26/07/2026

“Maintenant, cela suffit !”

Fin juillet, le terrible incendie de La Londe-les-Maures et de Bormes-les-Mi- mosas a détruit 1 600 hectares de notre massif forestier.

RGPar Rédaction Gazette du VarJournaliste 8 septembre 2017 Lecture : 5 min
“Maintenant, cela suffit !”
“Maintenant, cela suffit !”© La Gazette du Var
Partager

Pour éviter qu'un tel drame ne se reproduise, à l'initiative de François de Canson, maire de La Londe-les-Maures, conseiller régional en charge des risques majeurs, président de Méditerranée Porte des Maures, une réunion s'est tenue à la Préfecture du Var, le jeudi 24 août.

Étaient notamment présents, outre Jean-Luc Videlaine, le préfet du Var, le contrôleur Éric Martin, commandant le SDIS du Var, le directeur de la DDTM, François Arizzi, le maire de Bormes-les-Mimosas et des propriétaires de domaines viticoles situés sur les deux communes sinistrées (domaine Saint-André-de-Figuière, domaine de La Sanglière, Château Léoube).

PAYSAGE DE DESOLATION En effet, le constat est dramatique : Les plus belles forêts ont laissé la place à un paysage de désolation noirâtre. Le feu est venu frôler les vignes de nombreux domaines viticoles qui se trouvent au cœur de massifs boisés. Engagé dans ce dramatique dossier, François de Canson a pris le taureau par les cornes et a provoqué cette réunion en préfecture.

Pour l'élu : "ça suffit !

Cela fait trente ans que l'on se lamente sur le manque de moyens aériens et sur les ravages que le feu fait aux forêts.

On ne peut plus attendre pour faire évoluer la situation.

Fort heureusement, c'est la première fois que l'État accepte d'être sur la même ligne que les élus.

Il est impératif de trouver des solutions pertinentes, à moindre coût, pour préserver nos forêts".

Il ajoute, en parfait connaisseur du dossier : "Par chance, aucun domaine viticole n'a subi de sérieux dommages.

De manière générale, seules les quatre ou cinq premières rangées de vigne sont affectées par les incendies et qui rend le raisin impropre à sa consommation".

Déjà début août, le maire de La Londe-les-Maures avait été à l'initiative d'une visite de terrain, suite aux terribles incendies.

“Maintenant, cela suffit !”

Dès cette époque, il avait sollicité le député Jean-Louis Masson pour qu'il interpelle le 1er Ministre et le ministre de l'Intérieur ainsi que le préfet du Var.

D'où la tenue de cette réunion en préfecture.

Comme le martèle François de Canson : "Cette réunion était indispensable car il est grand temps de tirer les conclusions qui s'imposent face aux terribles incendies qui touchent notre beau département".

L'élu ajoute : "Force est de constater que ni la protection du site classé du Cap Bénat, ni celle imposée par la loi Littoral, ni les fameux espaces boisés classés n'ont suffit à protéger nos massifs.

Il est grand temps de tirer les conclusions qui s'imposent : interdire, mettre sous cloche, ne permet pas de protéger".

REVOIR LA REGLEMENTATION Pour François de Canson, il faut revoir la réglementation : "Interdire, ne permet pas de gérer efficacement nos massifs.

“Maintenant, cela suffit !”

Déjà début août, le maire de La Londe-les-Maures avait été à l’initiative d’une visite de terrain, suite aux terribles incendies. Dès cette époque, il avait sollicité le député Jean-Louis Masson pour qu’il interpelle le 1er Ministre et le ministre de l’Intérieur ainsi que le préfet du Var. D’où la tenue de cette réunion en préfecture. Comme le martèle François de Canson : “Cette réunion était indispensable car il est grand temps de tirer les conclusions qui s’imposent face aux terribles incendies qui touchent notre beau département”. L’élu ajoute : «Force est de constater que ni la protection du site classé du Cap Bénat, ni celle imposée par la loi Littoral, ni les fameux espaces boisés classés n’ont suffit à protéger nos massifs. Il est grand temps de tirer les conclusions qui s’imposent : interdire, mettre sous cloche, ne permet pas de protéger”.

