26/07/2026

François de Canson : « L’avenir de la France s’invente dans nos territoires » !

En cette 15ème année de mandat, pour François de Canson, c'était un moment privilégié pour en dresser le bilan. Nous voyons, sous nos yeux, un monde qui est…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 6 février 2024 Lecture : 5 min
François de Canson : « L’avenir de la France s’invente dans nos territoires » !
François de Canson : « L’avenir de la France s’invente dans nos territoires » !© La Gazette du Var
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En cette 15ème année de mandat, pour François de Canson, c'était un moment privilégié pour en dresser le bilan. Force est de constater que les choses n'ont pas été toujours simples. Le monde qui nous entoure a changé et continue de changer à grande vitesse.

Ces dernières années ont été marquées par des chocs successifs et des événements inattendus, qui ont remis en cause beaucoup de nos principes et de nos modes de fonctionnement.

François de Canson : « L’avenir de la France s’invente dans nos territoires » !

CONFLIT AU MOYEN-ORIENT François de Canson pense évidemment à la crise sanitaire de 2020 avec les périodes de confinement. Mais pas seulement : « Je pense à cette période où le mot guerre revient dans nos quotidiens d'Occidentaux, non comme une notion lointaine, mais comme une réalité palpable, avec l'invasion de l'Ukraine par la Russie, et les conséquences multiples, sur le plan militaire, énergétique, ou encore économique. Je pense aussi au conflit au Moyen-Orient qui, semblait pourtant engagé dans un processus de pacification visant à poursuivre les efforts nécessaires pour parvenir à une solution juste, globale, réaliste et durable du conflit israélo-palestinien, et qui depuis le 7 octobre, nous renvoie son flots d'images barbares, depuis l'attaque du Hamas sur les populations civiles israéliennes.

Pris dans l'état de conflits majeurs largement médiatisés, l'Arménie traverse en silence le plus grand désordre qu'elle ait jamais connu. Privée désormais de la République du Haut-Karabakh, avec plus de 100 000 personnes contraintes à l'exode, et sans espoir de retour, elle redoute pour son intégrité territoriale future face à des Azéris qui ne semblent pas disposés à s'arrêter là. Je pense, enfin, que nous pouvons légitimement craindre pour ce que l'on pourrait appeler le désenchantement démocratique, non plus par l'émergence de « signaux faibles », mais bien par l'apparition de signaux forts, partout sur le territoire français, poussant les groupes d'opinions à durcir leurs positions et à affirmer, de plus en plus fort, leur sentiment de rupture.

La préservation de nos principes fondamentaux est cruciale pour la santé et la pérennité d'une société démocratique. Il n'est pas question ici de ressenti mais bien d'une triste réalité ».

LA LIBERTÉ EST MENACÉE Le premier magistrat ajoute : « Lorsque nos valeurs sont menacées, que ce soit par des crimes odieux visant nos professeurs, des divisions sociales, des émeutes qui enflamment des quartiers, ou des attaques contre les institutions démocratiques, cela peut compromettre la stabilité nationale. Notre République est menacée parce que l'ordre est menacé, parce que la justice est menacée, parce que la liberté est menacée.

Demandons-nous comment tout cela est fabriqué et favorisé. Quel est le rôle joué par les vieilles rancœurs exacerbées, la peur instrumentalisée, les algorithmes des réseaux sociaux transformés en tribunaux où la condamnation sociale se produit dans l'instantanéité ?

Nous voyons, sous nos yeux, un monde qui est en train de muter. Oui, un monde disparaît, alors que celui de demain n'est pas encore né. Nous nous trouvons dans un « entre-deux » qui suscite mutations en cours, je crois que nous avons au sein de nos communes, ou au sein de nos intercommunalités, un rôle essentiel à jouer ».

des inquiétudes et en même temps un ferment de solutions, d'inventions et d'espoirs. Et c'est là tout l'enjeu.

Collectivement faire advenir le positif, le juste, pour chacune et chacun d'entre nous. Il est grand temps d'abattre quelques murs et de construire des ponts.

Soyons lucides et clairvoyants : il nous faut reprendre notre avenir en main. Il nous faut reconquérir une grande partie de notre souveraineté, il faut réduire nos dépendances structurelles.

Et cela, nous devons le faire en continuant à travailler, plus intelligemment et efficacement avec nos partenaires, notamment au sein de l'Europe. Nous devons donc faire preuve, d'agilité, de souplesse, de réactivité. Nous devrons à la fois être capables d'anticiper, prendre les devants, voir loin, et d'agir de manière ciblée et pragmatique, dès que cela est nécessaire.

Face à ces nouveaux impératifs, face à ces l'énergie pour initier de vrais changements. Des changements partagés et souhaités par un nombre de plus en plus grand.

PENSER LA VILLE DE DEMAIN Mais, pour le maire et vice-président de la Région, la Ville a des atouts et des aptitudes insoupçonnés : « Nous avons en nous la force et Nos territoires sont des espaces de solutions, des espaces d'expérimentations, des espaces de solidarités. Ces territoires tant dénigrés par certains comme étant une survivance d'un monde ancien révolu apparaissent, à nouveau, dans toute leur modernité.

Je suis convaincu que pour penser la ville de demain, il faut accepter de changer les habitudes d'aujourd'hui. Ce qui est vrai, c'est que nous avons, localement, les moyens de repenser profondément nos manières de gérer nos ressources, d'organiser l'espace public, de favoriser la solidarité, d'encourager et de soutenir les talents.

Si tout cela peut inquiéter, j'y vois, au contraire, une formidable opportunité de progresser et de s'améliorer collectivement. Nous devons trouver les moyens de réussir certaines transformations complexes. Je porte cette idée qu'une part de l'avenir de la France, aujourd'hui, s'invente dans nos territoires.

J'ai pu le constater, au moment de la crise sanitaire, où le pragmatisme s'est imposé. Les solutions sont venues du terrain, avec la connaissance que nous avions de celui-ci.

La crise a marqué le chant du cygne de la stricte répartition des compétences. J'ai pu le constater, aussi, en ma qualité de vice-président de la Région Sud, en arpentant, avec bonheur, ce territoire béni des Dieux et dont les représentants, au premier rang desquels, les Maires, ou Présidents d'intercommunalité, ne cessent d'être inventifs dans leurs projets.

Ce nouveau monde qui émerge est donc aussi, pour nous, l'occasion d'être acteurs de notre histoire et de notre destin », conclut le maire de La Londe.

Photos Alain BLANCHOT (article et page photos).