Thierry Albertini : « Les gouvernants vivent sur les cendres du gaullisme »
Pour le maire : « C’est dans un contexte peu favorable, mêlant la crise sanitaire, la guerre en Ukraine, la pénurie énergétique et l’inflation que fut vécu…

Ainsi, Thierry Albertini a évoqué une situation mondiale assez morose, tout en étant persuadé que chacun à son niveau peut aider à construire un monde meilleur pour tous. Pourtant, face à une mondialisation sans règle, La Valette-du-Var et ses administrés n'ont eu de cesse de se montrer entreprenants, volontaires et solidaires. Une solidarité qui a renforcé la proximité et la convivialité entre tous les Valettois.

INJONCTIONS PARADOXALES À l'heure de ses vœux, Thierry Albertini a révélé un réalisme, teinté de noirceur : « Cette situation impacte fortement l'économie et les institutions de la France et s'ajoute au peu d'anticipation et au manque d'ambition et d'investissements qui ont affaibli notre pays au moins depuis 2012, alors que ce dernier avait su créer son indépendance énergétique, économique et stratégique sous l'impulsion du général de Gaulle. Les gouvernants ont vécu sur les cendres du gaullisme sans rien apporter de nouveau et de solide. Pas d'investissement, plus de valeur travail !
Seul le capital est valorisé. Toujours plus de richesses pour peu de personnes et, toujours moins de richesses pour la plupart d'entre nous. Aucun entretien, une politique écologique de façade électoraliste au lieu d'une vision d'avenir à long terme, nous ont rendus énergétiquement dépendants.
Aujourd'hui, nous devons donc faire des économies de chauffage et nous pourrions subir des délestages électriques alors que hier, nous étions les premiers producteurs d'électricité d'Europe. Nous devons rouler dans des voitures électriques, sans savoir si nous pourrons les recharger, tandis que ces véhicules ont une empreinte carbone certaine puisque pour effacer l'empreinte carbone de la construction d'un SUV électrique, il faut rouler 100 000 km, sans parler de la destination finale des batteries usagées ».
Sans concession, le premier magistrat a ajouté : « Que dire aussi des injonctions paradoxales de l'État qui prône la zéro artificialisation des sols tout en imposant la construction de logements sociaux sous peine de pénalités majorées (650 000€ pour La Valette en 2022). Et comme si tout ceci ne suffisait pas, nous subissons le développement anarchique des réseaux sociaux, sans foi ni loi, l'individualisme forcené, la distorsion de la réalité, la perte de la valeur « famille », les clivages intergénérationnels, souvent exacerbés par des propos peu respectueux : Les retraités vivent sur le dos des jeunes qui travaillent ou pas d'ailleurs ou les méchants propriétaires sont des rentiers, donc il faut les surimposer ».
CONTEXTE ANXIOGÈNE « Notre vieille France, au passé riche d'hommes illustres et à l'histoire millénaire ne doit pas voir son avenir s'assombrir. "Gouverner c'est prévoir et ne rien prévoir c'est courir à sa perte" (Émile de Girardin). Alors, j'émets un vœu pour encourager nos dirigeants nationaux à prévoir pour que nous puissions reprendre notre place dans le monde de demain.
Ce contexte anxiogène entraîne la violence verbale et physique, aucun respect de l'âge, de la fonction, du sexe et du code de la route. Ceci entraîne par voie de conséquence une perte de confiance envers les institutions et les élus de tous ordres. L'émergence du populisme et le désintéressement aux urnes en sont le résultat.
Le maillon local devient alors encore plus nécessaire et interactif », a lancé le maire.
Malgré tout, Thierry Albertini a conclu sur une note d'espoir : « Soyons résolument optimistes. À la lumière de notre travail et de notre engagement, nous vous proposons des résolutions objectives, réalistes et ambitieuses pour cette nouvelle année et plus, car rien ne se fait en un jour, une semaine, un mois ou une année. Ces trois années qui se sont écoulées depuis l'élection municipale de mars 2020, où vous nous avez accordé votre confiance dès le 1er tour, sont passées bien vite, malgré des moments difficiles, en particulier deux jours après ce 1er tour, lorsque nous nous sommes retrouvés confinés.
La ville, le pays, le monde paralysé par un virus » !
L'ANNÉE DANS LE RÉTRO Sur un plan local, Thierry Albertini a rappelé les grandes étapes de ces derniers mois. Tout d'abord, il a cité la solidarité des Valettois pour pallier la carence de l'État, notamment en mobilisant 100 couturières pour la fabrication de 20 000 masques distribués à tous les administrés. Les commerçants se sont aussi associés à cette solidarité en s'entraident.
Afin de protéger la population, la Ville a très rapidement mis en place des centres de dépistage et plus tard des centres de vaccination avec l'aide de la Communauté Territoriale de Santé (CPTS). Le maire a expliqué : « Nous avons distribué aux professionnels de santé en manque de matériel, des masques, du gel, mis en place des tests d'eaux usées en amont des écoles et des EHPAD de la ville. Notre CCAS a gardé un lien très fort avec les personnes les plus fragiles grâce à des appels réguliers pour éviter l'isolement à l'augmentation du nombre de portages de repas à domicile et la diminution de leur coût (...)
».
Enfin, l'année 2021 avait commencé avec l'inauguration du City Stade par Valérie Garnier, entraîneur national de l'équipe féminine de basket. Ce City Stade avait été demandé par le Conseil Municipal des Enfants et réalisé par la Ville, à proximité du Parc des sports. Ont suivi l'installation des écoles provisoires et la pose de la première pierre des Écoles du futur, en novembre 2021.
Et, c'est aussi en 2021, qu'ont commencé les travaux de l'autoroute. Du côté de l'élargissement de l'A57, le maire a obtenu que l'entreprise en charge des travaux, interviennent la nuit et la création d'un mur anti bruit qui n'était pas prévu au début de la première phase (...) .