26/07/2026

Un monument dédié à la mémoire de l'équipage

Inaugurée en 1927 grâce à une souscription d'envergure, l'imposante aile de granit se trouve, symboliquement, face à la base militaire de Cuers-Pierrefeu, où…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 17 janvier 2022 Lecture : 2 min
Un monument dédié à la mémoire de l'équipage
Un monument dédié à la mémoire de l'équipage© La Gazette du Var
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Dès l'avis officiel de la disparition du dirigeable, un Comité, sur l'initiative de la municipalité, se forma à Pierrefeudu-Var, sous la présidence du docteur Mercier, en vue de faire appel à la générosité publique. Le 31 décembre 1923, le Comité fut autorisé par le préfet du Var à ouvrir une souscription, confirmé par un arrêté du Ministère de l'Intérieur, le 18 juillet 1924.

SOUSCRIPTIONS EN FRANCE, EN BELGIQUE ET À MONACO

Un monument dédié à la mémoire de l'équipage

622 Conseils municipaux de 33 départements et 21 Conseils généraux, y ont contribué en versant des subventions. Le Comité a aussi enregistré 31 versements des administrations de la Marine, 117 versements de collectivités et 343 versements individuels. En outre, des souscriptions publiques ont été ouvertes en Principauté de Monaco et en Belgique. Car, les Belges et les Monégasques n'étaient pas indifférents à la disparition du plus magnifique et du plus réputé appareil de la flotte aérienne française qui portait le nom des glorieux champs de batailles où s'étaient illustrés les fusiliers marins. Par décret du président de la République (24 novembre 1924), le Conseil municipal de Pierrefeu-du-Var a été autorisé à offrir un emplacement sur une place publique pour y élever le monument. Un jury fut nommé le 31 juillet 1924. Le concours eut lieu le 7 février 1925 et 19 projets furent présentés. Le 1er prix fut attribué au projet portant la devise : « Pure création de l'esprit, l'architecte éternise les grandes pensées », une oeuvre superbe de Roux-Spit (architecte), premier Grand Prix de Rome, et Armand Martial (statuaire), également Grand Prix de Rome.

GRANIT IMPERIAL

C'est la Maison Barbedienne de Paris, universellement connue, qui s'engagea à exécuter la construction, au prix de 55 000 francs. M. Barbedienne consentit un effort financier personnel de 100 000 francs. Depuis, le monument s'élève à une hauteur de 14 mètres, sur une belle place de la ville. Il a été construit avec du granit impérial de Corse, d'une particulière beauté, composé de feldspath rose foncé ou incarnat et de quartz gris. Un matériau travaillé à la pointe. Symbolisant le grand idéal qui animèrent le commandant Plessis de Grenédan et ses compagnons, l'architecte et le statuaire ont dégagé du granit d'héroïques ailes. Taillées dans la plus durable des matières, elles s'élèvent vers le ciel, visibles de la grande plaine, entre Cuers et Puget-Ville. Classé au patrimoine culturel du 20ème siècle, le monument doit être prochainement rénové.

La source principale de cet article provient d'Henri PAGUET, secrétaire de la mairie et du Comité, à l'occasion de l'inauguration de la stèle, le 22 mai 1927.

Nicolas TUDORT – Photos Alain BLANCHOT.