“Maintenant, cela suffit !”

Pour François de Canson, il faut revoir la réglementation : “Interdire, ne permet pas de gérer efficacement nos massifs. En aucun cas, la gestion des massifs ne doit encourager l’ouverture à l’urbanisation. Mais la gestion des massifs doit évoluer”. Bref, pour les élus comme pour les vignerons, on ne doit plus se contenter de protéger les massifs par un débroussaillement qui induit des coûts exorbitants. Au contraire, il convient urgemment, d’adapter la règlementation pour permettre de développer dans ces espaces protégés des zones agricoles : vignes et oliviers. Ces propositions reposent sur des constations de bon sens : Ces véritables pare-feu naturels ont largement prouvé leur efficacité par le passé. Le feu, en fonction du vent, utilise toujours le même cheminement. Pour le conseiller régional en charge des risques majeurs, «il faut établir une véritable stratégie, en positionnant les espaces agricoles protecteurs. Je suis sûr que nos agriculteurs sont prêts à relever ce défi. La création issue des activités humaines en pleine forêt permettra non seulement d’encourager l’activité économique, mais aussi, de préserver nos espaces remarquables”.

En aucun cas, la gestion des massifs ne doit encourager l'ouverture à l'urbanisation.

Mais la gestion des massifs doit évoluer".

Bref, pour les élus comme pour les vignerons, on ne doit plus se contenter de protéger les massifs par un débroussaillement qui induit des coûts exorbitants.

Au contraire, il convient urgemment, d'adapter la réglementation pour permettre de développer dans ces espaces protégés des zones agricoles : vignes et oliviers.

Ces propositions reposent sur des constations de bon sens : Ces véritables pare-feu naturels ont largement prouvé leur efficacité par le pas-sé.

Le feu, en fonction du vent, utilise toujours le même cheminement.

Pour le conseiller régional en charge des risques majeurs, "il faut établir une véritable stratégie, en positionnant les espaces agricoles protecteurs.

Je suis sûr que nos agriculteurs sont prêts à relever ce défi.

La création issue des activités humaines en pleine forêt permettra non seulement d'encourager l'activité économique, mais aussi, de préserver nos espaces remarquables".

Sur ce point, les élus de La Londe-les-Maures et de Bormes-les-Mimosas sont sur la même longueur d'onde.

UN VERITABLE LABORATOIRE D'IDEES C'est pourquoi, le maire de La Londe dresse un bilan positif de la réunion du 24 août.

«Le préfet du Var et le directeur de la DDTM ont accepté ma proposition de faire sur le territoire de la communauté de communes Méditerranéenne Porte des Maures, un véritable laboratoire d'idées et de mettre en œuvre, dans la mesure du possible, des pare-feux naturels faits de vignes et d'oliviers.

Il est convenu que la DDTM pilote, avec le SDIS du Var, une réunion de travail qui permettra d'identifier les zones sur le territoire de Bormes-les-Mimosas, où l'on pourrait planter de la vigne et de l'olivier dans le but de préserver les biens et les personnes».

Cette proposition de cartographie devrait être débattue avec les élus dès la fin du mois d'octobre.

C'est une véritable avancée.

François de Canson remercie le préfet et les services de l'État d'accompagner les collectivités dans une telle démarche.

CHANGER LES REGLES DU FONDS DE PEREQUATION Par ailleurs, une réflexion est à conduire concernant le fonds national de péréquation des ressources intercommunales et communales.

Aujourd'hui, le législateur souhaite que les communes riches participent à l'effort pour les communes en difficulté.

D'où la demande d'intervention du député Jean-Louis Masson afin que la loi change.

