François de Canson : "Ne pas renoncer et ne pas céder à l'abandon" !
Il y a 82 ans, face à l'anesthésie générale par la démission du Gouvernement Français, face à la défaite militaire et à l'humiliation du défilé de l'Allemagne…

Au soir du 18 juin 1940, devant les micros de la BBC, une voix s'élève et lance un appel solennel à la poursuite des combats. Cette vois, c'est celle du général de Gaulle, arrivé la veille à Londres.
RESISTANCE

« Le dernier mot est-il dit ? L'espérance doitelle disparaître ? La défaite est-elle définitive ? Non ! Rien n’est perdu pour la France. Les mêmes moyens qui nous ont vaincus peuvent faire venir un jour la victoire. Cette guerre n'est pas limitée au territoire malheureux de notre pays. Cette guerre n'est pas tranchée par la bataille de France. Cette guerre est une guerre mondiale. Quoi qu'il arrive, la Flamme de la résistance française ne doit pas s'éteindre et ne s'éteindra pas ». « Ces mots furent un phare dans l'obscurité de consciences. Ce jour-là, rares sont ceux, en France, qui ont entendu son appel sur les ondes. Mais, il a permis, cependant, de soulever un vent d'espoir. Et, dans l'ombre, dans la clandestinité, la flamme de la Résistance française a commencé à briller. Puis, avec vigueur et partout les forces de l'intelligence et de la Résistance se sont levées, se sont organisées et ont combattu », a rappelé François de Canson. Cet appel, il le réitérera, quelques jours plus tard, espérant toucher un plus grand nombre : « Si les forces de la liberté triomphaient finalement celles de la servitude, quel serait le destin d'une France soumise à l'ennemi ? L'honneur, le bon sens, l'intérêt de la patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront. J'invite tous les Français qui veulent rester libres à m'écouter et à me suivre ». De Gaulle disait encore : « La France ne peut être la France sans la grandeur ».
DIGNITE ET LIBERTE

Le maire a ajouté : « Nous lui devons les premiers pas de notre pays vers la reconquête de sa dignité et de sa liberté. La place du 18 juin dans l'Histoire de la France est dès lors toute singulière. Ce n'est ni un jour de victoire, ni de défaite, pas plus un jour de révolution. C'est un jour où croît le péril mais croît aussi ce qui sauve. À la déroute militaire aurait pu s'ajouter la déroute morale. Et à l'humiliation s'adjoindre le déshonneur. Ce 18 juin 1940, le péril du déshonneur était bien présent mais l'Appel du général nous en a sauvés. Il a conduit à l'intensification des actions de résistance puis à l'unification progressive de ses mouvements. Il a conduit aux actions dans le Maquis, à Bir Hakeim et El Alamein ou au débarquement du 15 août en Provence. Il y a peu d'épisodes dans la grande histoire de notre pays où le destin et l'honneur de la France ont ainsi reposé sur les épaules d'un seul homme ». Puis, le premier magistrat a conclu : « Aujourd'hui, l'appel du 18 juin 1940 garde toute sa signification : ne pas renoncer, ne pas céder à l'abandon, se battre et faire front collectivement, au nom des valeurs universelles. Car si le 18 juin appartient à notre Histoire, il ne doit pas faire partie de notre passé.





Photos ALAIN BLANCHOT