26/07/2026

Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »

Lucile Bordes et les acteurs locaux font vibrer le lien social à EURÊKA.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 23 février 2026 Lecture : 3 min
Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »
Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »© La Gazette du Var
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Avec « Les Nuits de la Lecture », la médiathèque fraîchement réaménagée s'affirme comme un espace de convivialité incontournable où artistes, commerçants et habitants tissent une nouvelle toile culturelle intergénérationnelle. C'est une métamorphose qu'a vécue la médiathèque Eurêka lors de la dernière édition nationale des « Nuits de la Lecture », orchestrée par le Centre national du livre. Au-delà de la simple célébration des mots sur le thème « Villes et Campagnes », l'événement a marqué un tournant dans la vie de la cité farlédoise.

En transformant ses rayonnages en scène vivante, l'établissement public a prouvé qu'il était bien plus qu'un lieu de prêt : un véritable catalyseur de cohésion sociale.

DÉCLOISONNER LES GÉNÉRATIONS L'architecture même des lieux a joué un rôle prépondérant dans cette réussite. Comme l'a souligné l'équipe de direction, le réaménagement complet de la structure n'est pas anodin. « On voulait un lieu qui soit à l'image de ce que l'on propose à notre public, un lieu collectif, convivial et participatif », explique une co-responsable.

Cette volonté de créer des « espaces qui respirent », désormais aérés et lumineux, facilite physiquement la rencontre. Le public ne se croise plus seulement, il s'arrête, échange et partage. Eurêka devient ainsi une place publique couverte, brisant l'isolement et favorisant la mixité des usages, où le lecteur solitaire côtoie désormais le spectateur de performances artistiques.

Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »
Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »

L'architecture même des lieux a joué un rôle prépondérant dans cette réussite. Comme l'a souligné l'équipe de direction, le réaménagement complet de la structure n'est pas anodin. « On voulait un lieu qui soit à l’image de ce que l’on propose à notre public, un lieu collectif, convivial et participatif », explique une co-responsable. Cette volonté de créer des « espaces qui respirent », désormais aérés et lumineux, facilite physiquement la rencontre. Le public ne se croise plus seulement, il s'arrête, échange et partage. Eurêka devient ainsi une place publique couverte, brisant l'isolement et favorisant la mixité des usages, où le lecteur solitaire côtoie désormais le spectateur de performances artistiques.

La force de cette édition a résidé dans sa capacité à mêler les arts pour toucher tous les publics. Le partenariat avec l'association A. LI. EN a offert un moment de grâce intergénérationnel avec une « lecture en peinture » où un dessinateur professionnel illustrait en direct, sur grand format, les mots d'un conteur.

Mais le point d'orgue de cette hybridation culturelle fut sans doute la lecture musicale proposée par Lucile Bordes et Vincent Hours. La romancière, originaire de La Seyne-sur-Mer, et le musicien toulonnais ont su créer une « broderie artistique » unique. En mettant en musique des extraits du roman « Que faire de la beauté ?

», paru aux Éditions Les Avrils, le duo a proposé une immersion totale. Vincent Hours précise que « la musique évoque des sentiments, elle résonne avec le texte », créant ainsi un langage universel capable de toucher aussi bien les seniors mélomanes que les jeunes amateurs de littérature contemporaine. Cette performance, jouée sans enregistrement préalable, a offert ce que le numérique ne peut remplacer : l'émotion de l'instant partagé.

PARTENARIATS LOCAUX L'événement a également démontré que la culture est un levier économique et social local puissant. La présence de la librairie « Sacrés Caractères » de La Crau pour la vente d'ouvrages témoigne d'une volonté de travailler en synergie avec les acteurs du territoire, dépassant les frontières communales. De plus, la médiathèque a servi de vitrine aux talents du cru.

Les visiteurs ont pu échanger avec une pléiade d'auteurs locaux : Nathalie Alvarez, Jean Cardon, Olivier Dutto, Emmanuel Giampino, Pascal Grue, David Pacitto, Marilyse Trécourt et Daniel Pellegrino. Ces séances de dédicaces ont permis de briser la glace entre créateurs et lecteurs, renforçant le sentiment d'appartenance à une communauté culturelle active.

Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »

La conférence de l'artiste et chorégraphe Cécile Martinez sur son projet « Femmes d'aventure » a parachevé cette dynamique en apportant une dimension réflexive et inspirante.

En devenant ce carrefour où se croisent littérature, musique, arts visuels et rencontres humaines, Eurêka redéfinit le rôle du service public en milieu périurbain. L'enjeu pour les années à venir sera de maintenir cette effervescence participative pour que la culture reste ce lien durable qui unit les Farlédois.

Un nouvel écrin pour le « vivre-ensemble »

Laurette PARAY (texte et photos).