Laurent Falaize, chef d’entreprise : «Les ordonnances vont dans le bon sens»
De retour de l’Université d’été du MEDEF, Laurent Falaize, président de Riviera Yachting NETWORK et gérant de FIOUL 83, livre ses impressions.

LES ORDONNANCES VONT DANS LE BON SENS «Confiance et croissance, l'avenir c'est la France !» , tel était le thème de cette Université d'été les 29 et 30 août sur le campus HEC. On le sait !

Confiance et croissance, l’avenir. Pour le MEDEF : «Dans ce monde de ruptures, il faut repenser nos modèles et inventer de nouvelles logiques économiques pour transformer. Il nous faut redonner confiance à tous. Seule la confiance permettra en effet de retrouver durablement le chemin de la croissance. La mondialisation n’est pas morte ! Le monde reste à équiper et le futur à inventer». Résolument placée sous le signe de l’optimisme, du réalisme et de l’action, cette Université d’été a mis en avant une fois de plus le goût et l’envie d’aller de l’avant, le goût et l’envie d’entreprendre, la fierté d’être Français. Le syndicat patronal ajoute : «Dans ce nouveau contexte, la France ne manque pas d’atouts pour construire l’avenir. Internet des objets, big data, impression 3D, intelligence artificielle, robotisation, neurosciences, génomique, nanomatériaux, énergies renouvelables, médecine à distance... Dans tous ces domaines et bien d’autres notre pays à un rôle de tout premier plan à jouer. Mais pour libérer l’audace créatrice et assurer à la France un leadership dans les filières d’avenir, un changement radical de méthode s’impose». Le MEDEF conclut : «Face au tout nouveau gouvernement, elle insistera sur les moyens et les réformes à engager sans tarder pour libérer en France toutes les énergies. Elle démontrera également l’importance de l’entrepreneuriat, sous toutes ses formes, pour résoudre enfin le problème du chômage et permettre à chacun de devenir acteur de sa vie. Dans un monde qui bouge, changeons enfin la France» !

Le monde change et se transforme de plus en plus vite : doutes européens, terrorisme, montée des populismes, tentations protectionnistes, digitalisation, bouleversements climatiques... CONFIANCE ET CROISSANCE Pour le MEDEF : «Dans ce monde de ruptures, il faut repenser nos modèles et inventer de nouvelles logiques économiques pour transformer l'incertitude en avantage concurrentiel et faire en sorte que la mondialisation profite à chacun. Il nous faut redonner confiance à tous.
Seule la confiance permettra en effet de retrouver durablement le chemin de la croissance.
La mondialisation n'est pas morte ! Le monde reste à équiper et le futur à inventer».
Le syndicat patronal ajoute : «Dans ce nouveau contexte, la France ne manque pas d'atouts pour construire l'avenir. Internet des objets, big data, impression 3D, intelligence artificielle, robotisation, neurosciences, génomique, nanomatériaux, énergies renouvelables, médecine à distance... Dans tous ces domaines et bien d'autres notre pays a un rôle de tout premier plan à jouer.
Mais pour libérer l'audace créatrice et assurer à la France un leadership dans les filières d'avenir, un changement radical de méthode s'impose».

