Focus sur Laure Ronceret et ses photos aux multi- ples saveurs.

Quel est votre parcours, le point de départ ?
Je suis autodidacte. J’ai découvert la photo, à l’âge de 11-12 ans, grâce à ma marraine qui changeait de boîtier, c’était un appareil argentique. Elle me le donna. Au début, je prenais tout et n’importe quoi. Mes parents râlaient car le coût du développement des mon mari, puis à la naissance de ma fille. J’ai réalisé beaucoup de clichés souvenirs, ce qui me permettait de créer des albums. À l’époque, j’étais éducatrice de jeunes enfants, je n’avais pas le temps de faire de la photo et je restais dans la photo souvenirs.

À quelle occasion avez-vous redécouvert la photo ? J’ai pu redécouvrir la photo grâce à mon père qui m’a acheté, en 2000, mon premier petit appareil photo numérique. C’était un tout petit fleurs, la neige. Je faisais de la macro. Je me suis réapproprié cet art.
De nouveaux horizons s’ouvrent ?
Le premier concours auquel j’ai participé en 2005-2006 portait sur le thème « Instants de vie ». J’ai gagné le 1er prix. C’était une photo représentant une petite mamie qui ouvrait ses volets dans une rue de Briançon. Cela ouvre des horizons, les gens ont reconnu mon travail. J’ai eu envie d’aller plus loin. Je voyage à nouveau et je bascule dans la photo mais de façon différente. je trouve. Je sors des sentiers battus avec mon mari. J’aime photographier les « gueules », l’humain dans son contexte, les humains au naturel, les instants de vie. À New-York, j’ai aimé photographier l’architecture. Je n’aime pas être que dans un seul format, j’aime toucher à tout. Aujourd’hui, j’ai le temps de photographier, je suis à la retraite.
Partager, voyager, s’ouvrir
Lors du Salon 2024 Talents de Femmes à La Garde, j’ai pu être récompensée avec le 1er prix de la Photographie pour « Les Fumeuses » photos extraites de ma série au Myanmar 2019 (Birmanie). J’ai reçu aussi plusieurs prix au Salon des Arts à Cavalaire-sur-Mer. J’essaie de trouver à chaque fois quelque chose de différents des autres. J’avais réalisé une photo au MET à New- York et pour montrer la hauteur de ce musée, j’ai attendu qu’une personne passe à ce moment-là au Mucem à Marseille, pour prendre ma photo, j’ai attendu qu’une personne monte l’escalier, qu’il y ait de la dynamique dans les jambes, du mouvement. C’est un peu chercher Charlie. J’ai aussi exposé dans les rues de Toulon.
Exposer pour donner à voir
Mes photos sont là pour montrer aux gens, leur montrer qu’il existe autre chose ailleurs qu’en France, c’est une ouverture d’esprit, plus on voyage, plus on comprend des choses. Je suis heureuse d’apporter du soleil chez les gens avec mes photos. Ce que j’aime bien, c’est demander aux personnes, qui ont acheté mes photos, de me renvoyer une photo du lieu dans lequel la photo a été déposée. Toutes les personnes qui regardent mes photos ont le sourire.
Les lieux et dates pour retrouver Laure Ronceret :
Restaurant The Noon, Zac de Valgora /L’Impérial à La Valette-du-Var en face IKEA, Club de Photos de Solliès-Pont, Exposition au Château de Solliès-Pont du 6 au 15 septembre, À Cavalaire-sur-Mer, Salon des Arts, Maison de la mer, du 21 septembre au 18 octobre, Reflet d’Art, Forum du casino à Hyères, du 18 au 22 septembre. laure.ronceret@gmail.com / 06 26 03 81 00 instagram : laurert_photography FB : Lo R photography
Propos recueillis par Laurette PARAY.