26/07/2026

Me Caroline Oron, nouvelle présidente

Notaire à Saint-Tropez depuis 1998, Me Caroline Oron est la première femme à accéder à cette fonction au sein de la Chambre des notaires du Var, jusque- là…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 29 mai 2017 Lecture : 2 min
Me Caroline Oron, nouvelle présidente
Me Caroline Oron, nouvelle présidente© La Gazette du Var
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Frank Lenoir, notaire salarié, devrait très prochainement entrer dans le capital de l’entreprise notariale et devenir associé.

Me Caroline Oron, nouvelle présidente

« Lorsqu’on m’a proposé ce poste, il était important que le choix se porte enfin sur une femme, pour la première fois dans le département. J’ai été nommée après avoir participé de 2011 à 2016 à la mise en place d’un contrat quinquennal d’adaptation structurelle visant à accueillir des notaires (salariés ou en capital) dans les offices de la Cour d’Appel dont la taille ou la structure l’imposait », avoue la nouvelle présidente.

Associée à Me Laurence Bernard, elle dirige une étude composée de 11 collaborateurs jeunes diplômés (et un 5e très prochainement), dont 4.

PAS DE NOTAIRES À 2 VITESSES

Elle ajoute : « Notre métier exige de l’honnêteté et de la bienveillance. Nous jouons tous un rôle de médiateur dans la mesure où il s’agit de trouver une solution aux problèmes rencontrés. La profession de notaire implique des aspects juridiques et psychologiques passionnants. La loi dite «loi Macron» nous impose d’accompagner la libre installation des jeunes notaires de manière responsable ».

La profession n’est pas en accord avec cette loi. Mais elle est prête à faire preuve de confiance pour éviter un notaire à deux vitesses. Caroline Oron explique : « La loi Macron supprime le clerc de notaire qui était autorisé à recevoir l’acte notarié également signé par le notaire le jour-même. Or, autant supprimer l’internat des internes en médecine ! Ainsi, des jeunes diplômés notaires ayant fait 8 à 10 ans d’études pourront s’installer librement sans jamais avoir reçu un seul acte de leur vie. Si le diplôme est nécessaire, c’est la pratique qui nous apprend à faire face aux imprévus lors des rendez-vous ».

« Le Conseil supérieur du notariat a lancé un plan national d’actions. Et les anciennes commissions d’accès vont se transformer en commissions d’accueil afin d’aider les jeunes notaires inexpérimentés à éviter les pièges. Nous devons leur faire comprendre que s’ils ont des droits, ils vont aussi avoir des obligations inhérentes à notre profession. Ils se doivent de ne pas prendre de risques pour nos clients et nos assureurs comme pour l’ensemble des notaires de France au titre de la garantie collective ».

FORMER LES JEUNES DIPLOMES

La loi Macron a autorisé un sursis de 2 ans complémentaires aux clercs de notaire qui avaient été habilités avant le 1er janvier 2016. Mais le 31 décembre 2020, ils ne seront plus autorisés à recevoir un acte. Ce délai supplémentaire va permettre aux anciens clercs habilités de passer notaires salariés. En revanche, il appartient de former les jeunes diplômés impactés par la réforme de M. Macron qui n’auront pas eu cette faculté d’apprentissage et qui pourront s’installer librement. conclut la nouvelle présidente.

« Lorsqu’on m’a proposé ce poste, il était im­ portant que le choix se porte enfin sur une femme, pour la première fois dans le départe­ ment. J’ai été nommée après avoir participé de 2011 à 2016 à la mise en place d’un contrat quinquennal d’adaptation structurelle visant à accueillir des notaires (salariés ou en capital) dans les offices de la Cour d’Appel dont la taille ou la structure l’imposait », avoue la nouvelle Elle ajoute : « Notre métier exige de l’honnête­ té et de la bienveillance. Nous jouons tous un rôle de médiateur dans la mesure où il s’agit de trouver une solution aux problèmes rencontrés. La profession de notaire implique des aspects juridiques et psychologiques passionnants. La loi dite «loi Macron» nous impose d’accompa­ gner la libre installation des jeunes notaires de manière responsable ». prime le clerc de notaire qui était autorisé à recevoir l’acte notarié également signé par le notaire le jour-même. Or, autant supprimer l’internat des internes en médecine ! Ainsi, des jeunes diplômés notaires ayant fait 8 à 10 ans d’études pourront s’installer librement sans jamais avoir reçu un seul acte de leur vie. Si le diplôme est nécessaire, c’est la pratique qui nous apprend à faire face aux imprévus lors des rendez-vous ». « Le Conseil supérieur du notariat a lancé un plan national d’actions. Et les anciennes com­ missions d’accès vont se transformer en com­ missions d’accueil afin d’aider les jeunes no­ taires inexpérimentés à éviter les pièges. Nous devons leur faire comprendre que s’ils ont des droits, ils vont aussi avoir des obligations inhé­ rentes à notre profession. Ils se doivent de ne pas prendre de risques pour nos clients et nos assureurs comme pour l’ensemble des notaires de France au titre de la garantie collective »,