François de Canson : "Pour l’Europe, cette guerre a marqué un déclin irrémédiable"
Lors de la célébration du 103ème anniversaire de l'Armistice du 11 novembre 1918, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, a rappelé l'impérative…

Ce qu'ils ont fait, écrit Genevoix, « c’est plus qu'on ne pouvait demander à des hommes. Et ils l'ont fait ». « Notre honneur nous commande d’entretenir la mémoire de nos anciens combattants, en ce jour où il y a exactement un an, Maurice Genevoix entrait au Panthéon, lui qui a su si bien décrire l’horreur de cette guerre aussi bien que le courage de ceux qui ont combattu dans des conditions que nous avons peine à imaginer », rappelait le maire. « Chacun a évidemment en tête les grandes batailles de cette Grande Guerre : celle de Verdun – la plus longue et peut-être la plus célèbre –, celle de la Somme – la plus meurtrière avec 1,2 million de morts –, ou encore celle de la Marne – la plus capitale certainement, dès septembre 1914 (...). Au onzième jour du onzième mois de la cinquième année de guerre, les armes se sont tues (...). L'annonce du cessez-le-feu sur le front, par sonnerie de clairon, donne naissance à des scènes d'émotion, de fraternisation, d'immense soulagement (...). Plus que la joie de la victoire, c'est le soulagement qui est ainsi exprimé à la fin d'un conflit particulièrement meurtrier qui n'engendrera pas l'ère pacifiste qu'il nous promettait », soulignait François de Canson.
DECLIN DE L’EUROPE

Analysant les conséquences de la paix, le premier magistrat ajoutait : « En effet, pour l’Europe, cette guerre marquait un déclin irrémédiable. Après 1918, les cartes du monde allaient être profondément rebattues et notre continent allait y perdre son rôle prédominant. De grandes puissances avaient émergé dans d’autres régions du monde : aux États-Unis, mais aussi, en Asie. Pour l’Europe, pourtant, le pire était à venir (...). Si la France et ses Alliés avaient gagné la guerre, ils n’avaient pas gagné la paix ». « En ce 103ème anniversaire de l’Armistice de 1918, honorons la mémoire des 10 millions de morts (...). Les noms gravés sur notre Monument aux Morts nous rappellent les valeurs d’honneur, de courage et de dévouement (...). Et dans ce même mouvement, la France reconnaissante fait cortège au cercueil de Hubert Germain jusqu’à la crypte du mémorial de la France Combattante au Mont Valérien. Dernier dans la mort, parmi les premiers de 1940, Hubert Germain est le porte étendard des 1038 illustres qui ont tant fait pour l’idéal de liberté », a conclu, dans un élan lyrique, François de Canson (...). •






Photos Alain BLANCHOT.