26/07/2026

François de Canson : «Le Préfet doit prendre des mesures» !

En 100 ans, la forêt a triplé de surface dans le Var. Au début du siècle, les collines étaient encore cultivées et la taxe de débroussaillement n’avait pas…

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 23 août 2017 Lecture : 3 min
François de Canson : «Le Préfet doit prendre des mesures» !
François de Canson : «Le Préfet doit prendre des mesures» !© La Gazette du Var
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Pour faire le point sur la situation post-incendies, début août, François de Canson, maire de La Londe-les-Maures et conseiller régional délégué à la sécurité civile et aux risques majeurs, a rencontré au Domaine de la Sanglière, les viticulteurs impactés lors de l'incendie de La Londe/Bormes les Mimosas. Pour ce déplacement au cœur des vignes, il était accompagné par Jean-Louis Masson, député du Var, François Arizzi, maire de Bormes-les-Mimosas et Alain Baccino, président de la chambre d'Agriculture du Var. LE PLU DE BORMES ENTRE PARENTHESES En effet, encore fortement traumatisés par les événements et en quête de réponses, les viticulteurs étaient prêts à évoquer avec les élus les questions les plus importantes du moment : débroussaillement et protection de l'environnement, intervention des sapeurs-pompiers, flotte aérienne, etc.

Pour François Arizzi, une chose est sûre : le PLU va être mis en stand-bay en attendant d'en savoir plus sur le cas du cap Bénat. «Je vais retirer le PLU et travailler avec mes services à la protection des zones urbanisées.

François de Canson : «Le Préfet doit prendre des mesures» !

En effet, encore fortement traumatisés par les événements et en quête de réponses, les viticulteurs étaient prêts à évoquer avec les élus les questions les plus importantes du moment : débroussaillement et protection de l’environnement, intervention des sapeurs-pompiers, flotte aérienne, etc. Pour François Arrizi, une chose est sûre : le PLU va être mis en stand-bay en attendant d’en savoir plus sur le cas du cap Bénat. «Je vais retirer le PLU et travailler avec mes services à la protection des zones urbanisées. La question n’est plus de savoir si on doit planter de la vigne ou de l’olivier ! On est tous engagé dans la même bataille. Par ailleurs, nous allons analyser la chaîne de secours et faire remonter les dysfonctionnements que nous avons constatés». l’ai questionné sur la flotte aérienne. Beaucoup de nos appareils sont cloués au sol et d’autres doivent être remplacés parce qu’ils ont atteint la limite des 60 ans. Je suis venu écouter vos propositions pour mieux questionner les ministres concernés et le Préfet et savoir dans quelles conditions vont se passer les indemnisations, comment tout cela va s’organiser et pour que les délais ne soient pas incompatibles avec la poursuite de votre activité ». Il a ajouté : «A l’Assemblée Nationale, je ne vais pas hésiter à bousculer les habitudes de la vie parlementaire et à poser les questions qu’il faut au Ministre de l’Agriculture et au 1er Ministre. Sachez, qu’ailleurs en France, de nombreux députés vous soutiennent dans les intempéries que vous subissez à répétition». mosas: «Sa seule préoccupation était de ne pas polémiquer sur les avions. Pourtant, Renaud Muselier a raison : Nous avons besoin d’un engagement européen pour financer une flotte de 25 appareils pour équiper tous les pays qui en ont besoin. Il nous faut des Canadairs et pas autre chose. Il faut que le Préfet prenne enfin des mesures pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise. C’est là où le député doit agir. Jean-Louis, on compte sur toi» ! pas un aléa climatique. Nous verrons comment les aides d’urgence seront versées. Je regrette qu’on ne tienne pas compte de nos avertissements. Nous avons un rapport de 40 pages qui explique comment mettre en place des coupures agricoles en plantant de la vigne ou de l’olivier. Personne n’en a jamais tenu compte» ! Visiblement, ce fameux rapport est resté lettre morte, oublié au fond d’un tiroir de l’administration ! • Gilles CARVOYEUR

La question n'est plus de savoir si on doit planter de la vigne ou de l'olivier ! On est tous engagé dans la même bataille. Par ailleurs, nous allons analyser la chaîne de secours et faire remonter les dysfonctionnements que nous avons constatés».

