26/07/2026

Hommage à deux soldats du 1er Commando d'Afrique

Si la devise des Commandos d'Afrique est « Sans pitié », ces hommes n'ont pas épargné leurs efforts et ont donné leur sang et leur vie pour sauver leur pays.…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 22 septembre 2022 Lecture : 2 min
Hommage à deux soldats du 1er Commando d'Afrique
Hommage à deux soldats du 1er Commando d'Afrique© La Gazette du Var
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En rénovant deux plaques mémorielles dans le cimetière de Solliès-Toucas, l'amicale des Commandos d'Afrique poursuit, inlassablement, les engagements pris lors de sa création en 1945.

ATTAQUE DU COUDON

Hommage à deux soldats du 1er Commando d'Afrique

En août, lors de la commémoration de la libération de Solliès-Toucas, un hommage a été rendu à deux jeunes du village, à peine âgés de 17 ans. Il s'agit de Jean Francesetti, natif de Bormes-les-Mimosas, et André Vigié, natif de Toulon. Après avoir falsifié leurs papiers, ils ont rejoint, dans la soirée du 19 août 1944, le groupe des Commandos d'Afrique qui se préparait à l'attaque du Coudon. Ces deux jeunes engagés volontaires ne se doutaient pas qu'ils seraient tués, quelques semaines plus tard, dans un sous-bois où les attendaient des allemands, fermement décidés à se battre jusqu'au bout. Après leur intégration dans le 1er Commando du capitaine Ducournau et leur transfert dans le Doubs, c'est leur baptême du feu, avec les jeunes ralliés des groupes FFI et FTP. Mais, pour les Commandos d'Afrique, ce nouvel épisode est presque une routine, aguerris par les combats de l’Île d'Elbe, du Cap Nègre, de Mauvanne et du Coudon.

FRANCOIS DE LEUSSE

Hommage à deux soldats du 1er Commando d'Afrique

Du 16 au 26 octobre 1944, lors des combats des Vosges à Grosse Pierre, le Haut du Tonteux et l'Est de Cornimont, les Commandos d'Afrique et de Provence subissent de très lourdes pertes, à cause du manque d'entraînement des nouveaux intégrés, et à une erreur du haut commandement. Du 17 au 20 novembre, c'est le combat pour la libération du Territoire de Belfort. Chagey, Chalonvillars, le Mont Salbert, où est tué le Londais Joseph Spada, engagé le 18 août après la libération de son village. Puis, ils pénètrent dans Cravanche, Valdoie, Belfort. Le 21 novembre, ce sont les combats du Martinet et d'Offemont. Après une attaque du 1er Commando, au cours de laquelle périssent Jean Francesetti et André Vigié, le 3ème Commando du capitaine François de Leusse, libérateur du Fort de Brégançon et futur maire de La Londe-les-Maures, est décimé. 47 Commandos tombent au champ d'honneur. Le lieutenant algérien Djaider Hocine, qui avait déclaré morts nos jeunes varois, est tué huit jours plus tard dans la forêt de Cernay. « Semailles de sang, moissons de gloire ». Leur citation évoque la marche victorieuse, marquée par la mort de plus de 400 d'entre eux, 60 disparus, et plus de 1 000 blessés.

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Yves BOYER - Photos Alain BLANCHOT.