Yves Boyer : « C’est un devoir pour les enfants d'être présents à la commémoration de l'Armistice »
90 élèves des classes de CM2 des écoles Jean Jaurès et Antoine Bussone ont participé au 14ème défilé des Flammes de l'Espoir du Souvenir Français, le 8…

Précédés de la police municipale, et derrière les drapeaux du Souvenir Français et des associations patriotiques, les écoliers, les enseignants et les parents d'élèves, ont traversé la ville dans un silence respectueux. Puis, il se sont rassemblés devant le monument aux morts, où les attendaient les élus et Yves Boyer, le président du Souvenir Français.
TRANSMETRE LA MEMOIRE
Dans son intervention, Yves Boyer a rappelé : « Il y a une nécessité de transmettre la mémoire aux générations successives en leur inculquant le souvenir des morts, l'idéal de liberté et l'amour de la patrie ». « Nous sommes réunis sur la place du 11 novembre 1918, devant le monument aux morts, inauguré il y a aujourd'hui 100 ans, en 1921 devant 2 000 personnes, pour rendre hommage aux 57 jeunes Londais « Morts pour la France », pendant la Première Guerre mondiale de 1914-1918 et pour commémorer le 103ème anniversaire de la signature de l'Armistice du 11 novembre 1918. Comme des millions d'autres jeunes français, anglais, belges, canadiens, américains, russes, italiens, tchèques, polonais, ils ont donné leur vie pour défendre notre pays, pour y ramener la paix et la fraternité. Les jeunes allemands ont aussi été très nombreux à périr sur un sol qui n'était pas le leur », a rappelé le président du Souvenir Français. Il a ajouté : « Les survivants ont appelé cette guerre meurtrière, la der des ders. Hélas, quelques années plus tard, la Seconde Guerre mondiale entraîna une nouvelle fois tous ces pays dans un conflit où périrent des milliers d'hommes et de femmes jeunes, avec pour aboutissement une Europe coupée en deux, dans un long processus de guerre froide, entre l'Est et l'Ouest. Vous êtes aujourd'hui porteurs du vœu des disparus de 14-18, nos pères, grands-pères et pour vous arrière, arrières grands-pères ou grands oncles, de nous voir vivre libres dans une France sans guerre, dans une Europe qu'il vous appartient de construire et de défendre avec les jeunes des autres pays ».

NOTRE LIBERTE MENACEE
Selon Yves Boyer : « Les menaces pour nos libertés sont aujourd'hui réelles. Vous devez prendre conscience que le danger est partout et que nous devons y faire face. En 1914, ce sont les instituteurs, les professeurs, ceux qui avaient le savoir et le devoir de le transmettre, qui furent envoyés à la tête de leurs hommes et tués au combat. En 1940, ce sont ces mêmes instituteurs et professeurs qui ont été appelés ou déportés dans les camps d'extermination. En 1954 en Algérie, le premier tué d'une guerre qui dura 8 ans, fut un instituteur et 81 autres y furent assassinés pendant ce long conflit. L'an dernier, c'est un professeur (Samuel Paty) qui a été assassiné devant son établissement scolaire. Ce lourd tribut payé, par ceux que l'on appelait "les hussards de la République", nous invite au respect et à notre éternelle reconnaissance. Ne l'oubliez jamais, ils sont les garants de nos libertés et les porteurs de votre avenir de femmes et d'hommes, de citoyens dans le respect des valeurs de notre République, une et indivisible ». « Le drapeau français, ces trois couleurs bleu, blanc, rouge, l'hymne national, respectez-les ! Aimez votre pays, la France ! Soyez en fiers ! Vous êtes notre relève et porteurs des valeurs de la République, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ! N'oubliez jamais que ceux dont les noms sont gravés sur ce monument ont donné leur vie pour que vive la France et que la plupart d'entre eux n'avait pas 20 ans. Le 11 novembre est un jour férié en mémoire de leur sacrifice. Ce n'est pas un sacrifice mais un devoir d'être présents ici pour la commémoration de l'Armistice du 11 novembre 1918, en hommage à ces 57 jeunes poilus, « Morts pour la France » et auxquels nous associons ceux de la Seconde Guerre mondiale, des guerres d'Indochine, d'Algérie et des Opérations extérieures, ainsi que les membres des forces de l'ordre victimes de leur devoir », a conclu le président du Souvenir Français.

SOLENNITE ET RECUEILLEMENT
Après le dépôt de trois Flammes de l'Espoir par les conseillers municipaux jeunes, représentant chaque classe, les enseignants ont lu les noms des 57 jeunes Londais, morts pour la France entre 1914 à 1918. À la veille des cérémonies de commémoration du 103ème anniversaire de l'Armistice de 1918, cette cérémonie, empreinte de solennité et de recueillement, s'est terminée par la minute de silence, la Marseillaise et le couplet des enfants chanté par les élèves. •

Photos Alain BLANCHOT.