26/07/2026

L’interview

PBPar Pierre BEGLIOMINIJournaliste 20 avril 2026 Lecture : 3 min
L’interview
L’interview© La Gazette du Var
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Tu es une figure du marché de Cuers. Depuis combien de temps es-tu là ?

L’interview

Ça fait 19 ans que je suis à Cuers. J’ai une clientèle merveilleuse depuis des années. Moi, j’amène l’Italie ici, au prix de l’Italie. Ma recette, c’est simple : la qualité et des prix accessibles. Aujourd’hui, il faut que tout le monde puisse se faire plaisir.

On t’entend dire “je t’adore” à longueur de matinée. C’est ton secret ou c’est toi, tout simplement ?

C'est ma nature. Je dis ça toute la journée à tout le monde. J’essaye d’apporter de la joie. Avec le contexte actuel, il y a beaucoup de tristesse, beaucoup d’incertitude. Alors moi,

Ya-t-il un fromage qui raconte ton histoire ?

Le parmesan. Mon oncle est producteur. Grâce à lui, j’ai les meilleures meules. La fabrication, les caves d’affinage, c’est fabuleux.

Ton étal attire toujours du monde. Comment tu expliques cet engouement ?

Je travaille à l’ancienne. Des banques réfrigérées, pas de coupure avec le client. Je discute, je plaisante. Je suis dans le contact. Et ça marche.

Raconte-moi une scène typique de ton vendredi matin.

Quand il y a du monde, je me permets de dire à beaucoup de gens que je les adore. Beaucoup sont seuls. On discute, on rigole, on crée une ambiance. Et c’est naturel, ça sort du cœur.

c’est ton carburant ?

C'est naturel. J’adore mon métier. Tout sort du cœur.

Tu te rends compte que tu es devenu un personnage ici ?

Cela me touche. J’adore mon métier grâce à ça. Ma force, je la récupère dans ce contact-là.

Ton métier en une phrase ?

Le contact avec les gens. Leur vendre un produit qu’ils ne trouvent pas en grande surface. Je veux qu’on mange des produits d’antan, authentiques. Je vends aussi un peu de charcuterie et de la pasta.

Comment choisis-tu un fromage parfait ?

Je vais chez mes producteurs, je regarde la production, le produit final. S’il y a des colorants ou des conservateurs, je ne prends pas.

Petites questions « punch line » pour terminer. Si je te dis « le fromage, c’est la vie » ?

Le fromage, c’est la vie. Un repas sans fromage, ce n’est pas un repas. C’est la convivialité, le bonheur.

Le vendredi, c’est ton jour préféré ou ton marathon ?

Un de mes jours préférés. Cuers reste un village, malgré ses 13 000 habitants. Le bouche à oreille va vite. Et je viens ici avec grand plaisir.

Tu fais beaucoup goûter... Pour vendre ?

Pour leur faire découvrir des nouveautés et les personnes apprécient. Et ils reviennent.

Tu préfères un client qui hésite ou un client qui sait ?

Celui qui sait, c’est plus simple. Celui qui hésite, c’est à moi de lui faire découvrir les bonnes choses.

Et tu as le bon goût pour ça ?

Apparemment oui. Mais c’est parce que j’aime mon métier. Je pourrais arrêter les marchés demain, mais j’adore le contact.

Ton “je t’adore”, il vient d’où ?

Du marché de La Ciotat. Un jour, je l’ai sorti, c’est venu comme ça, naturellement. Et, c’est resté. Je le dis tout le temps.

Le mot de la fin ?

Je suis heureux de faire ce métier. Je ne changerais pour rien au monde.

Propos recueillis par Pierre BEGLIOMINI.