Yann Le Bras : « À l'hôpital, nous maintenons le cap des grands projets »
Ces derniers mois, l’enjeu pour le CHITS était de retrouver son offre de soins et ses capacités d’avant la crise sanitaire, a confirmé le directeur du Centre…

Si l'hôpital a pu rouvrir certains services (soins palliatifs à La Seyne, par exemple), d’autres ont souffert de manque de ressources, médicales (gériatrie, paramédicales et bloc opératoire). Certes, ces réductions de capacité ont été moindres que dans nombre d’hôpitaux français mais elles ont mis fortement en tension les organisations.
ÉTAPE DÉCISIVE

Pour Yann Le Bras, directeur général du CHITS : « Un travail de fond, collectif, soutenu, a été mené et je suis heureux de vous confirmer la réouverture de tous nos lits de gériatrie à Sainte- Musse et Clemenceau. Pour le bloc opératoire, nous avons franchi une étape décisive avec le retour du plein effectif d’IBODE, des évolutions d’organisations concertées par le conseil de bloc et un taux d’ouverture des plages qui se rapproche du niveau de l’avant COVID. Nous ne lâchons rien et continuons de travailler avec les acteurs pour améliorer encore la situation. Un autre de nos engagements était de finaliser la formalisation de notre cap stratégique, notre projet d’établissement à Horizon 2027, commun pour la première fois entre le CHITS et le CHH, fruit de la mobilisation de 400 professionnels, articulé autour du projet médical, projet de soins, projet social, projet managérial, projet éco responsable, projet qualité ». Ce projet déploie de nombreuses orientations partagées, ambitieuses, concrètes dont certaines sont déjà effectives. Il est complété d’un schéma Directeur Immobilier CHITS – CHH dont la première phase va faire l’objet d’un groupe de travail avec l’ARS pour en préciser l’expertise en termes de projet médical, immobilier et de soutenabilité économique (...).
ATTRACTIVITÉ ET FIDÉLISATION
Le directeur général a ajouté : « Le réarmement de nos capacités et de concrétisation de notre stratégie ne sont rien sans les hommes et les femmes qui les portent. Notre établissement se mobilise pour l’attractivité et la fidélisation des professionnels avec de multiples actions du projet social, prime d’engagement collectif, accord local avec les partenaires sociaux, initiatives avec le Département en faveur de l’emploi public, partenariat avec l’IFPVPS pour une journée du recrutement, pour la création d’une filière de formation de manip radio et peutêtre d’infirmiers de bloc (...). L’attachement à la formation et à la recherche est majeur et les résultats sont là avec un premier poste de professeur associé de territoire dans la région, la création de la Délégation à la Recherche Clinique et à l’Innovation du GHT (DRCI), le renouvellement de la convention avec le CHU de Marseille et bientôt avec le CHU de Nice, la formation et recherche paramédicale, développement de notre pôle de formation, la labellisation de centres de compétences maladies rares et l'accueil de 120 internes et docteurs juniors ». Par ailleurs, les investissements annoncés en 2023 ont été menés à bien. L'Unité d’Accueil Pédiatrique des Enfants en Danger – Unité d’Accueil Médico-Judiciaire (UAPED - UAMJ) a été inaugurée, la coordination des greffes a réceptionné la salle de prélèvement attendue, l’opération de psychiatrie à La Seyne arrive à bon port. De plus, le niveau de grande qualité des prises en charge et des organisations a été reconnue par la Haute Autorité de Santé après une visite en janvier 2023. Yann Le Bras a également rappelé : « Une certification obtenue après une mobilisation exemplaire de toutes les équipes et 97% d’atteintes des objectifs du référentiel. C’est une immense fierté pour tous nos professionnels et un gage de confiance renouvelée avec les patients et la population. De même, après un audit, l’agence de Biomédecine a certifié le haut niveau de qualité de notre activité de prélèvement et de greffe et un trophée a été attribué au CHITS pour ses projets centrés sur l’expérience patients. Enfin, et ce n’est pas le moindre de nos objectifs, le décloisonnement de nos prises en charge entre ville et hôpital s’est accéléré avec la création du 1er Service d’Accès aux Soins (SAS) de la région en février 2023, une convention et les labellisation de de l’équipe mobile de néonatologie » (...).
TENSIONS DE L’OFFRE DE SOINS
Comme partout en France, le CHITS fait face aux tensions de l’offre de soins dans différents secteurs frappés par une pénurie nationale de démographie médicale. Comme partout, il fait face aux imperfections du système en termes de partage solidaire des contraintes de permanence des soins. « Comme partout, nous faisons face aux tensions très vives du modèle économique malgré le soutien de l’ARS : inflation, explosion des dépenses d’énergie, couverture partielle de l’augmentation des salaires par suite du SEGUR de la santé dont l’évolution était attendue et bienvenue, difficulté à assumer le poids de nos investissements passés et à assurer la soutenabilité des projets à venir, indispensables pour la métropole et le territoire. Notre activité progresse de plus de 5% et nous faisons tout pour réduire le déficit, limiter les tensions de trésorerie, améliorer sans cesse nos process de gestion, limiter le poids de notre dette assainie en 2022 grâce à une aide historique de l’ARS, obtenue avec le soutien majeur de notre partenariats avec CPTS et la nationale l’expérimentation Attente majeure des usagers en termes de pertinence et de qualité des soins, nécessité impérieuse de s’engager dans une transition écologique, enjeu majeur de la pérennité et notre modèle économique, nous avons décidé de faire de ces 3 défis d’ampleur un plan unique porté dans une logique de subsidiarité avec tous les pôles et les services. Il s’agit du plan de pertinence et de soutenabilité concerté avec nos instances et en cours de déploiement » (...). « Si le contexte est très contraint et changeant, nous maintenons le cap des grands projets. La mise en œuvre du projet d’établissement et la négociation de notre SDI avec l’ARS. En 2024 nous allons inaugurer l’Unité de Dialyse Médicalisée (UDM) et l’opération de psychiatrie (5.5 M€), sécuriser le hall, inaugurer un 3ème scanner, initier la réalisation d’une 2ème salle de coronarographie interventionnelle et préparer le chargement de salle hybride, améliorer les conditions d’accueil des locaux de consultations et investir dans la sécurisation de nos installations électriques » (...), a conclu le directeur général du CHITS. • président du Conseil de Surveillance. Les hospitaliers sont pragmatiques et savent qu’il s’adapter aux défis de notre époque. convient de
Photo Alain BLANCHOT.