26/07/2026

Les souvenirs inoubliables des anciens du collège

À l'initiative de La Gazette du Var, des anciens professeurs et des élèves ont partagé leurs souvenirs de leur passage au collège de la ville.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 20 avril 2026 Lecture : 4 min
Les souvenirs inoubliables des anciens du collège
Les souvenirs inoubliables des anciens du collège© La Gazette du Var
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Le collège, ancien CEG (Collège d'Enseignement Général), a marqué de nombreuses générations par son engagement envers l'éducation et sa communauté.

Élie Di Russo, professeur de français et d'histoire-géographie au collège (1970 à 1982), puis principal adjoint au collège Voltaire de Toulon, se souvient de cette période difficile : « À cette époque, l'établissement était menacé de fermeture. Nous avons défendu le collège avec ferveur et acharnement. Nous étions plus que des amis, nous étions des membres d'une même famille en mission pour le service public de l'éducation.

Nous avons eu des aides précieuses au niveau des parents d'élèves et de Yolande Calcavino, présidente de la fédération des parents d'élèves (FCPE), seule association à l'époque.

Les souvenirs inoubliables des anciens du collège

Certains parents préféraient envoyer leurs enfants dans d'autres établissements, mettant en péril l'avenir du collège. Avec l'aide de la mairie et des parents d'élèves, nous avons lutté pour garder notre collège de proximité, essentiel pour les Londais et Londaise ».

EXCELLENTS CONTACTS Marc Brunet, ancien enseignant de français et d'histoire-géographie, qui a intégré le collège de 1974 à 2013, évoque son parcours atypique : « Au départ, j'étais professeur de français, puis j'ai été nommé professeur d'espagnol de manière un peu 'dictatoriale' par le principal ». Mme Polenzani, enseignante arrivée en 1972, se souvient de ses débuts : « J'avais 21 ans et des élèves de 17 ans. J'ai enseigné toutes sortes de matières, de l'italien à la couture.

Nous étions obligés de nous adapter, car il n'y avait pas de nouveaux professeurs pour chaque matière ».

Elle se rappelle également des « heures de plein air » passées au jardin des oliviers. Cette ancienne enseignante ajoute : « Nous sommes issus d'une catégorie d'enseignants qui n'existent plus, c'est-à-dire que nous avons fait nos études dans une École Normale et ensuite dans le centre de formation des PEGC (Professeur d'Enseignement Général des Collèges), l'État nous finançait nos études en échange de quoi nous signions un contrat de 10 ans de bons et loyaux services dans l'Éducation Nationale ». M.

Schmitt, ancien professeur d'anglais, a fait ses débuts en 1978 après avoir quitté l'armée : « À l'époque, nous étions tous une espèce en voie de disparition. J'ai dû apprendre à enseigner l'espagnol presque du jour au lendemain. Je me souviens de mon premier entretien avec mon directeur de l'époque et, ce jour-là, il m'a demandé ce que je vendais.

Je lui ai répondu que je vendais de l'anglais et du français. Mon directeur a rétorqué qu'il n'était pas trop intéressé et qu'il cherchait de l'espagnol ! J'ai donc appris à enseigner l'espagnol.

J'apprenais mes cours d'espagnol le soir à la maison et j'enseignais le lendemain. Je transmettais donc plus l'espagnol que le français. D'ailleurs je ne l'ai jamais enseigné.

En revanche, j'ai donné des cours de sport, de musique et d'éducation manuelle et technique ». Malgré les défis, il se félicite des excellents contacts qu'il a gardés avec ses anciens élèves.

Pierre Minaïr, arrivé au collège en 1974, évoque aussi ses souvenirs : « On faisait un peu de tout, même de la gym. Quand on faisait le 60 mètres, c'était dans un chemin en bordure des vignes. Cela reste des souvenirs inoubliables ».

Parmi les élèves, Jonathan, qui a passé six ans au collège, témoigne : « C'étaient de très bons profs, je ne voulais plus partir », ou encore Anne Jacquemin, ancienne élève, se rappelle d'une ambiance chaleureuse : « À l'époque, il n'y avait pas de ramassage scolaire, donc ce sont mes professeurs qui m'emmenaient au collège. Nous avons gardé un contact grâce aux réunions professeurs-élèves que nous organisons régulièrement ».

M. Barberis, élève d'une génération antérieure, témoigne de l'impact de ces enseignants sur sa vie et celle de sa famille : « Mes enfants ont eu ces professeurs, professeurs autour de la table et ma sœur aussi. Nous avons eu des relations privilégiées ».

Bref, le collège ne se limite pas à des souvenirs d'enseignement, mais il incarne aussi une aventure humaine où l'engagement des professeurs et la passion des élèves ont forgé une communauté soudée. Les enseignants, qui ont fait le choix de rester dans l'établissement, témoignent d'un profond attachement, affirmant que s'ils avaient à refaire ce parcours, ils le referaient sans hésitation.

Et, les anciens élèves se rappellent avec émotion de ces années formatrices illustrant l'impact durable que le collège a eu sur leur vie.

Laurette PARAY - Photo DR.