26/07/2026

Magali Brune : « Je représente une alternative espérée »

Issue d’une vieille famille solliès-pontoise, Magali Brune s'est lancée dans la course des municipales.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 26 janvier 2026 Lecture : 4 min
Magali Brune : « Je représente une alternative espérée »
Magali Brune : « Je représente une alternative espérée »© La Gazette du Var
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C'est une expérience nouvelle pour la militante qui conduit une liste RN aux élections de mars 2026. À 48 ans, mariée et maman de 2 enfants, elle a été professeur de physique chimie pendant dix ans. Puis, elle a rejoint, il y a une quinzaine d'années l’entreprise familiale de compléments alimentaires (VITA API) à La Garde.

D'ÉLECTRICE À CANDIDATE

Magali Brune : « Je représente une alternative espérée »

« Arrière-petite fille d'agriculteurs, je suis très attachée à cette commune car nous sommes de Solliès-Pontois de générations en générations. Mes grands-parents ont tenu la droguerie Brayda pendant plus de 30 ans en plein centre-ville. Mon grand-père a participé à la création de la salle des fêtes et a développé le cinéma Rio pendant une dizaine d'années. Mes deux grands-pères ont été conseillers municipaux à des périodes différentes. C'est dire si ma famille vit et a vécu, travaillé, s'est engagée et s'engage encore à Solliès-Pont tout en travaillant encore dans la ville ». De Laure Lavalette, elle dit que la députée l'inspire beaucoup : « C'est ce qu'elle incarne qui me convient le plus : sa simplicité, sa générosité, sa détermination dans la représentation des valeurs patriotiques. Cela m'a donné envie de passer d'électrice du Rassemblement National à candidate du Rassemblement National. Elle m'a fait confiance depuis plus d'un an pour coordonner les actions militantes à Solliès-Pont en me nommant référente de ma commune et je l'en remercie. Ma canditature à Solliès-Pont est donc la suite logique de mon engagement ». « Grâce à de nombreux échanges avec les habitants et les commerçants, je ressens l’immense espoir que suscite la perspective d’une alternance à Solliès-Pont ».

INSÉCURITÉ

Magali Brune : « Je représente une alternative espérée »

C'est aussi la situation inquiétante de ma commune qui motive ma candidature ajoute la jeune femme : « Actuellement il n’y a que 8 policiers municipaux. Il y a quelques temps, avec 1 000 habitants de moins, nous en avions 10 ! Je ne veux pas que nous nous habituions à avoir la boule au ventre lorsque nous nous promenons le soir à Solliès-Pont, parce que nous n’avons pas de brigade nocturne. C'est comme si la sécurité du quotidien et de proximité n’avait plus d’intérêt la nuit venue, bien au contraire » ! Elle reprend : « J’ai à cœur d’axer mon programme sur deux autres points prioritaires : Stopper la sur bétonisation car notre belle commune, capitale de la figue, est en train d’être dénaturée par les innombrables immeubles qui sortent de terre. Pour pallier le manque flagrant de stationnement qui empêche d’accéder au centre-ville de nouveaux parkings devront être créés. Enfin, je souhaite développer le secteur social, notamment la petite enfance en donnant aux parents la possibilité de choisir le mode d’accueil en le rendant le plus adapté à leur enfant. Les métiers de l’humain doivent être revalorisés à la hauteur de la valeur humaine ajoutée qu’ils créent. Je ne veux pas que les Solliès-Pontois et les Solliès-Pontoises les plus vulnérables soient laissés sur le côté. Avec une diminution de trois points de pourcentage du taux d’accueil du jeune enfant sur 5 ans, il devient de plus en plus compliqué pour les parents de trouver un mode d’accueil pour leurs enfants. Avec une absence d’offre à domicile la nuit pour les personnes âgées et avec une absence d’offre valorisant l’autodétermination des personnes en situation de handicap ».

BÉTONISATION EXCESSIVE

Sur la bétonisation de la ville, elle reprend : « Avec les innombrables constructions sorties de terre, le stationnement est devenu problématique, tout comme l’offre de transport, très inégale selon que nous vivons en centre-ville ou en périphérie comme par exemple à l’écoquartier. Je ne veux pas que le seul projet à Solliès-Pont consiste à empiler du béton sur nos terrains pour poursuivre l’objectif artificiel de construire 15 000 dortoirs ». « Je propose d’arrêter la bétonisation frénétique de Solliès-Pont, retrouver nos espaces naturels et les rendre aux Solliès-Pontois. Notre ville n’est pas une ville-dortoir, nous devons retrouver le goût de travailler à Solliès-Pont, de consommer à Solliès-Pont, de nous retrouver à Solliès- Pont, de fêter Solliès-Pont et de vivre Solliès- Pont ». C'est pourquoi elle veut relancer les animations car Solliès-Pont devient, à ses yeux, une ville dortoir sans âme. « Si les Solliès-Pontois et les Solliès-Pontoises me font confiance, j’aurais à cœur d’être une maire bienveillante et empathique, de consulter régulièrement la population, notamment par l’organisation de référendum locaux », promet la candidate.

Photos Philippe OLIVIER.