Georges Tredici : « N'oublions jamais » !
A Oran le 5 juillet 1962, des centaines de Français ont été massacrés dans d’atroces conditions, livrés à leurs bourreaux, dans l’indifférence du Gouvernement.

Le 5 juillet dernier, « Ensemble pour La Londe » a commémoré le 61ème anniversaire de ce massacre devant la stèle aux disparus en AFN au cimetière communal. Il y a 60 ans, une manifestation immense se répand dans le centre d'Oran pour célébrer l'indépendance. L'armée française a pour ordre de rester dans ses casernes.
TRIBUT EFFROYABLE Le maintien de l'ordre a été abandonné au Front de Libération National (FLN).

À midi dix très exactement, les rapts d'Européens, des musulmans considérés comme des partisans de l'Algérie française sont tués dans des conditions d'une barbarie inouïe à Oran et ailleurs en Algérie. Les harkis payent un tribut effroyable à la haine démente du FLN. Pendant de nombreuses heures, le massacre est général.
C'est l'enivrement de la vengeance, des scènes de rafles, de tortures, d'abominations absolues. L'Algérie indépendante se baptise dans le sang et dans l'indifférence coupable de l'Armée française.
Le soir même, le général de Gaulle apparaît à la télévision pour annoncer cette indépendance. Pour les Français de métropole, la guerre est finie. Pour ceux d'Algérie, c'est l'exode interminable qui commence, abandonnant tout ce qui a fait leur histoire, leurs maisons, leurs amis, sachant qu'ils ne reviendront plus.
Après le rappel des événements tragiques qui ont abouti au massacre de plusieurs centaines d'européens hommes, femmes et enfants par une foule exaltée célébrant l'indépendance de l'Algérie, le président Georges Tredici a déposé une gerbe et fait observer une minute de silence avant que ne soit entonné le Chant des Africains et la Marseillaise. Le représentant du maire a témoigné de l'attachement et du soutien de la commune à la communauté des Français d'Algérie.
• À NOTER... En présence du président Georges TREDICI et les membres de l'association, Georges COCHET, capitaine honoraire de gendarmerie, Yves BOYER, président du Souvenir Français, accompagné par le porte-drapeau Alain HANANA, Gérard AUBERT, adjoint au maire représentant François de CANSON et plusieurs élus.

Photos PRESSE AGENCE.