François de Canson, vice-président de la Région, répond aux questions de La Gazette du Var.

Quelle est la genèse de la candidature de la Région à l'organisation des Jeux d'Hiver 2030 ?

Je vais vous relater comment nous avons vécu cette aventure ! Tout part d'un rêve. Tout part d'un constat aussi. Nous avons tout dans nos Alpes du Sud. C'est le deuxième domaine skiable de France, avec 65 stations, des champions, la neige et les chalets. Nous avons tout mais jamais nous n'avons accueilli les mythiques Jeux Olympiques et Paralympiques. Quand nos voisins du Nord les ont reçus par trois fois. En janvier 2022 en plein discours des vœux, le président Muselier, nous annonçait qu'il allait nous ramener les Jeux dans nos Alpes du Sud. De là, tout s’enchaîne ! Un an pour gagner les bénédictions du Comité International Olympique et du Comité National Olympique. Le 2 mai 2023, lors d’une réunion avec le Comité International Olympique, nous sommes sereins avec notre dossier pour 2034 ou 2028. Mais, le les 26èmes Jeux d'Hiver nous sont attribués ! Et finalement, le 2 octobre, c'est la signature du Premier ministre Michel Barnier pour l'obtention des garanties financières.
Qui dit grands événements sportifs internationaux dit retombées économiques ?
Première région touristique après Paris avec 21 milliards d'impact économique annuels, nous sommes armés pour accueillir de grands événements internationaux qu'ils soient sportifs, culturels ou diplomatiques. Ces événements d'exception sont des leviers puissants de développement de notre économie et de notre attractivité. Le Sud est une terre de sport. Il suffit de regarder ces deux dernières années avec la Coupe du collaborateurs et volontaires et plus de 220 entreprises mobilisées. Puis, il y a eu le Tour de France. Une cuvée hors normes avec une arrivée sur la promenade des Anglais, 300 000 spectateurs dans les Hautes- Alpes et 20 millions de retombées économiques. L'étape Embrun Isola a fait le plus d'audimat sur France Télévision pendant l'ascension du col de la Bonette. Et, à Nice, on a enregistré un taux d'occupation hôtelier record à 98% et 50 millions de retombées économiques !
Et maintenant, comment allez-vous avancer ?
Cette candidature est une bénédiction ! C'est une bouffée d'optimisme, c'est un appel à se surpasser. C'est l'assurance d'un effet levier aspects. Nous formons avec Auvergne-Rhône- Alpes le premier domaine de sports d'hiver au monde. On ne découvre pas les grands événements internationaux. Les voisins du Nord ont enchaîné 3 olympiades d'hiver et la Coupe du monde de ski l'an dernier. 95% des infrastructures d'Albertville seront réutilisées. Nous disposons d'une candidature sobre, basée sur l'héritage et tournée vers nos habitants avec un respect de l'écologie et de l'économie. Nous sommes parmi les rares pays à labelliser nos activités de tourisme et de loisirs pour le handicap. Un dernier argument de poids a pesé. Nous sortons de Paris 2024, qui a démontré que la France et ses territoires savent délivrer de l'exceptionnel.