Résolument placée sous le signe de l'optimisme, du réalisme et de l'action, cette Université d'été a mis en avant une fois de plus le goût et l'envie d'aller de l'avant, le goût et l'envie d'entreprendre, la fierté d'être Français. Le MEDEF conclut : «Face au tout nouveau gouvernement, elle insistera sur les moyens et les réformes à engager sans tarder pour libérer en France toutes les énergies. Elle démontrera également l'importance de l'entrepreneuriat, sous toutes ses formes, pour résoudre enfin le problème du chômage et permettre à chacun de devenir acteur de sa vie.
Dans un monde qui bouge, changeons enfin la France !»
DÉFENDRE LA GRANDE PLAISANCE Laurent Falaize rappelle quel était son objectif en se rendant à Jouy-en-Josas : «J'y suis allé pour sensibiliser les plus hautes instances du MEDEF sur la problématique de la grande plaisance, qui est aujourd'hui en péril en France du fait d'une distorsion de concurrence, sur le plan fiscal et social, avec les pays européens qui accueillent traditionnellement la grande plaisance en Méditerranée, principalement l'Italie et l'Espagne. J'ai rencontré Pierre Gattaz, le président du MEDEF et j'ai découvert, avec une certaine satisfaction, qu'il connaissait déjà les difficultés auxquelles notre filière est confrontée. A ses yeux, c'est maintenant à l'État de prendre le dossier à brasle-corps.
C'est aussi mon avis. La balle est dans le camp du Gouvernement. Je suis chargé par le président Gattaz d'écrire une note de synthèse sur ce dossier, note qui lui servira à défendre notre cause auprès des ministères concernés.
Il faut savoir que la filière de la grande plaisance est constituée de TPE et de PME. C'est le coeur du tissu économique de la PACA».
DES INTERVENANTS DE TRES HAUT NIVEAU Sur un autre plan, le chef d'entreprise varois a été littéralement impressionné par la qualité des débats et des interventions lors de ces deux jours d'Université. Il a lui-même participé à un colloque sur l'emploi ce qui lui a permis de rencontrer des homologues et des personnalités économiques de PACA, notamment le président de la CCI des Alpes-Maritimes et le président de la CCI de Paris.
Laurent Falaize dresse un bilan positif de ces deux jours de conclave : «J'ai constaté une grande adhésion du monde patronal à la démarche du Gouvernement et du président Macron. J'ai noté également la forte implication de nos dirigeants politiques dans la société du numérique et du digital. J'ai ressenti, également, de la part de nombreux chefs d'entreprise un nouveau courant sociétal qui soufflait dans les discours.
Aujourd'hui, beaucoup de chefs d'entreprise souhaitent que leur entreprise en général et leurs salariés, en particulier, s'inscrivent dans cette démarche sociétale pour donner du sens à la vie de l'entreprise. Cette démarche est impulsée par le MEDEF et beaucoup de chefs d'entreprise sont engagés derrière le président Gattaz».
Évidemment, la question des ordonnances qui ont été décidées par le président de la République était au cœur de toutes les conversations. Pour le patron de FIOUL 83 : «Cela fait trente ans que nous vivons un blocage de la société sur ces questions. Ces ordonnances sont une bonne espérance.
Pour relancer le marché du travail, il faut déjà une croissance et après une plus grande flexibilité au niveau de l'embauche. Aujourd'hui, c'est encore très sommaire à ce niveau-là.
Quant à la question de l'encadrement des indemnités prud'homales, ce n'est pas la priorité. Un chef d'entreprise n'embauche en fonction de cette considération mais quand il a du travail en plus. Pour embaucher, il faut de la croissance.
Je ne crois pas que la question de ces indemnités soit la réponse au problème du chômage. A mon sens, cela ne correspond pas à une volonté du chef d'entreprise. En tant que chef d'entreprise, je suis plus inquiet des questions fiscales et sociales qui sont de vrais freins à l'embauche.
Je pense aussi qu'il faut que l'Education Nationale, à travers les enseignants, revoie la question des relations entre l'enseignement et le monde de l'entreprise. Il faut arrêter de dépeindre l'entreprise comme l'enfer sur terre ! Que les enseignants n'aient plus de préjugés défavorables sur les entreprises.
Ce sont elles qui créent de l'emploi, qui luttent contre le chômage» !
onfiance et croissance, l’avenir Pour le MEDEF : «Dans ce monde de ruptures, il faut repenser nos modèles et inventer de nou- velles logiques économiques pour transformer Il nous faut redonner confiance à tous. Seule la confiance permettra en effet de retrouver du- rablement le chemin de la croissance. La mon- dialisation n’est pas morte ! Le monde reste à équiper et le futur à inventer». contexte, la France ne manque pas d’atouts pour construire l’avenir. Internet des objets, big data, impression 3D, intelligence artificielle, robotisa- tion, neurosciences, génomique, nanomatériaux, énergies renouvelables, médecine à distance... Dans tous ces domaines et bien d’autres notre pays à un rôle de tout premier plan à jouer. Mais pour libérer l’audace créatrice et assurer à la France un leadership dans les filières d’avenir, un changement radical de méthode s’impose». Le MEDEF conclut : «Face au tout nouveau gou- vernement, elle insistera sur les moyens et les réformes à engager sans tarder pour libérer en France toutes les énergies. Elle démontrera également l’importance de l’entrepreneuriat, sous toutes ses formes, pour résoudre enfin le problème du chômage et permettre à chacun de devenir acteur de sa vie. Dans un monde qui bouge, changeons enfin la France» ! sensibiliser les plus hautes instances du MEDEF sur la problématique de la grande plaisance, qui est aujourd’hui en péril en France du fait d’une distorsion de concurrence, sur le plan fiscal et social, avec les pays européens qui accueillent traditionnellement la grande plaisance en Médi- terranée, principalement l’Italie et l’Espagne. J’ai rencontré Pierre Gattaz, le président du MEDEF et j’ai découvert, avec une certaine satisfaction, qu’il connaissait déjà les difficultés auxquelles notre filière est confrontée. A ses yeux, c’est maintenant à l’État de prendre le dossier à bras- le-corps. C’est aussi mon avis. La balle est dans le camp du Gouvernement. Je suis chargé par le président Gattaz d’écrire une note de synthèse sur ce dossier, note qui lui servira à défendre notre cause auprès des ministères concernés. Il faut savoir que la filière de la grande plaisance est constituée de TPE et de PME. C’est le coeur du tissu économique de la PACA». marche du Gouvernement et du président Macron. J’ai noté également la forte implication de nos dirigeants politiques dans la société du numérique et du digital. J’ai ressenti, également, de la part de nombreux chefs d’entreprise un nouveau courant sociétal qui soufflait dans les discours. Aujourd’hui, beaucoup de chefs d’en- treprise souhaitent que leur entreprise en général et leurs salariés, en particulier, s’inscrivent dans sée par le MEDEF et beaucoup de chefs d’entre- prise sont engagés derrière le président Gattaz». ans que nous vivons un blocage de la société sur ces questions. Ces ordonnances sont une bonne espérance. Pour relancer le marché du travail, il faut déjà une croissance et après une plus grande flexibilité au niveau de l’embauche. Aujourd’hui, c’est encore très sommaire à ce niveau-là. Quant à la question de l’encadrement des indemnités prud’homales, ce n’est pas la priorité. Un chef d’entreprise n’embauche en fonction de cette considération mais quand il a du travail en plus. Pour embaucher, il faut de la croissance. Je ne crois pas que la question de ces indemnités soit la réponse au problème du chômage. A mon sens, cela ne correspond pas à une volonté du chef d’entreprise. En tant que chef d’entreprise, je suis plus inquiet des ques- tions fiscales et sociales qui sont de vrais freins à l’embauche. Je pense aussi qu’il faut que l’Éducation Nationale, à travers les enseignants, revoie la question des relations entre l’enseigne- ment et le monde de l’entreprise. Il faut arrêter de dépeindre l’entreprise comme l’enfer sur terre ! Que les enseignants n’aient plus de pré- jugés défavorables sur les entreprises. Ce sont elles qui créent de l’emploi, qui luttent contre le chômage» ! • Propos recueillis par Gilles CARVOYEUR