26/07/2026

« Nous autres à La Londe » se souvient du massacre du 26 mars 1962

7 jours après les accords d'Evian, qui doivent mettre fin à la guerre d’Algérie, le 26 mars 1962, une manifestation pacifique, composée de nombreuses femmes…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 4 avril 2022 Lecture : 2 min
« Nous autres à La Londe » se souvient du massacre du 26 mars 1962
« Nous autres à La Londe » se souvient du massacre du 26 mars 1962© La Gazette du Var
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Et, ce 26 mars 1962, plusieurs dizaines de pieds noirs tombent sous les balles de militaires français à Alger, pendant cette manifestation pacifique. Aujourd'hui, la souffrance des survivants est toujours vive. Soixante ans après, les souvenirs sont intacts. La douleur aussi.

80 MORTS ET PLUS DE 200 BLESSES

« Nous autres à La Londe » se souvient du massacre du 26 mars 1962

Le 26 mars 1962, un soleil printanier chauffe doucement Alger. Les accords d'Evian ont été signés huit jours auparavant, établissant la fin de la guerre d'Algérie et un cessez-le-feu. Mais à la suite de la mort de sept appelés du contingent, tués par l'OAS, le quartier de Bab El-Oued est en état de siège. L'armée française est à la recherche de suspects. En soutien aux habitants de Bab El-Oued et à l'appel de l'OAS, une manifestation est organisée sur le plateau des Glières. Devant la grande Poste, un détachement de tirailleurs semble nerveux et prêt à en découdre. Soudain, un militaire lâche une première rafale de mitraillette ! Cela dure 12 longues minutes. Malgré les appels désespérés d'un homme qui supplie le chef de la troupe de crier « halte au feu », on dénombre plus de 80 morts dont deux jeunes filles de 10 et 15 ans ! Et, on comptabilise au moins 200 blessés. 60 ans après cet événement meurtrier, comme chaque année, l'association « Nous autres à la Londe » se réunit devant le monument dédié aux morts d'Afrique du Nord, au cimetière de La Londe-les-Maures. En l'absence du président Georges Tredici, c'est Claudine Lopez, membre du bureau de l'association, qui a lu le message afin d'honorer celles et ceux tombés ce jour-là pour l'amour du drapeau tricolore et de leur terre d'Algérie. Après un dépôt de gerbe et une minute de silence, l'assemblée a entonné la Marseillaise et le chant des africains, en présence de Alain Hanana, porte-drapeau du comité local du Souvenir Français, seule association patriotique représentée.

« Nous autres à La Londe » se souvient du massacre du 26 mars 1962

Photos Georges COCHET.