Philippe Leonelli : « La 1ère Guerre mondiale a ravagé le continent européen »
Lors de la commémoration de l’Armistice du 11 novembre 1918, Philippe Leonelli, maire de Cavalaire-sur-Mer, a rappelé que « cette guerre, qui devait pourtant…

Il y a 103 ans, le 11ème jour du 11ème mois à 11h, la 1ère Guerre mondiale prenait fin. Le conflit a duré 1 560 jours. Elle s’achève avec un lourd bilan. Plus de 18 millions de personnes, dont 9 millions de civils et 1 400.000 Français y laissent leur vie. Six millions de combattants sont sérieusement blessés. Parmi eux, les gueules cassées. La France de l’après-guerre sera peuplée de tous ces mutilés, aux visages meurtris. « Plus d’un million de morts, des millions de blessés et de mutilés, des veuves et des orphelins par centaines de milliers, des pertes matérielles incommensurables. C'était aussi une blessure de l'âme ! Qui pouvait ressentir sans les avoir vécus, la misère quotidienne du soldat, le froid de l'hiver et la maladie dans les tranchées, l'insoutenable pression des bombardements ? Les attaques incessantes, la mort du frère d'armes, et l'interminable longueur de ces quatre années, quatre fois recommencées ». L'Armistice du 11 novembre sonna la fin de ces terribles épreuves. Elle fut aussi un jour de gloire, de liberté, de paix, et d'unité retrouvées, même si celles-ci ne s'installèrent pas de façon durable. Philippe Leonelli a repris : « Nous sommes les héritiers de cette volonté de paix. Depuis un demi-siècle, au lendemain d’une autre épreuve terrible, la deuxième guerre mondiale, nous avons bâti, patiemment, les conditions d’une paix durable, d’une fraternité retrouvée entre des peuples qui se sont tant combattus. En ce jour anniversaire dans nos villes et dans nos villages, toutes les générations se rassemblent et se recueillent devant le Monument aux Morts. Les familles se souviennent et honorent ceux qui ont accompli le sacrifice suprême pour que vive la France. Elles célèbrent aussi la construction d'une Europe unie qui a su garantir la paix sur notre continent et entre nos peuples ». « Cette paix qu'ils ont su gagner, c'est à nous, non seulement, de la préserver mais encore de la renforcer. Rejetons donc toute forme d'idéologie totalitaire, d'où ne peut surgir que le malheur des hommes. Puisse cette date rester comme un repère dans nos consciences. Le devoir de mémoire n'a de sens que s'il est largement partagé. Seule cette mémoire peut nous permettre d'affirmer que nous ne sommes pas condamnés à revivre demain les horreurs d'hier. Il nous faut donc en permanence entretenir le souvenir de ceux qui ont payé de leur vie pour notre liberté », a conclu Philippe Leonelli.
En présence de :

Bernard JOBERT, maire de La Croix-Valmer, Mmes et MM. les élus, Colonel Christophe ANDERSON, MM. les porte-drapeaux, Mmes et MM. les représentants des associations des Anciens combattants, Les enfants et le Conseil municipal des jeunes.






Photos PRESSE AGENCE.