26/07/2026

Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»

L’une des missions essentielles des Casques Verts est la remise au gabarit des pistes sur le domaine forestier du Parc National.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 12 juillet 2017 Lecture : 3 min
Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»
Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»© La Gazette du Var
Partager

Ce travail est effectué à une période adaptée au calendrier écologique, aux contraintes de fréquentation, et aux risques d’incendie particuliers du site, soit entre le 15 septembre et le 15 mars. Pour les Casques Verts, l’objectif est de maintenir un gabarit garantissant la sécurité des usagers, en permettant une circulation aisée des véhicules d’intervention même en période de forte affluence touristique. Le gabarit est établi par le maître d’ouvrage en fonction de la classification de la voie (ex : 4m de largeur sur 4m de hauteur pour un axe principal carrossable). Patrice Fallot, président des Casques Verts, expliquent le travail qui est réalisé par ses équipes : «La végétation débroussaillée est broyée finement à l’aide de couteaux spéci- fiques, ce qui permet de conserver la matière organique au sol. Une attention particulière est maximum le risque de gêne voire de chute des piétons ou cyclistes (broyage fin, suppression des plus gros débris et coupe des tiges à plat et au ras du sol)». Il ajoute : «Les branches et tiges mortes mena- çant de tomber sur la voie sont supprimées. Les rémanents coupés à une dimension adaptée à la manutention, mis en andains en bord de piste puis broyés sur place à l’aide d’un broyeur à branches. Les copeaux sont ensuite étalés sur le bas-côté de manière à former une couche fine dans un souci de sécurité et de décompo- sition de la matière organique. Ces travaux sont réalisés dans le respect du caractère paysager d’un Parc National. Une grande attention est apportée à la sélection des sujets à mettre en valeur au détriment des espèces les plus in- flammables. Le facteur d’érosion est largement pris en compte et lorsque cela est possible l’on fera en sorte que l’évacuation des eaux plu- viales soit facilitée». «Au-delà de la zone de sécurité, on procède à une dévitalisation du sujet. Ce procédé consiste à écorcer l’arbre en interrompant la circulation de la sève. On effectue, ensuite, un trait de coupe à 20 cm du collet et un second à 30/40 cm au-dessus sur une profondeur de 3-4 cm . Après, le collet est bâché pour limiter les rejets. Ainsi, l’arbre va mourir sur pied, ce qui présente plusieurs avantages : la formation d’une niche écologique pour quan- tité d’espèces animales (insectes, oiseaux, chiroptères), l’augmentation significative de la biodiversité et la régénération de la flore

UN TRAVAIL DE PRECISION

Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»

Lors des chantiers, les personnels des Casques Verts réalisent un grand travail de précision. Ainsi, lors de l’élagage, un grand soin est apporté à la cicatrisation des sujets : la coupe des branches doit être franche, propre, sans déchirement de l’écorce et le bourrelet cicatriciel doit être conservé. De plus, chaque intervenant est formé à la reconnaissance des nombreuses espèces protégées qui peuvent être présentes, de manière à les conserver (genêt à feuilles de lin, Dauphinelle de Requien, orchidées sauvages, etc).

LES OBJECTIFS

Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»

• Débroussaillement sélectif le matin en tenant compte des espèces patrimoniales protégées. • Élagage avec perche l’après-midi car il y a moins de risque de projection • Une attention particulière est prise en compte eu égard à la cicatrisation des arbres • Broyage des rémanents au sol, conservation de la matière organique. • Travaux de finition, nettoyage des débris sur la piste avec des fourches • Toutes espèces invasives ou remarquables sont signalées au parc National. • Les chablis, arbres dangereux sont traités, le bois est évacué au parc à bois.

Eucalyptus Génie écologique, une action de dévitalisation d’un Eucalyptus

Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»
Patrice Fallot, président : «Nous travaillons à la sécurité des usagers du Parc»

Sur les différentes espèces invasives, présent sur les îles, les Casques Verts sont missionnés pour traiter la plus forestière d’entre elles : l’Eucalyptus Globulus. Amélie Vallier, stagiaire chez les Casques Verts (2017), revient sur le travail qu’elle a mené pour le compte de l’association de génie écologique.

autochtone», raconte Amélie Vallier (stagiaire 2017).

équipes : «La végétation débroussaillée est broyée finement à l’aide de couteaux spéci- fiques, ce qui permet de conserver la matière organique au sol. Une attention particulière est maximum le risque de gêne voire de chute des piétons ou cyclistes (broyage fin, suppression des plus gros débris et coupe des tiges à plat et au ras du sol)». Il ajoute : «Les branches et tiges mortes mena- çant de tomber sur la voie sont supprimées. Les rémanents coupés à une dimension adaptée à la manutention, mis en andains en bord de piste puis broyés sur place à l’aide d’un broyeur à branches. Les copeaux sont ensuite étalés sur le bas-côté de manière à former une couche fine dans un souci de sécurité et de décompo- sition de la matière organique. Ces travaux sont réalisés dans le respect du caractère paysager d’un Parc National. Une grande attention est apportée à la sélection des sujets à mettre en valeur au détriment des espèces les plus in- flammables. Le facteur d’érosion est largement pris en compte et lorsque cela est possible l’on fera en sorte que l’évacuation des eaux plu- viales soit facilitée». «Au-delà de la zone de sécurité, on procède à une dévitalisation du sujet. Ce procédé consiste à écorcer l’arbre en interrompant la circulation de la sève. On effectue, ensuite, un trait de coupe à 20 cm du collet et un second à 30/40 cm au-dessus sur une profondeur de 3-4 cm . Après, le collet est bâché pour limiter les rejets. Ainsi, l’arbre va mourir sur pied, ce qui présente plusieurs avantages : la formation d’une niche écologique pour quan- tité d’espèces animales (insectes, oiseaux, chiroptères), l’augmentation significative de la biodiversité et la régénération de la flore