26/07/2026

Un tourisme positif, vecteur d'une croissance forte et durable

À Saint-Malo, à la veille de la haute saison touristique, la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT) a présenté son Livre Blanc « Pour un New Deal », en…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 3 juillet 2023 Lecture : 4 min
Un tourisme positif, vecteur d'une croissance forte et durable
Un tourisme positif, vecteur d'une croissance forte et durable© La Gazette du Var
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C e Livre Blanc, qui vise à entériner le rapprochement avec ADN Tourisme, et à officialiser l'arrivée de nouveaux membres, en passant de 12 à 20, a été remis officiellement par Jean Virgile Crance, président de la Confédération des Acteurs du Tourisme, à Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée du tourisme.

Un tourisme positif, vecteur d'une croissance forte et durable

EFFORTS CONJUGUÉS En termes de bilan touristique, après une année 2022 exceptionnelle, l'année 2023 s'annonce très bonne. Les vacances de printemps et le mois de mai se sont terminés sur un très bon niveau de fréquentation, notamment grâce à deux ponts supplémentaires par rapport à 2022. Les Français confirment leurs attentes en matière de loisirs tout en souscrivant à la règle des 3 R (rupture, retrouvailles, ressourcement).

Autant de signes positifs qui laissent augurer un été prometteur sur l'ensemble des destinations.

Cette réussite est le résultat des efforts conjugués de tous. La proximité entre François de Canson et Jean Virgile Crance n'y est pas étrangère, notamment durant la crise sanitaire. Il existe une cohérence dans leurs points de vue et dans leurs actions. Et, dans leurs parcours puisqu'ils sont deux élus ancrés dans des entreprises privées du tourisme.

Pour les deux responsables, une politique touristique ambitieuse n'a de sens que si elle repose sur un triptyque agile et puissant : « L'État et ses opérateurs, au premier rang desquels Atout France, les territoires, représentés par ADN Tourisme et les acteurs privés que représente la Confédération des Acteurs du Tourisme (CAT). Acteurs institutionnels territoriaux et acteurs privés doivent avancer, main dans la main, pour la simple raison que nous sommes les artisans du dernier kilomètre. Aussi, nous devons intensifier nos échanges et porter une parole commune sur des sujets prioritaires, tels que la gestion des flux, la question du recrutement et de l'emploi ou encore l'hébergement », a insisté le vice-président de la Région Sud.

PAS UNE ÉCONOMIE DE RENTE En termes économiques, le tourisme a bien rebondi après la crise de la pandémie. Pourtant pas question de rester les deux pieds dans le même sabot car la concurrence existe en Europe et dans le monde. « À l'échelle nationale, notre industrie ne peut être seulement un secteur acquis, une sorte d'économie de rente.

Cette année, la contribution du tourisme à la balance des paiements était de plus de 14 milliards, et comme souvent, elle a permis de limiter notre déficit.

Qui fait mieux ? Quelle industrie ? À part celle du transport.

Nous avons été forts pendant la crise, avec un État et des collectivités au chevet d'acteurs privés à la résilience qui en impose. Face à ces évolutions et aux critiques, parfois virulentes au sujet de l'activité touristique, il faut porter une vision partagée d'un tourisme positif qui soit vecteur d'une croissance forte et durable, mais aussi de cohésion sociale ainsi que le souligne le Livre Blanc dévoilé aujourd'hui », a insisté le président du Comité Régional de Tourisme de la région Sud.

ÉCONOMIE ET ENVIRONNEMENT Toutefois, les responsables du tourisme français n'ont pas caché leur vif agacement vis à vis de l'INSEE, un organisme public qui a changé les règles unilatéralement sans concerter ou avertir la profession ! Pour François de Canson, il ne faut pas basculer dans le doctrinaire, juste parce que c'est à la mode : « Nous avons besoin que nos entreprises vivent et se développent. Nous avons besoin que nos territoires respirent, se transforment et soient les supports de vie d'habitants épanouis.

Nous avons besoin d'une France influente, qui rayonne et donne envie. Il ne faut donc jamais opposer développement économique et préservation de l'environnement. C'est à dire ne pas interdire par principe mais accompagner les mutations nécessaires du secteur à l'image de l'électrification des postes à quai comme c'est le cas à Toulon ».

Poursuivant son plaidoyer, il ajoutait : « C'est également la gestion des flux, sujet central que nous partageons tous, État, acteurs privés et ADN Tourisme, et pour lequel il faut développer une approche pragmatique. Les pics de fréquentation constituent des phénomènes circonscrits dans l'espace et dans le temps et pour lesquels des solutions ont déjà été mises en place, comme par exemple en région Sud, avec le partenariat avec Waze, les réservations dans le Parc national des Calanques, les mouillages à Porquerolles. Une autre illustration de l'équilibre à trouver et de la limitation des conflits d'usage réside dans le sujet des déséquilibres du marché du logement en zone touristique sur lequel nous sommes très attentifs et pour lequel nous avons adressé, avec la CAT et plusieurs fédérations d'élus, un courrier à Dominique Faure, ministre déléguée chargée des Collectivités territoriales et de la Ruralité.

Notre position est de faire preuve de pragmatisme pour préserver l'équilibre entre le maintien de l'activité touristique et le bien-être pérenne de ceux qui vivent et habitent dans ces lieux. En la matière, une autonomie plus grande doit être laissée aux élus locaux pour répondre à la crise du logement selon les spécificités propres à leurs territoires. Du bon sens dirait Jean Virgile ».

À NOTER... En présence de :Olivia GREGOIRE, ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme,Jean-Virgile CRANCE, président de la CAT,Christian MANTEI, président d'Atout France,Michelle DEMESSINE, présidente de l'UNAT, ancienne ministre du tourisme,Hervé NOVELLI, président du Conseil supérieur de l'œnotourisme et ancien ministre du tourisme.

Photo PRESSE AGENCE.