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Gil Bernardi : « Nos projets sont calibrés à l’aulne du changement climatique »

Visiblement à l’occasion de la cérémonie des vœux, le 9 janvier, Gil Bernard était heureux de reprendre le cycle - presque naturel - de la vie communale.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 19 janvier 2023 Lecture : 5 min
Gil Bernardi : « Nos projets sont calibrés à l’aulne du changement climatique »
Gil Bernardi : « Nos projets sont calibrés à l’aulne du changement climatique »© La Gazette du Var
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Après cette disette de rassemblements traditionnels, de retrouvailles pour la présentation des vœux qui nous avaient tant manquées ! Même si la prudence nous incite à des embrassades mesurées. L'essentiel de cette communion villageoise est là, pour ce temps fort de la vie publique (...)

Gil Bernardi : « Nos projets sont calibrés à l’aulne du changement climatique »

PERSPECTIVES Car pour Gil Bernardi, les vœux sont l'occasion de se pencher sur les perspectives, les réalisations, les accomplissements communs, les projets, pour améliorer le quotidien de la Cité (...) Il explique : « Le changement de vocabulaire, de sémantique, de paradigme est impressionnant avec la fin de l'abondance, la sobriété énergétique, l'adaptation aux changements climatiques, la réduction de l'empreinte carbone. Des termes pourtant présents, depuis bien des années, aux menus de nos travaux, de nos budgets et dans les ambitions que nous nourrissons pour Le Lavandou.

Rien de bien nouveau donc, sinon l'acuité et la concordance, dans ce climat anxiogène relayé par les médias et que nous recevons plutôt sereinement chez nous, tant la démarche multiforme est engagée depuis bien longtemps. Je crois même avoir été un peu lancinant avec la nécessité de préserver notre capital sable et vous avoir submergés de banquettes de posidonie » (...) !

Pourtant, le premier magistrat de la Cité des dauphins en est bien conscient. Il faut redoubler d'efforts, pour faire face à la crise énergétique et aux effets du changement climatique qui s'imposent comme une évidence, sur nos repères littoraux, notamment. NOUVEL HORIZON Le premier magistrat reprend : « Nous avons bien compris que le déploiement de bornes électriques, de véhicules performants, de plantations moins gourmandes en eau ou d'une gestion raisonnée du sable ne suffiraient pas, pas plus que l'extinction d'un lampadaire sur deux, pendant quelques nuits, ne sauverait le pays du black-out.

C'est pourquoi, il nous faut redoubler d'ardeur sur la durée pour être au niveau des défis conjugués, qui, avec les difficultés du pouvoir d'achat, forment un nouvel horizon sociétal ». Bref, le message du maire est clair : celui d'une commune au rendez-vous des challenges de demain, et qui doit se mobiliser encore plus fort pour les remporter.

Aussi, plutôt que de lister la rénovation du parking de l'Hôtel de Ville, transformé en jardin d'hiver bio-climatique, le déploiement des réseaux de protection contre l'incendie (1,5 millions d'€), l'acquisition d'un espace vert de 6 800 m2 en arrière plage de Saint-Clair, la protection des posidonies à Cavalière par un dispositif d'ancrages écologiques ou le déploiement d'un réseau complet de déplacements doux et de pistes cyclables, ou les travaux pour lutter contre l'érosion de la plage du centre-ville, le maire préfère insister sur la cohérence de la démarche municipale. « Ces réalisations ou ces projets, comme le cinéma du Grand Bleu que vous avez plébiscité, ou une batterie de bornes de recharges électriques prend place, la rénovation complète du Grand Jardin ou l'éclosion d'une nouvelle placette, en cœur de village, en remplacement des Caves Giraud, sont certes agréables et viennent compléter des équipements publics ou améliorer notre qualité de vie. Mais, ce sont surtout des démarches emblématiques d'une prise de conscience réalisée au fil des années, et chacune d'entre elles tient de la même logique.

Même si l'évolution climatique - si sournoise, si insidieuse, est vite oubliée après l'épisode caniculaire de l'été passé et l'arrivée des froidures, même si la saison pluvieuse nous incite à mettre entre parenthèse les indispensables restrictions d'eau, Le Lavandou est bel et bien concerné par l'évolution du climat. Ses rivages sont directement impactés par l'érosion et par l'élévation du niveau de la mer – et vous savez combien mes collègues et moi-même sommes attentifs à la préservation de nos plages », assure Gil Bernardi ! D'ailleurs, si l'avez aperçu, accompagné d'une équipe des services techniques en train de planter des piquets dans le sable, à quelques jours de Noël, ce n'était pas pour développer un parc à moules en face du Flamenco !

C'est tout simplement parce que cette prise de conscience de la commune, au travers d'un suivi méticuleux, de relevés, d'études, d'expérimentations, de projections, doit aboutir à des réalisations que les méandres administratifs tardent à autoriser.

CASSER LES CODES « Le temps administratif n'ayant pas la même épaisseur que le temps climatique, il nous faut trouver en urgence, et en adéquation avec des réglementations parfois non-différenciées selon les façades maritimes, des solutions adaptées aux défis que la nature nous impose ! Ou plutôt que l'homme a imposé à la nature - mais c'est là un autre débat !

Il nous faut casser les codes et agir plus vite en responsabilité. C'est notre devoir. Assumons-le !

Et, zut au ZAN (traduire Zéro Artificialisation Nette) ! Tous nos projets sont calibrés à l'aulne du changement climatique, mais aussi de la crise énergétique, si prévisible pourtant, qui vient révolutionner notre confort et notre mode de vie, de cet éco-quartier, où nous avons planté des dizaines d'arbres et d'espèces adaptées à la rareté de l'eau, mais aussi au besoin de vivre sous les arbres. Tout en prenant en compte les excès de pluviométrie, eux aussi plus fréquents et plus intenses, liés au réchauffement de la planète », a-t-il rappelé.

la promotion du nouvel éco-quartier : « Cet éco-quartier, si décrié par ceux qui n'ont pas forcément une vision altruiste du vivre-ensemble, que la situation économique des jeunes ménages indiffère, et les cris de joie des enfants dérangent ! Mais dont les résidents se réjouissent eux, d'y vivre bien. Et parfois d'y avoir acquis un logement dans une cité tellement convoitée que le moindre loyer devient inabordable pour un jeune foyer.

Un récent classement paru dans la presse nous place en pole position des communes les plus prisées. Le Lavandou où la plus petite maison vaut des millions. Ces paramètres opposés, nous les avons conciliés pour l'épanouissement de nos enfants » (...)

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Photo Alain BLANCHOT.