26/07/2026

« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »

Le 17 août, lors du 80ème anniversaire du Débarquement de Provence, François de Canson s'est adressé aux présidents d’associations patriotiques et…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 3 septembre 2024 Lecture : 3 min
« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »
« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »© La Gazette du Var
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En ce jour de commémoration de la libération de la ville, le maire a déclaré : « Vous êtes inlassablement fidèles aux fonctions qui sont les vôtres, portant haut les couleurs nationales, rehaussant avec dignité et prestance, les nombreuses cérémonies commémoratives qui rythment la vie républicaine, civique et patriotique de notre ville ».

TÉMOINS DES TRACES DE L'HISTOIRE

« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »

« Merci à l'Amicale des Anciens Combattants, à l'association des Anciens Marins, à l'association de la Médaille Militaire, à l'association des Combattants Volontaires, au Souvenir Français, et au représentant des Ordres Nationaux. Par votre présence, vous témoignez des traces de notre histoire qui rappellent les combats valeureux de nos anciens, vous conservez la mémoire des trop nombreuses vies sacrifiées pour défendre la France, préserver son entité et rétablir notre liberté ». Un hommage auquel il a associé les forces de sécurité : « Parmi les héros d’aujourd’hui auxquels je voulais également rendre hommage, il y a nos forces de sécurité et de secours, nos policiers, nos gendarmes, nos CCFF, la protection civile, la SNSM, qui ne ménagent pas leur peine durant cet été, pour protéger, sur tous les fronts, votre quotidien et permettre une vie tranquille. Enfin, je veux penser ici à nos soldats, nos armées – terriens, marins, sous-mariniers, et aviateurs – ils continuent de se mobiliser sur tous les théâtres, pour notre protection ».

« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »

REJETER L'ENVAHISSEUR

Dès le 15 août 1944, arrive sur le sol de la métropole, l'Armée Française (...). Venus de métropole et de tout l'Empire, Africains des pays de l'Afrique Équatoriale Française et de l'Afrique occidentale française, Malgaches, Algériens, Tunisiens et Marocains, Antillais, Indochinois et Pondichériens, Polynésiens, Calédoniens et Kanaks du valeureux Bataillon du Pacifique. Tous voulaient être de la vague libératrice (...). Vint alors la vague française. Ils débarquent, le 16 août, à la Croix-Valmer, à Sylvabelle et à la Foux et foncent vers l'Ouest (...).

L'audace et la bravoure l'ont emporté. Tout s’est joué en quelques heures d’une nuit sans lune, quand quelques dizaines de Commandos d’Afrique ont brillamment accompli la mission suicide qui leur était assignée. « C'est pourquoi notre Histoire reste à jamais liée à l'épopée de cette unité d'élite : la première à fouler le sol de notre Provence, la première à la délivrer de l'occupant. Ce sont bien ces hommes-là, d'une trempe incroyable, pétris de la rage de vaincre autant que de l'amour de leur patrie qui ont redonné son honneur à la France. Tout, de leur héroïsme jusqu'à leurs exploits, inspire le respect. Des hommes entraînés aux marches forcées, aux techniques d’infiltration, de close-combat, de tirs de précision, de progression en terrain miné, de combat antichar, et de neutralisation des sentinelles (...). Ces hommes d'exception qui ont choisi l'unité combattante la plus exposée, celle des missions réputées irréalisables, étaient promis aux sentiers de la gloire », a insisté François de Canson (...).

À La Londe, alors que la population s'est réfugiée dans les campagnes, alors qu'à l'occupation italienne succède l'occupation allemande dont le commandement s'installe à La Pascalette, les londaises et les londais sentent, enfin, en ce mois d'août 1944, le vent de la liberté souffler. La radio annonce le débarquement mais les mouvements de troupes allemandes vers l'Ouest ne font que confirmer l'impression d'une libération imminente. Il est 16h, lorsque les soldats américains pénètrent sur le territoire de la commune. L'avant-garde de la 3ème Division d'Infanterie US entre en contact avec quelques résistants londais. Ils informent l'officier américain mais également les troupes de la 1ère Division Française Libre du général Brosset de la présence des Allemands sur le domaine de Saint-Honoré et de la Pabourette. Après une bataille qui dure près de deux heures, La Londe est en passe de retrouver sa liberté. L’ennemi, encerclé, est mis hors d’état de nuire. Au petit matin du 18 août, alors que les unités Allemandes se sont repliées sur les blockhaus de Mauvanne, le passage des scout-cars de reconnaissance du premier bataillon des Fusillés Marins et des Commandos d’Afrique emmenés par le capitaine Ducournau, marquent la libération de La Londe et sonne la fin de l’occupation allemande » (...).

« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »
« Le 17 août 1944, l'audace et la bravoure l'ont emporté »

Photos Philippe OLIVIER.