gendarmerie qui sont demandeuses.
L'efficacité des animaux dans ces domaines n'étant plus à démontrer. Quels sont les atouts d'une brigade cynophile ? AR.

La proximité et l'efficacité. Tout agent des forces de l'ordre ayant travaillé avec une unité cynophile vous le dira : le flair et les capacités physiques des chiens sont exceptionnels. Il s'agit Avez-vous déjà des retours de la population ? AR.

De nombreux retours, très encourageants. Nos concitoyens apprécient la présence de ces unités et leur disponibilité, qui arpentent en pédestre, sans relâche nos quartiers et axes de vie et nombreux ont pu être témoins, de leur efficacité en renfort de nos équipes d'intervention, en ce qui concerne les squats qu'ils soient sur des lieux privés ou publics. Comme pour toute unité de la police municipale, je suis de très près leurs actions, avec des échanges quotidiens et réunions avec la hiérarchie de la police municipale.
Tous les points sont abordés et notre travail, qu'il soit préventif ou répressif, s'adapte aux nécessités de terrain, ce que la population apprécie particulièrement.

