Les Bachichins, soixante après !
La nostalgie d'une belle époque et de bons moments ont motivé Philip Bonnet et Gérard Lemaire, à reprendre contact avec les écoliers du Lavandou des années 60…

Environ cinquante d'entre eux avaient répondu présents à ce moment de convivialité au cours duquel un hommage a été rendu à 25 de ces anciens élèves, hélas décédés.
Après l'apéritif, chacun a pris place à la table de « La Dérive », un restaurant emblématique du village. Durant le repas, le rappel des souvenirs allait bon train. Il ne manquait aucune anecdote ayant ponctué ces années des classes primaires, dirigées par le maître Gérard Daumas. Une école de garçons non mixte qui, à cette époque, se situait dans les locaux de l'actuel Espace culturel. Et, bien évidemment, lors de cette journée, on ne pouvait rater le rappel de la galéjade des Bachichins. Ce qui, dans ces années-là, semblait une affaire sérieuse puisque cette appellation caractérisait, en provençal, les jeunes lavandourains : « Quand nous étions gamins, tous les Lavandourains étaient des Bachichins. Un sobriquet attribué par les Borméens et qui avait une connotation assez péjorative. Pour ne pas être en reste, nous les avons appelés les « lei brulo-pèd », c'est à dire des brigands. Il ne s'agissait que d'une querelle entre autochtones, sinon d'une anodine plaisanterie ».
Aujourd'hui, cette pseudo-querelle fait rire tout autant les Lavandourains que les Borméens. Et, elle anime les retrouvailles, comme ce fut le cas lors de cette journée intercommunale. Car, aujourd'hui des Lavandourains résident à Bormes-les-Mimosas et, inversement, des Borméens ont élu domicile au Lavandou !
Bref, c'est dans la joie et l'émotion de souvenirs communs que les descendants de ces vieilles familles, qui se côtoient dans le bassin de vie, étaient heureux de se retrouver, en hommage au bon vieux temps. Et, ils se sont promis de renouveler ces belles rencontres au plus vite ! •

Francine MARIE (texte et photo).