LA QUESTION DES INDEMNISATIONS De son côté, Jean-Louis Masson a rappelé son intervention devant le Ministre de l'Intérieur : «Je l'ai questionné sur la flotte aérienne. Beaucoup de nos appareils sont cloués au sol et d'autres doivent être remplacés parce qu'ils ont atteint la limite des 60 ans. Je suis venu écouter vos propositions pour mieux questionner les ministres concernés et le Préfet et savoir dans quelles conditions vont se passer les indemnisations, comment tout cela va s'organiser et pour que les délais ne soient pas incompatibles avec la poursuite de votre activité».

Il a ajouté : «À l'Assemblée Nationale, je vais pas hésiter à bousculer les habitudes de la vie parlementaire et à poser les questions qu'il faut au Ministre de l'Agriculture et au 1er Ministre. Sachez, qu'ailleurs en France, de nombreux députés vous soutiennent dans les intempéries que vous subissez à répétition».

NOUS AVONS BESOIN DE CANADAIRS ! François de Canson a regretté l'attitude du 1er Ministre lors de son passage à Bormes-les-Mimosas: «Sa seule préoccupation était de ne pas polémiquer sur les avions. Pourtant, Renaud Muselier a raison : Nous avons besoin d'un engagement européen pour financer une flotte de 25 appareils pour équiper tous les pays qui en ont besoin.

Il nous faut des Canadairs et pas autre chose.

Il faut que le Préfet prenne enfin des mesures pour éviter qu'une telle catastrophe ne se reproduise. C'est là où le député doit agir. Jean-Louis, on compte sur toi» !

UN RAPPORT DE 40 PAGES AU FOND D'UN TIROIR Enfin, Alain Baccino, président de la Chambre d'Agriculture a conclu : «Ces incendies ne sont pas un aléa climatique. Nous verrons comment les aides d'urgence seront versées. Je regrette qu'on ne tienne pas compte de nos avertissements.

Nous avons un rapport de 40 pages qui explique comment mettre en place des coupures agricoles en plantant de la vigne ou de l'olivier. Personne n'en a jamais tenu compte» !

Visiblement, ce fameux rapport est resté lettre morte, oublié au fond d'un tiroir de l'administration !

PLU et travailler avec mes services à la protection des zones urbanisées. La question n’est plus de savoir si on doit planter de la vigne ou de l’olivier ! On est tous engagé dans la même bataille. Par ail­ leurs, nous allons analyser la chaîne de secours et faire remonter les dysfonctionnements que nous avons constatés». l’ai questionné sur la flotte aérienne. Beaucoup de nos appareils sont cloués au sol et d’autres doivent être remplacés parce qu’ils ont atteint la limite des 60 ans. Je suis venu écouter vos pro­ positions pour mieux questionner les ministres concernés et le Préfet et savoir dans quelles conditions vont se passer les indemnisations, comment tout cela va s’organiser et pour que les délais ne soient pas incompatibles avec la pour­ suite de votre activité ». Il a ajouté : «A l’Assemblée Nationale, je ne vais pas hésiter à bousculer les habitudes de la vie parlementaire et à poser les questions qu’il faut au Ministre de l’Agriculture et au 1er Ministre. Sachez, qu’ailleurs en France, de nombreux dé­ putés vous soutiennent dans les intempéries que vous subissez à répétition». mosas: «Sa seule préoccupation était de ne pas polémiquer sur les avions. Pourtant, Renaud Muselier a raison : Nous avons besoin d’un enga­ gement européen pour financer une flotte de 25 appareils pour équiper tous les pays qui en ont besoin. Il nous faut des Canadairs et pas autre chose. Il faut que le Préfet prenne enfin des me­ sures pour éviter qu’une telle catastrophe ne se reproduise. C’est là où le député doit agir. Jean- Louis, on compte sur toi» ! pas un aléa climatique. Nous verrons comment les aides d’urgence seront versées. Je regrette qu’on ne tienne pas compte de nos avertissements. Nous avons un rapport de 40 pages qui explique comment mettre en place des coupures agricoles en plantant de la vigne ou de l’olivier. Personne n’en a jamais tenu compte» !