26/07/2026

Philippe Leonelli veut repenser intelligemment l’aménagement urbain

Le 21 juillet, l'inauguration de la Place des bains - Michel Durafour restera un jour important pour la commune.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 17 août 2022 Lecture : 6 min
Philippe Leonelli veut repenser intelligemment l’aménagement urbain
Philippe Leonelli veut repenser intelligemment l’aménagement urbain© La Gazette du Var
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Après 3 mois de travaux, Philippe Leonelli et le Conseil municipal accueillaient leurs nombreux invités, notamment Madame Durafour, veuve de Michel Durafour, partageant un moment de convivialité sur cette place réaménagée qui incarne l'ambition qui anime la Municipalité.

Philippe Leonelli veut repenser intelligemment l’aménagement urbain

CADRE ENVIRONNEMENTAL L'objectif de Philippe Leonelli était de transformer ce quartier afin d'offrir aux Cavalairoises et aux Cavalairois un nouvel espace public partagé, agrémenté de nouveaux mobiliers urbains dans un cadre environnemental où la végétation a toute sa place. « Plus qu'un espace de respiration, cette place, située à la croisée des grands axes de circulation du centre-ville, entre l'avenue des Alliés et le port Héracléa, va permettre aux piétons de mieux circuler entre les différents pôles d'attraction de la commune. Elle sera ce lien économique indispensable entre le port, le centre-ville et notre futur Cœur de ville (...)

Notre objectif est aussi de faire émerger une volonté collective de repenser intelligemment nos places, nos espaces et nos lieux dont l'aménagement ne répond plus aux besoins des habitants et leur rendre un espace libéré, fluide afin qu'ils puissent se déplacer, s'arrêter, flâner, se rencontrer, boire un verre, échanger... C'est dans cet esprit que nous avons réaménagé notre Place des Arts, à proximité de la mairie, pour en faire un jardin des senteurs où résidents et vacanciers peuvent se retrouver pour découvrir ou redécouvrir les plus belles plantes aromatiques de notre région ou simplement se poser un instant à l'ombre de notre magnifique faux poivrier », a constaté Philippe Leonelli.

COMMENTAIRES ANONYMES Toutefois, le premier magistrat, avec un peu d'amertume, est revenu sur les commentaires qui ont fusé durant les travaux : « Que n'ai-je entendu sur ces travaux ? Certains, la plupart anonymes d'ailleurs, comme quoi le courage, n'est pas donné à tous, ont multiplié les attaques sur les réseaux sociaux alors que le chantier venait à peine de commencer ! Il y a eu les allusions aux privilèges soi-disant accordés au commerçant qui a racheté l'établissement Pellassy.

Ce fut ensuite la mise en place des conteneurs de tri sélectif ! À peine posés, ils ont déclenché un déferlement de violence verbale non justifié puisque nous avions prévus de procéder à leur camouflage !

Chose faite aujourd'hui. Nous avons eu droit pêle-mêle aux remarques « pas assez fleuri », « pas assez de verdure », alors que tout n'était pas encore planté ! Pire, nous avons eu des commentaires sur les arbres trop petits alors qu'ils n'avaient pas encore été achetés ! Trop de béton aussi ai-je pu lire encore ce matin !

Alors, je vais faire aussi mon mea-culpa. Il est probable que nous n'ayons pas assez communiqué en amont sur l'aménagement de cette place. Pour autant, cela méritait-il ce lynchage d'opposants sur les réseaux sociaux ?

Je vous pose la question. Ces réactions sont regrettables car injustifiées mais elles sont malheureusement devenues un sport national en raison de l'instantanéité des réseaux sociaux. Et ceux qui critiquaient hier sont les mêmes qui me disent aujourd'hui que cette place finalisée est magnifique » !

ETRE VISIONNAIRE En effet, il faut se souvenir de l'état de cette place, délaissée par les précédentes Municipalités. D'autant que son aménagement avait été réclamé par les commerçants au lendemain de l'élection de Philippe Leonelli, en 2014. Une place marquée par ces jardinières monumentales qui limitaient l'accessibilité et empêchaient toute circulation piétonne, un côté impersonnel et déshumanisé, un manque de convivialité, de dynamisme et d'animations !

Bref, une place intraversable, où il n'y avait jamais personne ! La Ville a profité de l'arrivée de nouveaux commerçants sur cette place pour repenser les choses et étudier de nouveaux d'aménagements.

« Je dois dire avant tout que cette idée de réaménagement ne date pas d'hier puisque nous avions déjà demandé un devis à un architecte paysagiste, il y a quelques années. Mais était-ce une erreur ? Je ne le pense pas.

Je suis même certain du contraire. Que ne m'aurait-on dit si, à l'inverse, je n'avais pas pris les choses en mains ? Je vous le dis : on aurait critiqué mon inaction.

Et je veux bien tout entendre, mais pas ça ! Car l'inaction ne fait pas partie de mon langage ni de mon mode de pensée, encore moins de mon quotidien.

Et pour être tout à fait transparent, la Ville n'a financé que la part des travaux qu'elle a engagée. La terrasse a été financée par le propriétaire de l'établissement qui, soit dit en passant, paiera également une redevance à l'année. Il n'y a donc ni magouilles, ni privilèges, juste l'envie de faire avancer les choses, ce pourquoi vous nous avez élus.

Alors je sais que le maire cristallise tous les mécontentements. Il a le dos large, les couteaux faciles à planter et c'est de bonne guerre finalement.... Quoique parfois un peu lourd, croyez-moi.

On vit dans un monde, dans lequel on vous demande toujours plus et toujours plus vite et sans que cela ne dérange personne. Moi je ne sais pas faire ! Mais être maire, c'est être visionnaire.

C'est être capable de faire le bon constat avant tout le monde, en toute objectivité pour apporter les bonnes solutions. C'est porter un regard innovant avec l'expérience indispensable pour donner à sa commune un nouvel élan. C'est être clairvoyant lorsque nous parlons d'aménagement du territoire et de création d'équipements publics.

Nous travaillons pour les générations futures. Ne l'oubliez jamais.

Et nous avons le devoir de le faire, de bien le faire » ! VILLE EXEMPLAIRE Ainsi, la Ville a déjà entamé sa transformation, au port, un des tous premiers de France à obtenir la certification Port propre, qui travaille depuis 2 ans au développement d'un partenariat avec l'association des Coiffeurs justes et de l'entreprise Ecohair pour lutter contre la pollution marine, de la Maison de la Nature dont les travaux débutent en septembre, avec une référence qualité environnementale niveau or, avec la Maison Foncin et son musée de la cartographie, le projet Cœur de ville, qui sera un modèle sur le plan environnemental, du PLU, dont l'objectif est de réintégrer la nature en ville, du plan de rénovation énergétique sur les bâtiments publics, de la charte des terrasses et des enseignes commerciales avec le CAUE du Var.

Le premier magistrat a conclu : « Avec mon équipe, nous sommes fiers de porter ces projets qui feront de Cavalaire, une ville encore plus forte et plus attractive et ce n'est pas terminé. Car je suis bien décidé à faire de Cavalaire, une commune exemplaire en matière de développement durable. Ma motivation est grande, ma volonté encore plus forte.

L'heure est à l'action.

Et nous n'avons plus de temps à perdre ».

Photo Alain BLANCHOT.