Robert Semelle, le peintre voyageur
En intitulant « Peinture d'histoire, mes voyages » la dernière exposition de ses œuvres à la galerie Horace-Vernet de La Londe-les-Maures (5 – 18 août),…

En effet, bien qu'habitant à La Londeles-Maures, Robert Semelle ne peut se contenter d'y peindre les merveilleux paysages qui font de la ville la plus belle commune du Var. « Je suis toujours en quête de « ce petit plus » qui me distinguera de mes confrères », avoue l'ancien facteur, qui part, tous les ans, à la découverte de nouveaux paysages au gré de ses voyages.
PAYSAGES ET HISTOIRE

Il explique : « Je pars dans le Var tout d'abord (Hyères, Bormes-les-Mimosas et Le Lavandou), mais aussi dans la Drôme provençale (Nyons dans l'enclave des Papes), en Italie (Capri et Venise) et, surtout, en Espagne où je m'évade chaque année pour de longs séjours dédiés à la création. Ici, je m'arrête, chaque année, dans un petit port espagnol où je suis, désormais, connu comme le loup blanc. Mon périple audelà des Pyrénées m'a ainsi emmené jusqu'en Andalousie, une région que j'affectionne tout particulièrement et où je repars en octobre prochain ». Partout sur les traces de Semelle, on découvre des paysages qui font l'histoire des lieux où il plante son chevalet. Concernant sa production, il ajoute : « Dans chaque œuvre, on ressent ce bleu, la couleur de la Provence et de la Méditerranée, qui caractérise si fortement les villes et villages de l'Arc Sud. Il ne manque plus que le parfum des champs de Lavande, tableau que je m'interdis de peindre car trop galvaudé. Parmi les œuvres les plus appréciées, les paysages de La Londe (plage de l'Argentière et du Pellegrin, chemin des Bormettes le long de l'ancienne usine, berge du Maravenne) font l'unanimité. Mais pour moi, l'oeuvre que j'aime le plus est un tableau réalisé sur le chemin des peintres à Saint-Clair (Le Lavandou) où j’ai peint la chapelle car elle symbolise particulièrement les paysages de Provence ». De passage à la galerie, un professeur d'anglais du Lycée Jean Aicard à Hyères s'est extasié devant les couleurs des tableaux : « C'est vraiment la Provence, notamment celui qui représente une plantation d'oliviers. Des vrais paysages de cartes postales » ! Tout est dit ! Car, on fait souvent remarquer à Robert Semelle que ses peintures ressemblent à des cartes postales. Il s'explique : « Effectivement, quand j'ai commencé à peindre au début des années 80 à Paris, j'ai été sollicité par des studios qui souhaitent utiliser mes peintures pour en faire des cartes postales, mais l'affaire ne s'est pas faite » !
Photo PRESSE AGENCE.