600 Commandos d'Afrique à l'assaut de la falaise du Cap Nègre !
Dans la nuit du 15 août 1944, 600 Commandos d'Afrique, se préparent à l'assaut de la falaise du Cap Nègre et au débarquement sur la plage du Rayol Canadel.

Une troupe d'élite, composée de jeunes hommes, en avant-garde des Forces Alliées, bientôt héros d'une liberté retrouvée. L'histoire de la guerre 39/45 retient que ce fut l'un des plus spectaculaires fait d'armes, accompli par ces soldats volontaires au cours duquel beaucoup trop ont laissé leur vie. Une journée historique patiemment reconstituée par Gil Bernardi : « D'une main sûre, le Commandant a affaissé le drapeau de la Kriegsmarine et l'a remplacé par celui de la France. Après un an et dix mois d'occupation. Au pied du mât de la bastide du Cap Nègre un peloton des Commandos d'Afrique poussiéreux, au garde à vous, présente les armes. Ils célèbrent la libération d'une parcelle de la Nation qu'ils viennent d'emporter, et quelle parcelle ! Une formidable fortification hérissée de canons qu'ils viennent de prendre à l'ennemi. Ils n'y croient pas, médusés d'être encore en vie après une nuit de combats ou tant des leurs ont été blessés ou sont morts. Les yeux rougis de fatigue après une nuit d'attaques féroces sans repos, alors que le crépitement des armes automatiques résonne toujours sur les flancs des falaises ravagées par les bombardements, les explosions et la sauvagerie des assauts car il a fallu prendre une à une les casemates pour en extirper les Feldgraus ».
JACQUES CHIRAC

Puis, l'émerveillement de jeunes spectateurs : « Aux côtés d'André Faraggi, et du colonel Bouvet, le petit Jean-Marie, du haut de ses cinq ans, assiste à la scène avec l'admiration pour ce commandant dont il ne connaît ni le rôle dans la prise du Cap Nègre, ni n'a deviné la fonction secrète et pourtant essentielle révélée par l'uniforme de l'Armée française qu'il porte fièrement - tout convaincu qu'il était, jusqu'à l'heure, du métier d'ingénieur à la Société Provençale Industrielle exercé par son père. Le débarquement, la guerre, le petit bonhomme les a vécus comme un jeu : blotti dans les bras le premier magistrat de sa mère, à jouer à cache-cache dans le creux de la falaise, sous le chemin de ronde, pour s'abriter des bombardements alliés du 12 août. A courir sur les pentes du Cap, entre les sentinelles ennemies qui lui souriaient. Mais avec lesquelles il ne devait surtout pas engager la conversation, puis réfugié dans la nuit du 13 au 14 août dans la villa des Potez au Rayol, au prétexte d'autres jeux d'enfants avec le grand Jacques, 12 ans, celui de la famille Chirac. Il ne comprendra que bien plus tard la raison de ce proche et temporaire exil. « Nancy va se coucher dans l'herbe » était le signal lancé par radio Londres. Il les a bien vues ces vitres cassées par le souffle des explosions, l'eau du robinet coupée, les a rappelé cratères béants. Mais sa famille s'est ingéniée à lui présenter les préparatifs du débarquement de Provence comme une nouvelle aventure, effrayante parfois, mais distrayante pour un bambin de son âge. Aussi ne comprend-t-il pas tout à fait pourquoi son père a revêtu un uniforme kaki-clair, et pourquoi ce grand gaillard qu'il n'avait jamais vu pleurer, laisse échapper une larme. Lui qui ne trahit jamais la moindre émotion, alors qu'il fixe les couleurs tricolores sur le mât de la propriété familiale », a repris Gil Bernardi (...).
En présence de : Pierre Velsch, commandeur de la légion d'honneur, Commando d'Afrique ayant débarqué au Lavandou, Frédéric Cuvellier, ancien ministre, maire de Boulogne sur-Mer, François de Canson, vice-président de la Région, maire de La Londe-les- Maures, François Arizzi, maire de Bormes-les-Mimosas, Agnès Boehm, adjointe au maire du Rayol-Canadel, Des élus de l'intercommunalité, Des représentants de la gendarmerie, de la police municipale, des sapeurspompiers, de la SNSM, du Comité Communal des Feux de Forêts, des anciens combattants, des associations patriotiques et mémorielles, de Provence 44 et Bormes 44.

Francine MARIE.