26/07/2026

Yannick Simon : « On essaye de gérer au mieux, malgré la baisse des dotations de l’État »

Président de la Communauté de communes Coeur du Var, Yannick Simon entame son deuxième mandat de maire de Cabasse, après avoir été réélu en 2020. Il répond…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 4 avril 2022 Lecture : 2 min
Yannick Simon : « On essaye de gérer au mieux, malgré la baisse des dotations de l’État »
Yannick Simon : « On essaye de gérer au mieux, malgré la baisse des dotations de l’État »© La Gazette du Var
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Comment se passe la gestion de votre commune ? Yannick SIMON. Tout va à peu près bien, à part les problématiques liées aux maires des petites communes, c'est à dire les baisses de dotations, notamment de l'État. On essaye de gérer au mieux avec les moyens que l'on a, sans mettre en péril les comptes publics et sans taper dans la poche des administrés.

Yannick Simon : « On essaye de gérer au mieux, malgré la baisse des dotations de l’État »

Tout va à peu près bien, à part les problématiques liées aux maires des petites communes, c'est à dire les baisses de dotations, notamment de l’État. On essaye de gérer au mieux avec les moyens que l’on a, sans mettre en péril les comptes publics et sans taper dans la poche des administrés. On arrive à faire des projets.

On arrive à faire des projets. Pourtant, la ville ne manque pas d'atouts ? YS.

Nous comptons 2000 habitants, Cabasse était une commune industrielle et minière jusqu'en 1990 avec la fermeture des mines de bauxite. C'est ici que se trouvait la plus grande mine d'Europe ! Maintenant, l'activité économique est tournée vers la viticulture avec un peu de tourisme vert et un développement de gîtes et de chambres d'hôtes.

Cela marche très bien.

En termes d'équipements, où en êtes-vous ? YS. Nous avons réalisé une maison médicale, d'énormes travaux sur l'assainissement et on essaye d'agrémenter la vie des citoyens en développant le tissu associatif notamment.

Et comment cela se passe-t-il au niveau de la Communauté de communes ? YS. Je suis président de Cœur du Var depuis juillet 2020.

C'est la continuité, même si les présidents changent. Nous sommes sur la finition du centre des Sigues pour accueillir le centre de loisirs, les CLSH. Nous sommes sur le projet de Var Eco Pôle qui est une zone économique haut de gamme, afin d'attirer des entreprises de haute technologie pour faire le développement haut de l'intercommunalité.

Cela rapporte à toutes les communes, car nous sommes en fiscalité professionnelle unique. C'est-à-dire que nous captons la CFE, l'ex taxe professionnelle au niveau de l'intercommunalité. Cela nous permet d'investir sur d'autres projets, notamment un centre aquatique, une ressourcerie sur Pignans.

Nous sommes en train de passer en transition écologique et nous devrons rénover nos bâtiments, développer des salons thématiques, etc.

Et qu'en est-il du Plan Alimentaire Territorial ? YS. En effet, mon grand projet est le Plan Alimentaire Territorial.

Ce projet ambitieux, c'est l'autonomie alimentaire, dans un premier temps, orientée vers les cantines scolaires et ensuite à tout le monde. C'est un investissement énorme. Cela veut dire qu'il va falloir que l'on produise du maraîchage, du protéagineux, peut-être de l'élevage.

On est sur une monoculture de vignes. Il va falloir se diversifier ! Installer des exploitants capables de travailler et de vivre de leur travail, d'installer de véritables circuits courts.

Je vais essayer d'être le facilitateur de ce projet avec la Société du Canal de Provence, UNEDIS et la Chambre d'Agriculture, les exploitants.

Quels sont vos autres projets ? YS. L'autre sujet, c'est la reconquête des friches agricoles qui est un enjeu très important. C'est un projet local avec des interlocuteurs locaux. Je souhaite parvenir à un protocole avant 2030.

Photo PRESSE AGENCE.