"Il est impératif au niveau de ce fonds de péréquation, d'intégrer dans le calcul la notion de risque, car les communes qui sont exposées aux dangers des inondations et des feux de forêt doivent engager des fonds considérables pour y faire face.

J'ai demandé au député Masson de prendre ce dossier à bras le corps et d'être le porte-parole des communes exposées", insiste François de Canson.

En effet, ce sujet mérite le dépôt d'une question écrite afin d'interpeller le Gouvernement qui devrait envisager une adaptation de la loi.

L'ADMINISTRATION NE DOIT PAS RESTER FIGEE SUR SES POSITIONS Au final, le maire de La Londe se félicite de l'ordre du jour de cette première réunion préfectorale.

"Cette première réunion est une belle avancée.

Il serait regrettable de ne pas utiliser ce drame écologique pour créer un véritable laboratoire d'idées qui permettrait de préserver notre patrimoine.

Cette démarche doit aboutir".

C'est ce que pense François Arizzi.

Le maire de Bormes-les-Mimosas n'espère qu'une seule chose : "que l'administration ne soit pas figée sur ses positions et qu'elle permette de faire évoluer la réglementation dans des délais très brefs.

Après, il sera trop tard" !

l’élu : “ça suffit ! Cela fait trente ans que l’on se lamente sur le manque de moyens aériens et sur les ravages que le feu fait aux forêts. On ne peut plus attendre pour faire évoluer la situa- tion. Fort heureusement, c’est la première fois que l’Etat accepte d’être sur la même ligne que les élus. Il est impératif de trouver des solutions pertinentes, à moindre coût, pour préserver nos forêts”. “Par chance, aucun domaine viticole n’a subi de sérieux dommages. De manière générale, seules les quatre ou cinq premières rangées de vigne sont affectées par les incendies et qui rend le raisin impropre à sa consommation”. réunion était indispensable car il est grand temps de tirer les conclusions qui s’imposent face aux terribles incendies qui touchent notre beau département”. L’élu ajoute : «Force est de constater que ni la protection du site classé du Cap Bénat, ni celle imposée par la loi Littoral, ni les fameux es- paces boisés classés n’ont suffit à protéger nos massifs. Il est grand temps de tirer les conclu- sions qui s’imposent : interdire, mettre sous cloche, ne permet pas de protéger”. mentation : “Interdire, ne permet pas de gérer efficacement nos massifs. En aucun cas, la gestion des massifs ne doit encourager l’ouver- ture à l’urbanisation. Mais la gestion des mas- sifs doit évoluer”. risques majeurs, «il faut établir une véritable stratégie, en positionnant les espaces agricoles protecteurs. Je suis sûr que nos agriculteurs sont prêts à relever ce défi. La création issue des activités humaines en pleine forêt permet- tra non seulement d’encourager l’activité éco- nomique, mais aussi, de préserver nos espaces remarquables”. «Le préfet du Var et le directeur de la DDTM ont accepté ma proposition de faire sur le territoire de la communauté de communes Méditerra- née Porte des Maures, un véritable laboratoire d’idées et de mettre en œuvre, dans la mesure du possible, des pare-feux naturels faits de vignes et d’oliviers. Il est convenu que la DDTM pilote, avec le SDIS du Var, une réunion de tra- vail qui permettra d’identifier les zones sur le territoire de Bormes-les-Mimosas, où l’on pour- rait planter de la vigne et de l’olivier dans le but de préserver les biens et les personnes». impératif au niveau de ce fonds de péréquation, d’intégrer dans le calcul la notion de risque, car les communes qui sont exposées aux dangers des inondations et des feux de forêt doivent en- gager des fonds considérables pour y faire face. J’ai démandé au député Masson de prendre ce dossier à bras le corps et d’être le porte-parole chose : “que l’administration ne soit pas figée sur ses positions et qu’elle permette de faire évoluer la réglementation dans des délais très brefs. Après, il sera trop tard” ! • Gilles Carvoyeur