26/07/2026

Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur

Le 18 mars, Coopazur a proposé une initiative originale autour de l’alimentation locale, dans le cadre de la Semaine du jardinage.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 20 avril 2026 Lecture : 2 min
Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur
Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur© La Gazette du Var
Partager

À travers un défi culinaire exigeant, habitants, agriculteurs et experts ont été invités à réfléchir à une question essentielle : peut-on aujourd'hui se nourrir uniquement à l'échelle de son territoire ? « L'événement s'inscrivait dans une démarche pédagogique déjà bien ancrée auprès des scolaires. Car derrière le jardinage, se dessine une problématique plus large puisqu'il s'agit de comprendre l'origine de ce que nous mangeons et interroger notre autonomie alimentaire », a rappelé Alain Camus, Directeur général de Coopazur.

DÉFI LOCAVORE Le temps fort de la journée reposait sur un défi locavore animé par Stéphane Linou, spécialiste de la résilience alimentaire. Les participants devaient élaborer un repas respectant plusieurs contraintes strictes : utiliser uniquement des produits issus d'un rayon de 51 kilomètres, limiter le coût à 9,50€ par personne et respecter un seuil d'empreinte carbone de 1,6 kg de CO².

Un exercice révélateur, qui a rapidement mis en lumière les limites du territoire. « On réalise très vite ce qui est produit localement... et ce qui manque. Derrière nos habitudes alimentaires, souvent anodines, se cache en réalité une forte dépendance à des circuits d'approvisionnement lointains », a témoigné un agriculteur.

« Le constat est sans appel puisque la quasi-totalité de notre alimentation repose sur des flux logistiques extérieurs. Une situation qui fragilise notre capacité à faire face à d'éventuelles crises.

Dans le Var, cette dépendance prend une dimension particulière. Le territoire est aujourd'hui assez pauvre en cultures vivrières. On ne va pas mettre du vin dans les cantines », a repris M. Camus.

« Aujourd'hui, 98 % de notre alimentation arrive par les transports. En cas de rupture des chaînes logistiques, au bout de trois jours, nous serions en difficulté », a ajouté Stéphane Linou.

L'après-midi a permis d'ouvrir des perspectives plus optimistes. Plusieurs initiatives locales ont été présentées, mettant en avant le développement des circuits courts, la diversification des productions et les actions d'éducation à l'alimentation. Une table ronde réunissant différents acteurs — agriculteurs, experts et professionnels de santé — a confirmé l'importance de ces enjeux.

L'alimentation apparaît aujourd'hui comme un levier central, à la croisée des questions agricoles, environnementales et sanitaires.

Des pistes d'action ont émergé lors de ces rencontres : renforcer la production locale, notamment en légumineuses, rapprocher producteurs et consommateurs, structurer des filières durables et améliorer la coordination entre les acteurs du territoire. Si des initiatives existent déjà, comme celles portées par Coopazur ou la SCIC Materrae, tous s'accordent sur un point : le défi est désormais de changer d'échelle.

Se nourrir localement, une expérience concrète avec Coopazur

Le temps fort de la journée reposait sur un défi locavore animé par Stéphane Linou, spécialiste de la résilience alimentaire. Les participants devaient élaborer un repas respectant plusieurs contraintes strictes : utiliser uniquement des produits issus d’un rayon de 51 kilomètres, limiter le coût à 9,50€ par personne et respecter un seuil d’empreinte carbone de 1,6 kg de CO2. Un exercice révélateur, qui a rapidement mis en lumière les limites du territoire. « On réalise très vite ce qui est produit localement... et ce qui manque. Derrière nos habitudes alimentaires, souvent anodines, se cache en réalité une forte dépendance à des circuits d’approvisionnement lointains », a témoigné un agriculteur. « Le constat est sans appel puisque la quasitotalité de notre alimentation repose sur des flux logistiques extérieurs. Une situation qui fragilise notre capacité à faire face à d’éventuelles crises. Dans le Var, cette dépendance prend une dimension particulière. Le territoire est aujourd’hui assez pauvre en cultures vivrières. On ne va pas mettre du vin dans les cantines », a repris M. Camus. « Aujourd’hui, 98 % de notre alimentation arrive par les transports. En cas de rupture des chaînes logistiques, au bout de trois jours, nous serions en difficulté », a ajouté Stéphane Linou. L’après-midi a permis d’ouvrir des perspectives plus optimistes. Plusieurs initiatives locales ont été présentées, mettant en avant le développement diversification des productions et les actions d’éducation à l’alimentation. Une table ronde réunissant différents acteurs — agriculteurs, experts et professionnels de santé — a confirmé l’importance de ces enjeux. L’alimentation apparaît aujourd’hui comme un levier central, à la croisée des questions agricoles, environnementales et sanitaires. Des pistes d’action ont émergé lors de ces rencontres : renforcer la production locale, notamment en légumineuses, des circuits courts, rapprocher producteurs et consommateurs, structurer des filières durables et améliorer la coordination entre les acteurs du territoire. Si des initiatives existent déjà, comme celles portées par Coopazur ou la SCIC Materrae, tous s’accordent sur un point : le défi est désormais de changer d’échelle.

Image 1
Image 2
Image 3
Image 4

Photos Philippe OLIVIER.