Yves Palmiéri : « La Ville a associé tous les acteurs de l’école »
Le projet de nouvelle école, capital pour la commune, est le fruit d’une priorité municipale forte.

Depuis son arrivée aux commandes de la commune, Yves Palmiéri, le premier magistrat, s'est fixé l’éducation comme priorité, conjuguée à la sécurité et à l’environnement. Et, ce projet de nouvelle école coche toutes les bonnes cases : Une maternelle en rez-dechaussée pour le confort des tout-petits, une cour de récréation protégée, végétalisée et en partie perméable, des arbres préservés ou transplantés (Jean Monnet et Les Serves), une toiture équipée de panneaux photovoltaïques, un bâtiment répondant à la norme environnementale RE 2020, un accès piéton depuis le futur grand parking du bas. « L’état des écoles s’est révélé préoccupant, notamment face au réchauffement climatique. Nous avons donc entamé un vaste plan de rénovation énergétique depuis l’été 2021 en injectant plus d’un million d’€ et remis en état l’école Jean Aicard et l’école Jean Monnet avec une série de travaux non négligeables : Isolation par l’extérieur et des combles, reprise des toitures, photovoltaïques dès cet été et même un programme à venir en 2024 pour le vieux restaurant scolaire », rappelle le maire.

OBSOLESCENCE
Mais, Yves Palmiéri ne l'a pas caché : « Cela fait longtemps que l’on sait que cette école doit être construite pour deux raisons. D'une part, l’obsolescence inéluctable de l’école Marius Gensollen, attachante et dans le cœur de nombreux Farlédois, mais une véritable passoire thermique qui n’a cessé de nécessité des réparations de fortune pour permettre tant bien que mal aux enseignants, aux élèves et à notre personnel de fonctionner avec un minimum de confort. Elle a tenu 55 ans, c’est bien plus que ne l’imaginaient ses créateurs ! On va encore s’en occuper pendant un an avant qu’elle ne laisse place à un grand parking qui manquait tant à ce groupe scolaire mais aussi à la partie nord du centre-ville pour les riverains comme pour les commerces. La deuxième raison, c’est la croissance démographique. Notre commune s’est régénérée grâce à sa situation enviable, à quelques kilomètres de la mer, de la grande ville, au sein d’un tissu économique vigoureux et avec un cadre paysager privilégié sous le Coudon. Un peu aussi à cause de la loi SRU, il faut le reconnaître ! La Farlède a beaucoup construit entre 2005 et 2020, mais a su garder son cachet ». Pour les Farlédois passionnés de boules, ce terrain, c’est aussi un pincement au cœur et, à titre personnel, le premier magistrat y a énormément de souvenirs. Le maire ajoute : « À ma prise de fonction, le nouveau groupe scolaire, pourtant voulu depuis de nombreuses années, n’avait plus d’assiette foncière puisqu’on venait d’apprendre que la loi sur l’eau nous empêcherait de l’envisager au-dessus du complexe sportif où le foncier nécessaire avait été acquis. Qu’importe, il nous est utile pour notre zone nature ! Et surtout, l’opportunité foncière qui s’est présentée en 2021 avec le terrain Lefloch nous a permis de rebondir vite et de réfléchir à faire de cette mauvaise nouvelle une opportunité ».
STATIONNEMENT
La réalisation de ce groupe scolaire doit s’accompagner de la résolution des problèmes de stationnement. Ainsi, le parking au sud-est sera complété par une zone de dépose minute au nord. Le parking Reghezza sera aménagé et végétalisé. En outre, la place des piétons sera optimisée, avec un accès direct au cœur du groupe scolaire depuis le parking, permettant d’atteindre les 4 écoles sans être exposé aux voies de circulation. L’avenue Jean Aicard, route départementale qui longe le cimetière, sera modifiée avec la suppression du stationnement longitudinal qui laissera place à une bande de cheminement doux plus large et plus sûre. En effet, la circulation était un point noir, aux heures d’entrée et de sortie. Elle est déjà fluidifiée, depuis le dispositif engagé fin 2022, avec la présence au carrefour de l’avenue de la République de la Police municipale. Les agents fluidifient la circulation. Des effets positifs que ressentent les habitants de Solliès-Ville qui souffraient de ce bouchon !
UN PROJET CONCERTÉ
La Ville a aussi associé tous les acteurs de l’école en concertant les enseignants à plusieurs moments de l’élaboration du projet, mais aussi les agents des écoles et du restaurant scolaire, les représentants des parents d’élèves, les jeunes du CMJ, etc. Des échanges très riches, avec parfois des désaccords et une nécessaire convergence à trouver et, au final, de véritables améliorations. « Merci aussi à Mme Laure, inspectrice d'Académie, pour l’analyse de ce dossier et son accompagnement dans la période transitoire. J’ai aussi convié les riverains que je tiens à remercier pour leur compréhension des enjeux et leur résilience. Ils savent que nous les avons respectés. Il y a une période pénible de travaux à traverser, mais pour eux aussi, le résultat sera plaisant », promet le maire.
Photo Nicolas LACROIX.