Le pari, philosophique et estival, réussi de Philippe Granarolo
Il ne faut pas manquer d’audace pour proposer au cœur de l’été des soirées philosophiques. Le pari a été réussi pour la 2e édition des agoras d’été, les 21,…

Cet été, la ville de La Garde s'est particulièrement distinguée en matière d'animations. Outre les multiples rendez-vous festifs et traditionnels que la com-mune propose chaque été, elle a ajouté une plus-value culturelle avec les Agoras de l'été sur l'esplanade Gérard Philippe, un cadre qui se prête merveilleusement bien à ce genre d'exer-cice.
Des rendez-vous haut de gamme pour un public qui l'est tout autant. Mais un public qui, avant toute chose, est passionné par la chose philosophique. Pour animer ces débats, deux philosophes de renom se sont, volontiers, pliés à l'exercice, en l'occurrence et l'incontour-nable Philippe Granarolo, accessoirement élu de La Garde en charge de la culture.
Avec ces échanges, nous sommes loin de la conversation de bistrot et de ses brèves de comptoir qui font le bonheur des humoristes.

LE CORPS ET L'ESPRIT Ainsi, la thématique "Le cowrps et l'esprit", a donné lieu à des débats riches et animés. Par exemple, le 21 juillet, Philippe Granarolo a évo-qué, avec brio, « Le dualisme de Descartes, ou l'impossible union de l'âme et du corps ». Une conférence suivie par plus de 150 personnes ! Qui a dit que la culture n'intéressait plus per-sonne !
Pour s'en convaincre, il suffit d'aller visionner la bande image sur youtube ! Puis, le 27 juillet, c'est « L'unité de l'âme et du corps chez Spinoza» qu'il développait devant un public toujours enthousiaste et nombreux. Comme il l'a très bien décrypté, l'âme et de l'esprit sont, pour Descartes, en opposition ré-currente.
«Le problème corps-esprit est le problème de la détermination des relations entre le corps humain et l'esprit. Quoique ce problème existe presque depuis l'origine de la philosophie, puisque Platon y faisait déjà référence, ce pro-blème est connu depuis le XXe siècle comme une question principale. J'ai, ainsi, opposé Descartes et Spinoza, les deux frères ennemis, puisque Spinoza refusait le dualisme de Des-cartes», détaillait l'intervenant.
NOMBREUX ECHANGES AVEC LE PUBLIC Enfin, le vendredi 11 août, la dernière interven-tion portait sur « La phénoménologie de Hegel, ou du corps à la conscience et de la conscience à l'esprit» par Jacques Atlan. Ici, nous sommes dans le dur de la discussion.
«Les échanges et le dialogue avec le public sont la partie la plus importante de la soirée et les questions fusent de toute part. Ce sont de beaux moments d'échanges», se réjouit Philippe Gra-narolo. Car, les conférences se veulent également pé-dagogiques donc accessibles à tous.
Et, vu la fréquentation, on peut même parler d'un exploit puisque le public, malgré la chaleur estivale, a répondu présent à tous les rendez-vous.
qué, avec brio, « Le dualisme de Descartes, ou l’impossible union de l’âme et du corps ». Une «Le problème corps-esprit est le problème de la détermination des relations entre le corps humain et l’esprit. Quoique ce problème existe presque depuis l’origine de la philosophie, puisque Platon y faisait déjà référence, ce pro blème est connu depuis le XXe siècle comme une question principale. J’ai, ainsi, opposé Descartes et Spinoza, les deux frères ennemis, puisque Spinoza refusait le dualisme de Des tion portait sur «La phénoménologie de Hegel, ou du corps à la conscience et de la conscience «Les échanges et le dialogue avec le public sont la partie la plus importante de la soirée et les questions fusent de toute part. Ce sont de beaux Gilles CARVOYEUR