26/07/2026

Il répond aux questions de La Gazette du Var.

PBPar Pierre BEGLIOMINI Photo VINCI AutoroutesJournaliste 6 octobre 2025 Lecture : 1 min
Il répond aux questions de La Gazette du Var.
Il répond aux questions de La Gazette du Var.© La Gazette du Var
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Vous êtes intervenu dès les débuts du chantier. Quel a été votre rôle ?

Il répond aux questions de La Gazette du Var.
Il répond aux questions de La Gazette du Var.

Je suis arrivé à l’été 2020, avant même le début des travaux principaux. J’ai pris en charge les travaux préparatoires : démolitions de bâtiments, dévoiements de réseaux d’eau, d’électricité, de gaz... tout ce qui permettait de libérer et sécuriser l’emprise pour que NGE puisse ensuite intervenir. Puis je suis passé à d'autres tâches, notamment les voies parallèles à l’autoroute et, à partir de 2023, j’ai planifié les travaux de nuit et les balisages jusqu'à la livraison.

Ce type de coordination suppose une vraie mécanique d’équipe...

Absolument. On avait humaine.

Justement, comment avez-vous vécu l’aspect humain de cette mission ?

Je n’ai jamais ressenti de charge pesante. Et en 25 ans d’autoroutes, c’est rare. Il y avait une entraide, une solidarité sincère. On décompressait ensemble, on organisait des petitsdéjeuners entre collègues, chacun apportait des spécialités régionales. J’ai même repris le sport à Toulon. On courait entre midi et deux, parfois même au lever du jour.

Cette ambiance a-t-elle eu un impact sur votre bien-être ?

Oui. J’ai une nature plutôt stressée, je voulais toujours m’assurer que tout se déroulait correctement. Mais le des points PZ. La simplicité du quotidien, justement. Des anecdotes sur une trancheuse à saucisson partagée dans la salle de pause, ou un surnom qui revient... Ce sont ces choses-là qui restent. Le chantier, c’était plus qu’un travail. C’était une vraie tranche de vie.

Quel enseignement personnel en tirez-vous ?

Que rien ne marche sans confiance et sans esprit d’équipe. Il n’y avait pas d’ego, chacun faisait son rôle, sans chercher à se mettre en avant. On se soutenait. C’est ce qui nous a permis de traverser les tensions, les imprévus, et d’atteindre la ligne d’arrivée ensemble.

Un mot de la fin ?

Je me suis amusé. J’ai appris. Et surtout, j’ai vécu quelque chose de fort. À chaque fois que je prendrai cette autoroute, je penserai à ces années avec le sourire.

Propos recueillis par Pierre BEGLIOMINI Photo VINCI Autoroutes.