26/07/2026

Des ateliers pas si toqués que ça !

Chaque samedi après-midi dans la cuisine de la Maison des Initiatives Sociales (MIS) du quartier de la Beaussière, l’association « Carrément toqué » propose…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 7 juillet 2021 Lecture : 2 min
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Ces ateliers ont été créés en partenariat avec les associations « Trisomie 21 Var », « Louis, Jules et compagnie » et « Vers l’infini et au-delà », qui œuvrent pour l’insertion sociale des personnes porteuses de trisomie 21, avec déficiences intellectuelles ou atteintes de troubles du spectre de l’autisme. Un projet, né de la volonté de Bertrand Mora, un cuisinier au grand cœur, qui a toujours à l’esprit l’envie d’aider son prochain. Il y a une dizaine d’années, j’ai créé mon association avec le désir de partager ma passion avec les enfants, dans le cadre de l’association APAOP. Notre objectif était d’aider les enfants, en situation d’obésité, à mieux manger. Puis, j’ai proposé à la Ville de La Garde, qui m’apporte un soutien sans faille, des ateliers pour les femmes des quartiers prioritaires. Et, j’ai rencontré les responsables de l’association « Trisomie 21 Var ». L’idée de mettre en place des ateliers thérapeutiques est venue tout naturellement.

Vous êtes un homme qui suit son cœur ?

Je ne sais pas si je suis mon cœur mais j’aime me sentir utile. Ce que les bénévoles apportent à l’autre n’est rien comparé à ce qu’ils reçoivent en retour. Il y a quelques années, je cuisinais pour les sans-abris avec l’association « Sans toit, si c’était toi ». C’étaient des moments forts et intenses. Avec ces ateliers thérapeutiques, je vis des instants de grand bonheur. Le sourire de ces enfants et adultes ont une force régénératrice les accompagner tout au long des recettes. Ils confectionnent tout eux-mêmes. Cela me permet de leur apprendre les ficelles de la cuisine, mais aussi à utiliser les appareils et ustensiles de cuisine, en toute sécurité. Dans le groupe, il y a un couple, Jessica et Bastien, qui n’espère qu’une seule chose, c’est de pouvoir s’installer en tant que restaurateur. Pour atteindre cet objectif d’autonomie, je demande aux participants de faire, en amont des ateliers, les courses selon les fiches recettes que je leur envoie. Changer le regard, apprendre à vivre ensemble, à se respecter, tel est le but de ces associations bien trop souvent dans l’ombre.

Photo PRESSE AGENCE.