26/07/2026

« Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ?

Forte de 110 adhérents, l'association s'est réunie le 11 juin pour un pique- nique à la plage de l'Argentière, en présence de François de Canson, maire de La…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 18 juin 2022 Lecture : 2 min
« Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ?
« Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ?© La Gazette du Var
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Chaque année, l'association commémore l'arrivée des pieds noirs et des harkis en métropole, il y a 60 ans. Après un émouvant discours du président Georges Tredici, François de Canson s'est adressé à cette communauté, avec des mots justes, emprunts de sincérité et de justesse.

SOUTIEN DE FRANCOIS DE CANSON

« Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ?

Depuis 2008, le premier magistrat et son conseil municipal ont toujours été aux côtés de cette association familiale qui a trouvé en François de Canson, une personne à l'écoute. Et comme des mots aux actes il n'y a qu'un pas, l'association se félicite de la rénovation par la Ville de la stèle, située au cimetière. Dans son intervention, Georges Tredici a rappelé que les pieds noirs n'avaient pas eu d'autres choix que de quitter l'Algérie en 1962 : « Il y a maintenant 60 ans que nous avons dû faire le choix de notre vie, entre la valise ou le cercueil, c'est à dire rester ou mourir ou partir pour survivre. Nos vies étaient bouleversées, de quitter cette terre pour qui beaucoup d'entrenous ne reverraient plus jamais » ! Il ajoutait : « Nos anciens, nos pionniers enracinés, travailleurs, entrepreneurs étaient robustes et fiers d'être Français. Qui sous le soleil d'Alger, de Bône, de Constantine, d'Oran, ces départements français d'Algérie qui ont chéri la patrie jusqu'à la mort ». « Pour ceux qui ont leur mémoire dans la peau, pour ceux à qui l'on a arraché la part essentielle d'une vie : leur enfance, leur jeunesse, ses paysages, ses odeurs, son école, ses amis, ses cimetières. Comment oublier cet héritage, cette part de nous-mêmes ? Comment oublier ces milliers de victimes civiles et militaires ? Comment oublier ces harkis abandonnés à leurs assassins ? Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ? La journée s’est poursuivie par un apéritif à la pied noir et un succulent méchoui préparé pour les 90 convives.

« Comment ne pas se souvenir de ce cauchemar » ?

Texte et photos Georges COCHET.