Une opération de dragage diligentée par la Métropole
Situé au sud de la baie du Lazaret, l’embarcadère des Sablettes a bénéficié d’une opération de dragage, menée pour le compte de la Métropole et autorisée par…
Ces travaux étaient indispensables pour assurer le bon fonctionnement des navettes maritimes du réseau Mistral. L’opération a visé à rétablir la profondeur pour accoster le long du ponton en toute sécurité. Le faible tirant d’eau (manque de fond) compliquait l’accostage le long du quai comme les manœuvres giratoires et pouvait engendrer des dégâts matériels sur les navires. La solution de dragage par la mer a été préférée à un dragage depuis la terre car la gestion du chantier est plus aisée et à moins d'impact sur le trafic routier, les piétons et les passagers des navettes.
INTERVENIR AU PLUS VITE
L’entreprise ECTM – spécialisée dans ce type d’opérations - a démarré les travaux le 9 mai dernier. Elle devait prélever un volume de sédiments de 1 200 m3, permettant ainsi aux navettes de disposer d’une marge de sécurité suffisante pour manœuvrer. Il devenait nécessaire d’intervenir au plus vite d’autant que la situation climatologique n’excluait pas une nouvelle baisse du niveau de l’eau. La précédente opération avait été réalisée en 2018. 175 m3 de sédiments avaient alors été dragués sur deux zones restreintes. Le dragage a été effectué par un ponton grue de 24x7,5 m ancré sur pieux et équipé d’une benne preneuse. Il ne présentait aucun risque sur ces fonds sableux exempts de Cymodocée, une plante à fleur marine submergée. La présence de cet herbier à quelques mètres de la zone fait d’ailleurs l’objet d’une protection spéciale par balisages installés en amont du dragage.
STOCKAGE PROVISOIRE
Les sédiments ont été déposés dans des bennes étanches de 7 m3, placées sur un géotextile installé sur le pont de la barge. Il a agi comme un filtre pour éviter d’éventuels écoulements. Des équipements anti-pollution (barrage flottant, produits absorbants, etc.) équipaient, également, le chantier comme les engins. L’expérience a montré que ces sédiments fins, extraits mécaniquement, produisent peu d’eau d’essorage. Au port du Lazaret, une zone de stockage transitoire de 100 m2 a été aménagée sur les terre-pleins (pose de géotextile imperméabilisé et de glissières béton pour cantonner la zone) et accueillait les matériaux dragués. Les macro-déchets seront extraits et stockés dans des bennes spécifiques. La zone de travaux a été balisée à terre et en mer et des panneaux interdisaient l’accès au chantier. Les sédiments essorés seront chargés dans des semi-remorques aux bennes étanches et évacués au Centre de Production d’Eco-Matériaux (CPEM) d’Envisan de La Seyne-sur-Mer, qui procédera à la revalorisation des matériaux collectés. Le site du Lazaret sera entièrement nettoyé en fin d’opération.