26/07/2026

La Ville commémore l'immense sacrifice des harkis

Le 25 septembre, c'est avec émotion et dignité, devant le monument aux Morts, que les autorités civiles et militaires, les élus, et Monsieur le Curé ont rendu…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 9 octobre 2021 Lecture : 3 min
La Ville commémore l'immense sacrifice des harkis
La Ville commémore l'immense sacrifice des harkis© La Gazette du Var
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En effet, les harkis méritent que la France entretienne leur souvenir et honore leur mémoire pour le choix déterminant qu'ils ont fait de servir, avec fidélité, avec loyauté, avec honneur, leur pays de cœur. Et ce, au prix d'un immense sacrifice, le plus souvent celui de leur vie, et pour tous les survivants et leur famille, le sacrifice de leur terre, de leurs racines.

La Ville commémore l'immense sacrifice des harkis

PIEDS-NOIRS Pourtant, la France a tardé à donner un statut légitime à ces supplétifs de ses armées. Il a fallu attendre le 9 décembre 1974 pour que les harkis obtiennent le statut d'anciens combattants et le 23 juillet 2010 pour que cette disposition s'applique aussi à ceux restés en Algérie. Il a fallu attendre 2003 et l'initiative du président de la République, Jacques Chirac, pour qu'une journée d'hommage aux harkis soit inscrite au calendrier du souvenir national, et avril 2012 pour que la France, sous les mots du président Nicolas Sarkozy, reconnaisse la responsabilité du gouvernement français dans l'abandon des harkis après la fin de la guerre d'Algérie en 1962.

Reconnaissant un manquement à l'égard de ces auxiliaires de l'armée française, Emmanuel Macron a annoncé, le lundi 20 septembre, qu'un texte de loi serait voté avant la fin de l'année. « Je souhaite qu'à cette occasion la France soit au rendez-vous pour enfin reconnaître et réparer ses manquements. Permettrez-moi d'associer en ce jour de mémoire les pieds-noirs et tous les rapatriés d'Algérie dont une grande partie a également souffert des conditions d'accueil en métropole.

et racontera aux générations futures ce que leur courage, leur honneur, leur sacrifice. Le destin des harkis et des pieds-noirs est douloureusement et intrinsèquement lié dans l'épreuve de la guerre d'Algérie et de ses conséquences. Si ceux qui avaient la force de l'âge à l'heure de cette terrible déchirure que fut la guerre d'Algérie disparaissent, l'histoire, elle, qui survit à nos existences éphémères, retiendra Car évoquer le sacrifice des harkis, c'est évidemment parler de la France, cette France qu'ils ont aimée et choisie telle qu'elle était dans son histoire, dans sa tradition, dans ses valeurs », a lancé François de Canson.

DETTE MORALE Très attaché à cette cérémonie, il a rappelé : « Qui oserait oublier ou ne serait-ce que négliger un tel engagement, un tel dévouement ? Nous ne sommes pas de ceux-là. Nous ne sommes pas de ceux qui relativisent une telle dette morale à l'égard de nos glorieux et héroïques combattants d'Afrique du Nord.

Notre présence, ce matin, dit cela. Elle dit notre reconnaissance aux 60 000 harkis engagés aux côtés des militaires réguliers, des forces supplétives, soit plus de 263 000 musulmans qui, au cours de la guerre d'Algérie, combattirent sous le drapeau français. Ce drapeau qui flotte sur nos mats et nos monuments publics est imprégné du sang des harkis et ce sang participe à l'histoire de notre nation, à sa construction, à sa grandeur.

Nous incliner avec respect, dans l'hommage, c'est exprimer la conscience que nous gardons du prix inestimable de l'engagement de ces hommes, de leur mérite extraordinaire ».

« Ici, à La Londe, nous n'oublions pas la bravoure de vos pères lors de la campagne d'Italie, pendant le débarquement de Provence ou durant la campagne d'Alsace. Nous n'oublions pas que c'est en 1963 que les premières familles harkis étaient parqués vers les camps de transit, les hameaux forestiers ou vers des cités urbaines, les tenant à l'écart de la communauté. Une mise à l'écart que nous n'avons pas connu ici à La Londe grâce à des élus tels que François de Leusse et Philippe de Canson qui très tôt ont pris la mesure de leurs problèmes et de la nécessité d'une intégration rapide pour ces familles arrachées à leur terre natale.

Aujourd'hui, plus que jamais, nous devons poursuivre sur cette voie. Honneurs aux harkis et aux membres des formations supplétives qui ont combattu jusqu'au sacrifice suprême pour la France en Algérie », a conclu le premier magistrat.